À NAZARETH
d'une église, en forme de croix, dont sainte Hélène le recouvrit, et que sainte Paule visita au quatrième siècle, Détruite par Hakem, à ce que l’on croit, elle fut relevée par les croisés, et tomba de nouveau sous le marteau des barbares, dans quelqu'une des guerres subséquentes.
Le puits a plus de soixante pieds de profondeur ; l'ouverture en est surmontée d’ une petite crypte voûtée, dernier reste, sans doute, de l'ancienne église ou chapelle,
La margellé du puits de Jacob est à Rome, dans le cloître de saint Jean de Latran.
Le tombeau de Joseph se voit à quelques pas, seulement, du puits de la Samaritair: : il consiste en un travail de maçonnerie, en {ürme de dos d'âne, et blanchi à la chaux, au milieu d'une enceinte rectangulaire, découverte, et se terminant par un mihrab; aux deux extrémités du tombeau est une colonne tronquée, et creusée de manière à ce que l'on pôût y faire brûler de l’encens, -t d’autres parfums ; cette
construction recouvre lc: restes du patriarche Joseph, qui y furent anportés, suivant sa vo-
lonté expresse, par les Israélites, à leur sortie vieux
de l'Egypte. beau; Le champ de Jacob s'étend aux pieds de la mêm
vallée qui sépare les monts Hébal et Garizim : bâtie Nous lisons au chapitre XX du Deutéronome, et qu
qu'après le passage du Jourdain, et la prise
d’Aï, une grande solennité fut célébrée par les
Hébreux, près de Sichem: Tout le peuple et
les anciens, les officiers et les juges étaient
debout, des deux côtés de l'arche, devant ies
prêtres qui portaient l'arche d'alliance du Sei-
gneur , ïes étrangers y étaient en leur rang
comme ceux du peuple, La moitié était près Jeu
du mont Garizim, et l'autre moitié près du nn
mont Ebal, selon que Moïse, serviteur du Sei- du pa
gneur, l'avait ordonné, Josué béñnit première- .
ment le peuple d'Israël, Et ensuite, il lut toutes ee à
les paroles de bénédiction et de malédiction, et nn
tout ce qui était écrit dans le livre de la loi. So, L'Hébal et le Garizim, dont les flancs furent, chem,
pour cette solennité, comme transformés ‘en étran,
deux gigantesques amphithéâtres, sont tournés attacl
l’un vers l'autre, et séparés par une large vallée : e"
sur leurs pentes, outre plusieurs petits ‘bois de
leur sortie
ieds de la Garizim :
téronome, t la prise rée par les peuple et es étaient levant ies e du Seileur rang était près ‘ près du ir du Seipremièrelut toutes diction, et e la loi.
cs furent, ormés en it tournés ve vallée ; s bois de
vieux oliviers, on aperçoit çà et là des tombeaux à la coupole blanchie, On y reconnait
même les ruines de l'église sainte Marie, qui fut
bâtie au cinquième siècle par l'empereur Zénon,
et que Chosroès détruisit au siècle suivant.