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“ Et de satisfaire vos goûts.
‘“ J'ai, dans ma tannière,
\ “ Nombre de poulets
‘ Nouveliement volés, tout frais,
‘ Vous feriez bonne chère
‘ Si je vous les donnais.
“ Eh l'bien, ils sont à vous, je vous les abandonne, “ Si vous me livrez “ La méchante personne ‘“ Que vous défendez !” È Cette avantageuse promesse, Faite sur un honnête ton, reance, : Flattait avec adresse
L’appétit du glouton.
Comme déjà la faim l’assiège
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En pensant aux poulets
‘“ Nouvellement volés, tout frais,”
Il tombe dans le piège,
Et, croyant user de son droit, I] désigne au renard l'endroit Où se cache le lièvre.
Le renard de partir en se léchant la lèvre ; En deux bonds il se rend A la tannière, et prend L'animal craintif qui l'implore A l'excès, Mais que, sourd-muet, il dévore, Sans procès.
Le pauvre lièvre expire
Au milieu d’effroyables maux,
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Et l’on dit que, dans son délire, Il murmura ces mots :
“ Peuple, les députés te feront des promesses, “ Comme le loup en fit à moi,
“ Mais ils te trahiront pour de vaines richesses,
‘“ Et riront de ta bonne foi.”
Collège Bourget, 15 décembre 1894.
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