‹ Souvenirs à l'usage des habitans de Douai, ou Notes pour servir à l'histoire de cette ville, jusques et inclus l'année 1821Chapitre 62 sur 163 · de Marchiennes · texte numérisé non relu

de Marchiennes

§. i,#r Collège du Roi.

La princesse Marguerite donna k Funirer* * site , au nom de Sa Majesté Catholique , la maison qui appartenait à ce Souverain dans le château de Douai , pour y établir un collège, à effet d'enseigner la philosophie. En 1 990 , les professeurs de ce collège étaient au nombre de quatre ; ils étaient présidas par ua supérieur, qui avait le titre de légcut. Vers i^36, Pierre Coquelle , alors régent, fit reconstruire ee collège , qui , par déciet du 5 février i^g39 a été réuni à la fonderie de canons.

L'administration de ce collège appartenait au recteur, à uu professeur de chacune des facultés de théologie et de droit , k celui de la langue hébraïque, et au régent.

§. 2. Collège d'Anclun.

Ce collège fut fondé^ le 17 janvier 157&, par D. Jean Lenlailleur , *kbé d'Ànchin r ea

éxecution des lettres du Roi d'Espagne du 28 janvier i568. Au mois de décembre précédent , l'université avait conscuti à ce que les Jésuites desservissent cet établissement ; el le conseil de la ville de Douai y avait donné son assentiment le 20 aoàt i568. L'ouverture des classes se fit le 24 octobre de la même annéç, et les humanités , la philosophie et la théologie y furent enseignées. Le i.Lr avril I765, à la dissolution de la Société ét Jésus , ce collège fut desservi par des prêtres et des séculiers -, et on cessa dy enseiguer la théologie.

Les lettres-patentes du i.er mai 1767 , en confirmant cet établissement, posèrent les bases de son administration ; elles portaient spécialement que les abbé et religieux d'Ànchin jouiraient du titre de fondateurs de ce collège, lequel demeurerait aggrègé à l'util* rersité; les administrateurs de ce collège étaient au nombre de neuf.

L'évêque d'Arras.

Le premier président et le procureur-général du parlement de Flandre.

Le représentant de l'évêque, ensonabseafce»

PKS lMHWÀÏrt »B DOUAI. ISQl

L'abbé , ou le grand prieur de l'abbaye d'Anchin.

Le chef et le i.eT des échevins de la ville, deux notables j et le principal du collège.

MM. Delebecque, en 1^65 , Boistcl , en 176S , Beuzebocq , en 1774 y et Saingevin , en 1782, ont été les principaux de ce collège*

§. 3. Collège de St Vaast.

D. Philippe de Caverel , abbé de St Vaast d1 A i ras , autorisé par l'archiduc Albert , fonda ce collège en 1619. Des religieux de cette abbaye y enseignaient la théologie el la philosophie , dans la partie de cet établissement dit le ncuf-collége , laquelle était attenant a la Scarpe.

Le 9 mars t£o5 , en vertu de l'article 1 re> la loi du 1 5 février précédent , le préfet vendit le collège neuf h M. Péricr ,'pour y établir une filature de coton. Cette propriété appartient maintenant à M. Malfait , qui a établi, en cet endroit, d'immenses ateliers, mus au moyen de machines a feu.

SÔUTENIAS

§. 4. Collège des Anglais , ou Collège du Pape.

Guillaume Alain, docteur et professeur en théologie , depuis cardinal , fonda ce collège en i568. Le souverain pontife Grégoire Xlli , et le Roi d'Espagne Philippe II f contribuèrent à sa dotation. Le fondateur présida lui-même son ouvrage , qui avait pour objet le rétablissement de la foi catholique en Angleterre^

Les persécutions qu'éprouvaient, dans leur ministère, les missionnaires sorti» de cette maison , ne faisaient que redoubler leur zèle ; au point que dans l'espace de 5o ans , cent neuf de ses élèves versèrent leur sang pour la foi de Jésus-Christ. On enseignait dans ce collège, dont le pensionnat était très-suivi , la théologie , la philosophie et les humanités ; mais l'enseignement n était que pour les habitans de la maison. Louis XV a confirmé cet établissement , par ses lettres-patentes du mois de février i755 ; il l'avait été par Philippe II, Roi d'Espagne, en i563. Cette maison a été remise a ses propriétaires, en vertu de la lettre du ministre des finances du 17 septembre 1801.

DBS HÀBITÀNS DE DOUÀI.

Un hôpital militaire fut établi dans ecttt maison en 179^ Elle est maintenant , et depuis le 5 mai i8o5, à l'usage de filature de coton , mue U raide de machines k feu.

§. 5. Collège des Ecossais.

Cet établissement avait d'abord été commencé k Paris ; il fut ensuite transféré k Douai, où. il fut fixé, en 161 2, par le Roi d'Espagne. Les bâtimens ont été construits en 16 13. Il n'y avait, dans ce collège , aucune instruction publique ; et les boursiers d'icelui, qui devaient être Ecossais et catholiques , savaient les leçons qui se donuaient dans les classes de l'université, et dans celles du collège d'Anchin. Ces dispositions sont contenues dans les lettres-patentes du 8 juillet 1769, portant confirmation de ce collège, qui en confièrent l'administration à l'évêque d'Arras, ou à son représensant , au 1." président et au procureur-général du parlcmentt a deux échevins , à deux notables et au président du collège. Les Jésuites -Ecossais l'avaient occupé jusqu'au i.er avril 1765. On le transforma en maison d'arrêt en 1792 , et les anciens propriétaires , qui ont recouvré

leurs droits sur ce domaine , en ont disposé , à titre de location , pour servir de maisoM d'éducation de demoiselles.

§. 6. Collège de Marchiennes.

Ce collège fut édifié en i566, par l'abbé de Marchiennes Delcambe , qui fut enterre dans la chapelle de cet établissement.

En i5^5; le collège d'Anchin ne pouvant suffire à contenir tous les écoliers, l'abbé de Marchiennes Arnould Gantois fit disposer ion collège pour y enseigner la philosophie.

Au mois d'août 1667 f des troupes furent logées dans ce collège , qui fut changé en casernes effectives , tn vertu des lettrespatentes du mois de septembre 1670, qui autorisèrent la ville à en faire l'acquisition. Voyez page ifo.

Vers 1737 , l'abbaye de Marchiennes fit des démarches près des autorités, pour obtenir le rétablissement de son collège.; mais l'université s'y opposa d'une manière efficace.

»BS HÀBITÀNS DE DOUÀt. Z§5

TROISIÈME SECTION

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