‹ Souvenirs de collège [microforme]Chapitre 29 sur 69 · LÉGENDE · texte numérisé non relu

LÉGENDE

Par une fraîche matinée Que tout était silencieux, Et que de rose couronnée

Aurore apparaissait aux cieux,

Tandis que sous humble aubépine

L'oiseau saluait son retour,

Chantant d’une voix argentine

Les prémisses d’un si beau jour;

Au gré des brises parfumées Qui soufflaient dans les champs dorés, Les Trois Grâces, sœurs bien-aimées,

En chantant parcouraient leurs prés.

Elles allaient cueillir des roses, Et sans s’en douter—quel beau tour—

Sous quelques fleurs à peine écloses,

Voici qu'elles cueiliert l'Amour!

L'Amour portait dans sa corbeille

Le poids de sa première fleur,

LILI R Ne

Lorsque, Soudain, —quelle merveille

Les Grâces prirent le voleur.

Pour tout châtiment de son crime, Elles s'emparent du Panier, Et, sans pitié Pour leur victime,

Elles font l'Amour Prisonnier.

Ce jour fut témoin de ses larmes, Et vit finir sa liberté :

Mais, pour adoucir ses alarmes,

Dans sa prison vint la Beauté.

Et la Beauté n'est Pas farouche

Auprès du chevet des douleurs,

ne

Un doux sourire de sa bouche

A déjà séché bien des pleurs.

Elle est belle comme l'aurore, Et plus vermeille que la fleur Que l’astre du jour fait éclore

Dans un bosquet enchanteur.

De l'Amour elle sut les peines, Et se plut à les soulager;

Ne pouvant pas briser ses chaînes

Elle voulut les alléger.

Le temps qu'il passa dans le bagne

Parut trop court à ses désirs :

RD

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