‹ Souvenirs d'un impresarioChapitre 5 sur 44 · TOURNÉES MUSICALES · texte numérisé non relu

TOURNÉES MUSICALES

d'artistes ou d'œuvres ai'tistiqiies ; évidemment, il ne néglige pas le côté matériel de son entreprise, mais souvent il fait passer l'honneur de l'art avant le profit. Maurice Strakosch, par exemple, regarde comme le plus beau ileuron de sa couronne celui d'avoir été pendant plus de dix années le seul professeur et imprésario d'Adelina Patti.

Maurice Strakosch avait connu Salvatore Patti en 1843 à Vicence où, dans un des concerts donnés par le jeune pianiste, avait clianté Clotilda Barilli, fille de Barilli, compositeur (hstingué et premier mari de M"'' Salvatore Patti.

Afin de venir en aide h la compagnie de l'Opéra Italien, Strakosch engagea la troupi* Salvatore Patti pour un festival ([ui eul Heu le 2 octo])re 1848 à Xc^w-York. A la suite de ce concert dont le succès fut immense, le nouvel im|)resario traita avec M*"' Amalia Patti, souii* d'Adeliiia Patti

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alors ù^co do six ans. Va\ conipa'^nio de M"' Parodi d'rlrvo l'inoF'ih» d(^ la Pasta) el (le M'"'' Anialiii INilli. (jui Ciii'enl alors (ouïes les deux adoiées du j)id)li(' auK'ricaiii, Maurice Strakoscli visita rAméri(|ue (d, à la suite d'une (ournéc (jui dura deux ans, épousa M"'" Anialia Patti, devenanl ainsi le beau-lVère d'Adelina (ju'il ne va plus (juiller jusqu'au jour où elle deviendra la niai'quise de (laux.

Les notices bio^rajdii(jues sur M"^ Ad<?lina Patti sont très nombreuses, mais elles ne sont pas toutes exactes. Maurice Strakosch est en mesure, mieux que qui que ce soit, de rectifier bien des détails erronés (pii lornienl coninie une sorte de légende autour du nom d'une artiste si exceptionnelle et si digne de sa renommée. Pour le présent, nous occup;nil de l'enfance de M""" Ad. l^dti, nous renseignerons nos lecteurs sui' l'origine d'une des plus éblouissantes carrières artistiques du siècle.

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