‹ Souvenirs de Jean-Nicolas BarbaChapitre 64 sur 122 · CHAPITRE I\. lâl · texte numérisé non relu

CHAPITRE I\. lâl

Quand Barba la verra ce soir , Je ue crois pas que Barbarie. ( bis. )

C'est un menteur que mon ami Merle; mais il fit aussi une pièce intitulée : l'Hôtel et la Mansarde , et le docteur Barba , mon fils , me vengea par ce couplet.

En achetant un très mauvais ouvrage , Barba sans doute a commis une erreur; De Merle... aussi redoutant le ramage , Pour cette fois il juge en connaisseur; Contre ses chants il se tient fort en garde , Car il sait bien , puisqu'on l'a corrigé , Qu'en achetant VHôlel et la Mansarde , Pour son argent il serait mal logé. ( bis. )

Ce couplet a été fait en passant devant le Chàteau-d'Eau. Nous entrâmes au café Franconi , faubourg du Temple , où mon fils écrivait le couplet; Merle entrant par la petite porte où se fait le café, je l'appelai , il vint, et mon fils lui chanta ce couplet. Pendant que je tiens mon merle, je neveux pas le laisser envoler. Il avait ait une méchanceté dans son journal contre Pigault, et celui-ci , dans une préface d'un de ses romans , mit : Ce n'est pas un fin merle. Je

lââ SOUVENIRS.

les fis dîner ensemble et Merle se fit attendre suivant sa détestable habitude. Pigault va au devant de lui en lui présentant sa main , Merle devint rouge, et notre dîner fut charmant. Merle a voulu me nier qu'il avait rougi : eh î bon Dieu ! mon joli petit Merle , cela ne te déshonore pas.

Potier , ce grand acteur , a joué la première fois à Paris au théâtre de la Gaîté presque inaperçu ; il a débuté ensuite au théâtre des Variétés.

Je ne pouvais me faire à sa lenteur , je lui en fis des reproches , il me répondit : « Il faut bien que le public s'accommode à ma manière; je ne puis faire comme il veut , cela me gênerait. » Après chaque rôle nouveau, j'allais lui faire quelques observations ; il se fâchait toujours : pourtant , quelques représentations après , j'allai encore le voir et il avait écouté plusieurs de mes conseils sans jamais en convenir.

Un soir , derrière le décorde l'église de Werter ( on jouait cette pièce ) , il se fâcha ; je dis à Aubertin , son âme damnée: a Qu'a-t-il donc ? — Va ton train , il y a longtemps qu'il est enchanté detes observations. A la répétition de /ea«

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