Séminaire de la Foi
Georges Coller 1ère et Théodore F^ancou* verden , docteurs et professeurs en théologie 9 chanoines et successivement prévôts de St Pierre, projetteront la fondation d'un séminaire sous le titre de Propagandâ Hde , ou de la Foi. Par les tcstamens qu'ils firent , Tua eu i644 7 l'autre en 1647, *'s ordonnèrent que tous leurs biens seraient vendus , et le produit employé à acheter une maison convenable , dans laquelle seraient fondées des bourses pour nourrir, pendant leurs cours de philosophie et de théologie , des jeunes gens destinés aux missions dans les parties des Pays bas infectées d'hérésies. Colvenère mourut en 1649 9 et Vancouverden en 1657. Les circonstances de* temps retardèrent l'exécution de la fondation. Les premiers boursiers furent nommés en 1662, et placés au séminaire du Roi. Le 23 novembre i683 , en exécution de lettres d'octroi du i.cr août précédent, la maison des Six- Hommes, sise rue de la Comédie , appartenant a la ville, fut acquise. Ce ne fut néanmoins qu'en i6g4 1 qu'elle fut disposée à recevoir Je président et les bour»iers , qui demeurèrent
en. cet endioit juiquen 1744- L'ancien séinina're Je la Foi re*ta longtemps dau? les mains de la famille Ivoj, qui l'avait acheté de i uiiivec »iié. M. Denis-Dhaubcrsart l'ayant acqui y fit construire une salle de spectacles , qui fut ourerle le 4 décembre 1785.
§. 5. Séminaire de St Sauveur /
ou de Hénin.
Antoine de Hénin , né a Vaîenciennes , successivement curé et évoqué a Yprcs , fonda ce séminaire en 1606, pour y recevoir et instruire 5o éiudians en théologie. L'administration en était confiée a un gentilhomme, à un membre de la faculté des arts et au prieur de la Chartreuse. Ce séminaire était situé à rentrée de la rue More), à l'ouest du collège des Anglais; il a été vendu par le gouvernement le iS mai 1796.
§. 6. Séminaire de la Motte.
Valentia de Pardieu , chevalier seigneur de la Molle , Esquelbecq , etc , général d'artillerie , gouverneur de la ville de Gravelincs, par 6on testament du i3 août i5go,
ordonna
DES HABITANS be douai. 5<hl ordonna que le produit de la vente de se* biens meubles et acquêts serait employé à former un établissement, pour recevoir des boursiers qui se destineraient a suivre les classes de l'université'. Ce testateur fut tue' en i5g5, d'un coup de boulet, au siège de Doulens. Ses exécuteurs-testamentaires, réunis à Philippe de Guernoval , baron d'Esqueïbecq , son principal héritier , et aux députés de l'université , dressèrent, au mois de février i6o3 , un règlement , d'après lequel les intentions du défunt furent exécutées* M. de Guernoval contribua même , en 1622 , à embellir la fondation de son parent, en faisant construire à ses frais la porte d'enlrée de ce séminaire. Une grande partie de ces faits est consignée dans l'inscription qu'on lit encore aujourd'hui au-dessus de celle porte :
Coïïegium h generoso domino D. Valentino de Pardieu , domino de la Moite , cequilc S. Jacobi } commendalore de Sleppa, rei Toimcntariçp prœfceto gcnerali , gubernatorc Gravelingœ , alumnis omni discipliriarum génère imbuendis erectum atque dotatum. In cujus à Deo memoriam
5oa SOUVENIRS
perpetuam domimis Philippus de Gucrnouai, baro in Echehbeke , gubcniator et ipse Gravelinganus , idemque Catholicœ Majestalis coiisiliis bellicis patronus, liane portant posuit. 1623.
Le défaut de casernes pour loger la garnison , enleva celte maison a sa destination de 1667 à 1700. Ensuite une fabrique de camelots et de bouracans y fut placée sous la direction successive des sieurs Yvain et Hustin ; une partie du se'minaire fut même affermée à celui-ci, pour 99 ans. Le 1 1 octobre 1749» l'université reprit l'autre partie, pour loger le président et les boursiers \ el ce ne fut qu'en 1762 que le séminaire fut rétabli dans sa primitive institution. Son administration était confiée au recteur , à un professeur de la faculté de droit et à un professeur de celle des arts ; le plus proche parent Au fondateur conservait la qualité de collatcur des bourses et de protecteur de rétablissement, qui était situé près du pont St Jacques; il a été vendu par l'Etat le a5 mai 1797.
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DES HABITÀNS DE DOUAI. So3
' §. 7. Séminaire de la Torre.
Il était situé a l'extrémité occidentale de la rue des Jésuites -, il avait été fondé en 1617, par Gaspard de la Torra y doyen de la cathédrale de Bruges , en faveur de pauvres écoliers. L'évêque de Bruges et la famille Dumont de Westoutie eu avaient l'administration. Il a été vendu par l'Etat le 7 septembre 1797. Une fabrique de grés d'Angleterre avait été établie sur son emplacement ; des habitations la remplacent maintenant.
<$, 8. Séminaire de Tournai.
11 arait été construit a l'extrémité de h rue des Welz , et formait l'angle de cette rue et de celle Gamez. Maximilien dcGaitd, évêque de Tournai l'avait fondé en x63o, et en avait donné l'administration a ses successeurs et à deux membres de l'université. Il a été vendu par TEtat te 7 septembre 1795. Diverses maisons et bâtimens' out été élevés sur le terrain qu il occupait.
§. 9. Hôtel des Nobles.
Antoine de Mandé } originaire d'Anvers ayant fait une fortune rapide et brillante,
So4 SOUVENIRS fut annobli en i5g6, et créé chevalier en 1606, sous le titre de St-Lautcnt. Il avait épouse, en i5g8, Eléonore de Severj , de noble extraction. Par leur testament du 3i décembre 1624 1 ces époux disposèrent d'une grande partie de leurs biens , pour fonder , à Douai , sous le titre d'Hôlcl des Nobles f qn établissement destiné à recevoir , outre leurs parens, les enfaus de pauvres gentil* hommes nés dans les dix sept provinces des Pays-bas , qui voudraient suivre les écoles de l'université. M. de Mundé mourut a 36 ans, en 1628, et son épouse, à 70 ans, en 1640. Leur fondation n'eut son effet qu'en 1666. Lors du remboursement de* billets 4e banque, en 1720, cet établissement, qui possédait une quantité de ces valeurs , fut presque anéanti ; la maison fut louée jusqu'en 1747* ccU* époque, les économies de Fadministration lui permirent de donner une nouvelle suite aux intentions des fondateurs. Celte administration était composée du prieur des Carmes -Déchaussés , du recteur de l'Université , du lieutenantgénéral de la Gouvernance et du chef des Echc yins. Cet hôtel , placé a l'extrémité do
DES HÀBITÀNS DE BOUÀI. 3o5
la place S t Jacques , avait pris , en 179*, la dénomination de Séminaire de l'Egalité. 11 fut vendu le 18 janvier 1794*
§• 1 o. Séminaire du Soleil.
Il était situé vers l'extrémité occidentale du rang du nord de la rue St Thomas. H avait été fondé par Jean Aparisis et son époust , et construit en 1600 f par les soins de leurs héritiers , pour y entretenir six gens d église , dont l'nn serait le chef. 11 a été vendu par l'Etat en décembre 1793.
J. 11. Séminaire des Irlandais , ou de St Patrice.
11 était situé sur le rang du midi de la m des Bonnes. 11 était composé de prêtres et de clercs Hybernois , destinés pour les missions* d'il lande. M. Luc MackiernaUj qui fut président de «e séminaire de 1730 à 1784 y l'améliora considérablement, tant sous le rapport moral , que sous celui financier» Les» lettres - patentes du mois de janvier 1769, qui ■ réglaient l'administration du séminaire,, furent le résultat de ses sollicitations 5 enfin.
5o6 SOUTENIR*
ce fut lorsqu'il était président que l'administration fut autorisée , par les lelti es-patentes du mois d'avril 1776, à acquérir l'ancien séminaire de Notre-Dame , situé rue des Chapelets, pour le réunir à son établissement primitif. Le séminaire fut vendu par Je gouvernement le 7 septembre 1795; et maintenant une grande partie d'icelui est réunie à l'hôtel n.? 56 1 , dont la façade est située, sous le même n.° , dans la rue des Chapelets»
§, 12. Séminaire de St Amcind.
Cette maison, qui n'avait que le titre de refuge en 1790, servait de logement à unreligieux de l'abbaye de St Anaand ; elle était placée au-delà de l'extrémité nord de la rue des Ecoles. Le 2 septembre iG3o, le Roi d'Espagne Philippe IV avait autorisé D.
Nicolas Dubois, 76.* abbé de St Ainand, d'établir un collège et uu séminaire à Douai, dans lequel furent admis de jeunes ecclésiastiques , tant séculiers que réguliers, pour suivre les classes de l'université. Cet établissement ne fnt achevé quen i634^ H fat incorporé à l'université le 17 octobre i63g.
DBS HÀBïTÀNS M DOUÂT. 3oj
Ué tat en fit la vente dans les premières années de la révolution , et le gouvernement royal l'a racheté récemment , pour le réunir k l'arsenal.
i3. Séminaire de St Amé.
Il a été fondé, en 1582, par Antoine Surius , docteur en théologie et chanoine de St Amé, et par Nicolas de Fourmanùir, licencié-es-lois , chanoine et écolàtre de la même église. Il était destiné à recevoir des étudians en théologie, et notamment -de* habitués du chapitre. Ce corps déléguait l'administration du séminaire à trois de ses membres. Cet établissement était situé dans le clos de St Amé, côté du nord. Il a été vendu par l'Etat dès le commencement de la révolution.
§. 14. Séminaire des Sept- Douleurs.
Arnould Vandcnlicn , ou A fine ^ doyen delà collégiale de St Pierre, par son testa* ment de l'an 1620, fonda ce séminaire en l'honneur des Sept-Doulcurs de la sainte Vierge, pour y nourrir sept pauvres étudiang ta théologie. Il fut bâti, en 1626, d*u3
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la rué St Thomas, rang du midi, et fut Tendu par l'Etat au mois de janvier 179?.
§•15. Séminaire Hattu.
Il avait été fondé en i63x, par Claude Jiatlii) bourgeois de Douai, pour des en fan s de cette ville qui étudieraient au moins la la grammaire , et, par préférence y pour ses descendais du même nom. Un procureursyndic de la ville, le curé de Si Pierre et un parent du fondateur , étaient chargés de l'administration de cet établissement, place dans la rue du Mont-de piété, rang de Test. 11 fut vendu par l'Etat le 3i mai 1796, la vente antérieure du 18 janvier 1794 étant restée sans eiïet.
§. 16. Séminaire de Lannoy.
M. de Lannoy , chanoine et trésorier de St Amé, fonda ce séminaire en 1662, pour des écoliers suivant le cours des humanités» Cet établissement fut confirmé par les lettrespatentes du Roi, du mois d'août 1766. Le dojen de la collégiale de St Amé et un parent du fondateur étaient chargés de Tadminis*
BES HÀBITÀNS DE DOUAT. 3(X)
tration de celte maison , qui était placée à
J angle nord de la rue du Pont-dc-pierres,
Elle fut readue par l'Etat ver» 1793.
§. 17. Séminaire de l'Enfant Jésus.
Adrien-François Geet , greffier civil delà ville de Douai, par son testament dû 8 octobre i6g3, avait pris les mesures propres a fournir une pension annuelle de 200 florins par an à cinq pauvres prêtres, et celle de cent florins aussi par an à cinq pauvres écoliers, pour leur douner les moyens de faire leurs études en philosophie et en théologie. Les uns et les autres devaient être réums dans la maison du fondateur, située rue d'Arras ; elle devait prendre le nom de ÏEnfant Jésus. M. Geet mourut au mois d'août 170 1. Un premier procès s'éleva au sujet de cette fondation; il fut terminé par transaction, en 170a; et les intentions du fondateur, sous le rapport de la dotation des prêtres et des écoliers , furent exécutées. Un autre procès fut intenté en 1728 ; on se prévalut de la minorité du petit-fils de la sœur du fondateur; et, par arrêt du parle* ment de Paris du ai mars 1739, celte cour,
3lO SOUVENIRS
Il qui l'affaire avait été dévolue, d'après U cassation d'un an et du parlement de Flandre, coniîrma la sentence de la gouvernance de Douai , par laquelle la fondation de M. Gect avait été' déclarée nulle, illicite et contraire aux ordonnances des Souverains.
§. 18. Séminaire cV Aubenchcul ,
ou du Barlet.
Ce séminaire , fondé par Augustin de Benastj avait été construit, en i543, sur le rang de l'ouest du marché actuel aux chevaux. D'anciens prêtres y avaient leurs logemens. Le père correcteur du couvent des Blinimes et le président de la maison , en avaient l'administration. Elle a été vendue par l'Etat au commencement de la révolution.
§. 1 9. Fondation des Huit-Prêtres.
Cette maison était placée rue du clocher St Pierre; elle avait donné le nom a la rue qui communique de celle ci à celle des Ferronniers,, et dans laquelle se trouvait l'entrée de ion église. Marguerite Muïïcz avait fait cette fondation, ayant l'au i33o,
PES HABIT ANS DE DOUAI. 3ll pour y recevoir huit prêtres indigens, et pour fournir à leur entretien. La première pierre de la reconstruction de cette bonne maison "fut posée le 17 janvier iSicj; son administration était confiée h quatre échevins , ancien» ou régnans. Après avoir servi , depuis 1791 , de logement à la gendarmerie sédentaire, elle fut vendue par l'Etat le i3 août 1795.
Les citations suivantes sont applicables aux établissement mentionnés aux pages 46, 53, 292, 295 et 3o5.
18 février 1793. Apposition des scelles sur ces établissemcns.
8 août 1793. Arrête' des corps administratifs , réunis au commandant de l'arrondissement , qui oblige les individus des Congrégations Anglaises de sortir de la place.
12 octobre 1793. Les membres des établissemens de la Grande-Bretagne à Douai, sont constitués en arrestation chez eux.
g février 1796, Arrêté du comité de salut public, qui permet aux instituteurs et aur élèves des malsous d'éducation Britanniques b Douai , de retourner dans leur patrie. Ils
3lS SOUVENIRS
reçurent des passeports à cet effet le 19 du même mois.
6 septembre 1801. Arrêté du gouvernement, relatif au régime et a l'administra tiou des collèges des Irlandais et des Ecossais établis à Paris.
16 octobre 1802. Arrêté du gouvernement , qui réunit au collège des Irlandais et Ecossais établi k Paris , les collèges Irlandais et Ecossais de Douai.
2 a juin i8o3. Arrêté du gouvernement, Les collèges Anglais établis en France , sont réunis aux collèges Irlandais et Ecossais dont la réunion a été ordonnée le 16 octobre 1802» Ces établisseiaens sont définitivement renvoyés dans la propriété de tous leurs biens qui ont été aliénés , mais dont les acquéreurs ont encouru la déchéance absolue. Ces biens seront régis et administrés par les supérieurs de rétablissement central des Irlandais , Ecossais et Anglais réunis , sous la surveillance du bureau gratuit créé en exécution de l'article 3 de l'arrêté du 6 septembre 180 1. Les revenus de ces biens seront em-
ployéa
DES HÀBITANS DE DOIT Al. 3l3 ployés à Téducalion de jeunes Anglais , suivant la destination des fondations.
18 niai i8o5. Décret, qui confirme définitivement en un seul et même établissement, à Paris , les diverses institutions fondées en France , en faveur des catholiques Irlandais 9 Anglais et Ecossais.
a3juin 180C. Décret, qui maintient l'administration du collège des Irlandais , Anglais et Ecossais, dans la propriété et jouissance du bâtiment connu sous le nom de vieux collège des Bénédictins - Anglais à Douai.
QUATRIEME SECTION