‹ Souvenirs d'un voyage en Terre-Sainte [microforme]Chapitre 30 sur 89 · DE L'ECCE HOMO · texte numérisé non relu

DE L'ECCE HOMO

nr nememmmnammmmmenmenens

mener ° ,

la première basilique ; celle que saint Antonin visita en 600, et appela basilique de Sainte Marie,

Il est encore probable que Chosroës, en 614, lui fit subir le sort des autres églises de la Pales. tine, et qu'il ia détruisit de fond en comble,

À Justinien échut l'honneur de la reconstruire, et tout porte à croire qu'à cette date, elle fut dédiée à sainte Anne.

Vinrent les croisés qui l'agrandirent, et bien. tôt sainte Anne de Jérusalem devint une riche abbaye de bénédictines, surtout après que la reine Arda, répudiée par Beaudoin FE, y fût venue prendre le voile en 1] 104, Plus tard, on y vit entrer aussi, pour se faire religieuse, Yvette, fille de Beaudoin If (1130),

En 1187, les croisés furent chassés de Jéro- : salem et les religieuses expulsées dé leur cou. vent, le sanctuaire de sainte Anne fut alors transformé en une sorte de collège mahométan, fous le nom de Safakiek,

Au XVe siècle, le couvent tomba en fuine ; l'église devint une mosquée avec mihrab et minaret, ét c'est à grande peine qué les Pères

de Terre-Sainte purent obtenir, à force de 4ackchiche, la permission d'y entrer à certains jours de l’année, pour y célébrer leurs offices.

La guerre de Crimée eut, entre autres résultats, celui de faire rendre à la France, grâce au consul M. de Barrère, l'église de sainte Anne (1856). La restauration en fut aussitôt confiée à un habile architecte, M. Mauss, et les Pères d'Afrique envoyés par Monseigneur de Lavigerie, sont désormais chargés de la desservir.

Cette église, telle qu'elle est maintenant, depuis sa restauration par M. Mauss, laisse voir les traces de ses diverses transformations ; sur sa façade, d’ailleurs richement ornée, une inscription arabe rappelle qu’elle a servi autrefois d'école aux disciples du Prophète ; le minaret est là debout, et garde le souvenir du muzzin.

L'intérieur est partagé par deux rangées de

colonnes, en trois nefs, dont chacune se ter-

mine par une abside. L'église est surmontée d'une coupole, à son transept.

Un escalier de quinze marches nous fit descendre au fond de la crypte où nous pâmes

voir, conservées dans leur forme naturelle, les Î

NTE

orce de #ackcertains jours ffices.

autres résulnce, grâce au sainte Anne ssitôt confiée et les Pères ur de Lavia desservir.

maintenant, ss, laisse voir mations ; sur 1ée, une insrvi autrefois ; le minaret - du muzzin, x rangées de icune se terst surmontée

nous fit desnous pümes naturelle, les

deux chambres dont j'ai parlé plus haut, et qui auraient vu naître Marie,

Il y a adossé au mur, un autel en pierre, érigé sous le vocable de la naissance de la sainte Vierge, et derrière lequel est une citerne, aussi creusée dans le rocher.

C'est dans cet endroit que les augustes parents de la sainte Vierge, d’après la tradition mentionnée plus haut, ont passé les dernières années de leur vie, là qu'ils ont eu le bonheur de recevoir l'enfant privilégiée, qui devait éclipser toutes les autres créatures par sa pureté angélique et par sa divine maternité...

Les Pères de l’Eglise, tant de l'Orient que de l'Occident, s'accordent à dire que saint Joachim

et sainte Anne ont été les parents de la Sainte

Vierge. «

Bien qu'appartenant à la plus haute noblesse parmi les Israélites, puisqu'ils alliaient la race royale à la race sacerdotale, l'illustration de leur naissance n'était relevée, ni par la fortune, ni par les avantages ordinaires de la grandeur,

Ïs vivaient dans une honnête médiocrité ;

leurs ressources suffisant à leurs besoins, et même à la pratique si douce de l'aumône.

Ils résidaient ordinairement à Nazareth, mais possédaient aussi une maison à Séphoris en Galilée, et une autre à Jérusalem. |

Vingt ans s'étaient écoulés depuis leur mariage, déjà ils avaient atteint un âge fort avancé, et leur union demeurait stérile,

Hs en étaient d'autant plus affligés, qu'appartenant à la famille de David, ils auraient pu prétendre à l'honneur de voir le Messie naître de leur postérité et que, au contraire, ils se trouvaient exposés au mépris de leurs concitoyens, qui les croyaient exclus des bénédictions données aux patriarches.

Voulant faire violence au ciel, et obtenir enfin l'objet de leurs longues et ferventes prières, ils firent, séparément, et sans doute par inspiration divine, le vœu de consacrer au Seigneur l'enfant qu’il leur accorderait,

Sur ces entrefaites arriva la fête de la Dédicace, qui amenait ordinairement un très grand nombre de juifs à Jérusalem,

Joachim y vint aussi, accompagné dé ses

NTE

s besoins, et aumône, azareth, mais Séphoris en uis leur maun âge fort térile,

és, qu'apparauraient pu Messie naître itraire, ils se leurs concibénédictions

obtenir enfin es prières, ils par inspiraau Seigneur

de la Dédin très grand

agné dé ses

proches, et chargé de ses offrandes pour le temple, |

Le grand-prêtre Issachar, l'ayant aperçu, le repoussa durement, et lui dit devant tous, qu'il était déplacé dans la Compagnie des fils d'Israël,

Le malheureux vieillard se retire, s'éloigne, s'enfonce dans un lieu désert, où il se condamne à un jeûne austère et à des prières continuelles,

À huit milles au-delà de Béthanie, entre Jérusalem et Jéricho, se voit encore le troñçon d'une colonne, placée là par les premiers chrétiens en mémoire du jeûne de Joachim. Anne priait de son côté,

Cependant un ange apparut à Joachim dans sa solitude, et lui dit: “Ne craignez point et que ma présence ne vous alarme pas. Le Seigneur m'envoie vers vous Pour vous annoncer que vos prières sont exaucées, et que vos aumônes sont montées jusqu'à son trône, Une enfant vous sera donnée ; vous Jui donnerez le

nom de Marie ; vous la vouerez au Seigneur...” De ià le messager céleste alla vers l'épouse de

182 VOYAGE EN TERRE-SAINTE Joachim, et lui communiqua en termes équivalents la même bonne nouvelle,

Les deux époux rendirent grâce à Dieu, et rentrèrent joyeux et confiants dans leur demere, attendant la réalisation de la promesse divine.

Quelques mois plus tard, Anne et Joachim pouvaient enfin contempler, caresser, vénérer Marie, cette tout aimable enfant que Dieu Jeur avait enfin accordée,

On nous fit présent de petites croix faites de bois d'olivier, et derniers souvenirs d’un arbre qui, planté par ia Sainte Vierge ou ses parents, vécut jusqu'à ces dernières années, et disparut par suite des travaux de reconstruction de l’église,

Au nord-ouest de l'église sainte Anne; que nous venons de visiter, est la piscine Probatique dont il est fait mention dans la Sainte-Ecriture: or il y avait dans Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine appelée en hébreu Bethsaïda, ayant cinq portiques, où gisait une multi-

tude de malades, d'aveugles, de boiteux, de k paralytiques, attendant le mouvement de l’eau, |

TE

termes équi-

e à Dieu, et lans leur de- : la promesse

> et Joachim sser, Vénérer que Dieu Jeur

s croix faites uvenirs d'un Jierge ou ses ières années, ux de recons-

te Anne; que ne Probatique nte-Ecriture:

s de la porte hébreu Bethait une multi-

e boiteux, de } ment de l'eau,

Car un ange du Seigneur descendait en certains temps dans la piscine et remuait l'eau, et celui qui y descendait le premier après que l'eau avait été agitée, était guéri, de quelque maladie qu'il fût atteint. Jésus, y ayant guéri un paralytique depuis trente-huit ans, fut poursuivi par les Juifs, parce qu'il avait osé fair. è miracle le jour du sabat.

Cette piscine, dont les portiques ont disparu, est à sec et même à demi comblée: on y jette sans cesse des immondices. Elle avait primitivement cent cinquante pieds de long sur quarante de large, La iscine Probatique a

toujours été considérée comme la figure du baptême,

Page 1