‹ Souvenirs comiques de l'an 1858Chapitre 3 sur 6 · AU CAMP DE CHALONS · texte numérisé non relu

AU CAMP DE CHALONS

- T'as pas l'air content de ton logement ! ingrat ! appartement composé de deux pièces.

- Je ne les vois pas les deux pièces.

- Deux pièces de toile, parbleu '

— Sapreloio ! on n'y voit pas clair la nuit dans ce camp. Le cai)itaine qui avait donné l'ordre de placer dos éclaireurs. Je ne vois œpendant pas le moindre bec de gaz.

Halte là ! on n'emporte pas les tentes ! - Il ne voudra plus de moi, le caporal !

Mais ce n'est pas une tente, c'est ma crinoline ' ~ pourquoi donc cela ?

— Dam, il revient du camp, ous qu'on lui a perfectionné son instruction, à ce qu'il paraît, et pour lors va s'apercevoir de mon manque d'inducation à moi.

— Ah ! mon Dieu! quel est donc ce monument-là? —Ça, c'est la tente du tambour-major ; un bel homme fini!

Ce que l'on entend au camp par faire une partie de piquet.

— Sergent, j'ai cru que la comète annonçait du vin?

— Oui, mon ami ; il est frelaté, voilà tout.

— fÀiporal, j'ai attrapé un rhumatisme.

— T'as bien fait de l'attraper; il n'y reviendra plus, s'il voit qu'on l'attrape comme ça chaque fois.

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