NOUVELLE
rieux et visité un village dont les habitants ont peutêtre dévoré une centaine d'Européens. Mais ces avantages, quelque grands qu'ilssoient pour les voyageurs, ne sont rien en comparaison de ceux que peuvent en retirer le botaniste, le zoologiste ou l'entomologiste : un arbre, une plante, un poisson, un animal quelconque, tout est recherché par eux dans des lieux surtout où la nature n'a pas encore èlé interrogée, et, pour que rien n'échappe à leur œil serutateur ou à leurs observations scientifiques, ils ont souvent besoin d'avoir recours à Ceux qui connaissent par expérience ce qu'eux-mêmes cherchent à étudier. Dès lors, comment pouvez-vous réussir avec le secours incertain des gestes ? Un mot seul met au courant le sauvage; vous recueillez des détails et vous les rapportez dans votre patrie.
Nous avons conservé dans ces vocabulaires l’orthographe française. Il y a bien dans le langage des sauvages quelques sons que nos caractères ne peuvent pas rendre exactement, mais nous y avons placé les lettres qui nous en donnaient plus approximativement l'idée. Nous avons trouvé dans les vocabulaires des navigateurs anglais tant d'imperfection, que, même avec leur secours, nous étions souvent dans l'impossibilité de nous faire comprendre. Cela tenait probablement aussi à la différence de prononciation qui existe entre leur manière et la nôtre. Owhyheée, Whahoo et Mowhée, par exemple, se prononcent ici comme en Angleterre : Ohahi, Houhahou et Mohoui. Nous avons évité toutes les difficultés de ce genre dans nos vocabulaires, et le seul moyen de se faire entendre est de prononcer toutes les lettres que nous avons employées.