‹ Souvenirs d'Amerique et de GreceChapitre 18 sur 33 · I.A l'ItKPACK 111'S JKL'X OI.VMI'IQITS · texte numérisé non relu

I.A l'ItKPACK 111'S JKL'X OI.VMI'IQITS

choristes exécutèrent V Hymne û Apollon, eolYngnienl île musique grecque découvert dans les fouilles de Delphes,

De Congrès fini six séances, agréablement entremêlées do fêtes, d’excursions et de banquets. La Franco, l'Angleterre, les États-Unis, la Grèce, la Russie, la Suède, la Rclgiquc, l’Italie, l’Kspagno étaient représentés par des délégués; la Hongrie, In Rohèmc, l’Allemagne, la Hollande, l’Australie l'étaient par des adhésions individuelles ou des communications écrites. A l’unanimité des votants, il fui décidé que les Jeux Olympiques rétablis seraient célébrés successivement dans loutes les capitales du momie à quatre années d'intervalle, que le programme on serait exclusivement moderne et que leur inauguration aurait lieu fk Athènes, au printemps de 1890. Le Congrès, avant de se séparer, nomma un comité international do quinze membres, chargé d'exécuter ses décisions.

Il y a maintenant mille cinq cent deux ans qu’un édit de l’empereur Théodose supprima définitivement les Jeux Olympiques et je suis sûr qu’ils sont légion ceux qui, depuis lors, en ont rêvé le rétablissement : Romains dégénérés, imitateurs serviles des choses helléniques, — Byzantins compliqués chez qui les grands souvenirs étincelaient parfois sousle snobisme, — vieux professeurs épris des texics classiques, — Anies obscures saisies par la resplendissante vision do la beauté grecque, — songeurs do partout, anxieux de refaire de l’avenir avec des morceaux de passé.

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le de France

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Olympic n remué trop ilo désirs, concentré trop d'otVorls, fixé trop d'existences pour que, même disparue, sa Manche silhouette ait cessé d’attirer les regards et de les charmer. Il y n dos spectacles qui s'incrustent si profondément dans les yeux des peuples que, très loin dans les Ages, leurs descendants les voient encore, confusément, au fond d’eux-mêmes. Les fêles pompeuses des bords do l’Alphée no sont jamais sorties de l’Iiistoirc; le monde on a oublié lo sons : il n’en a jamais perdu le souvenir.

Olympio s’enfonça lentement dans sa tombe : on sait qu’après l’invasion d’Alnric, ses temples subsistaient encore. Théodose II les livra aux flammes; au fanatisme stupide des hommes s’ajouta la force brutale des éléments : les tremblements do terre do 522 et de 551 achevèrent l’œuvre de destruction. 11 resta un misérable village et une citadelle byzantine. Les hordes slaves, les chevaliers croisés, les marchands vénitiens foulèrent ce sol devenu quelconque. Qui sait pourtant si ces ignorants no cherchaient pas îles vestiges do l’enceinte sacrée et si le nom d’Olympio no sonnait pas dans leur esprit comme l’écho lointain d’une fanfare triomphale et mystérieuse? Lo souci do la retrouver hanta do bonne heure les esprits les plus divers : Montfaucon, Winckelmann, Richard Chandlcr, Eauvel, Lord Spencer Stanhopo,... On ho songeait pas encore à toute la science que la terro recèle et déjà on voulait fouiller là comme si l’âme do la Grèce antique s’y fût ensevelie avec les ehefsd'œuvro do ses artistes. Delphes et Eleusis n’étaient que des sanctuaires; les Thcrmopylcs évoquaient le

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