‹ Souvenirs de la Belgique, cent jours d'infortunes: ou le procès mémorable; avec des notesChapitre 29 sur 30 · LA CLEF DE LENIGME · texte numérisé non relu

LA CLEF DE LENIGME

SUX LES CAUSES SECKÈTES DUN PfiOCËS HÉMOBABLE.

DABSiuiroyanine,qae je vaisDommer, de» s*B-siiP, régnait, m t'an 1811, un .souTeraio très-sage. Ce prÎQce avait réuni sous sa dominatiou deux peuples difiereni. Leurs coninmes ainsi que leur langage les rendaient ennemis naturels , et d'autant plus que l'on prétendait faire payer aux uns les dettes contractées par les autres- Un niiniilre , devenu célèbre sous les gouvememens qui s'étaient succédé depuis ta révotutioD evïtib , semblait vouloir réunir ceux qu'il avait les plus divisés. D'accord avec Vaîgle de la finance des sept provinces unies , il proposa au roi des aiB-STsP un suppléiuenl d'impAts , impôts qui, selon lui, devaient enrichir le royaume et épuiser les ressources des sujets. On coromeoçait k mot^ murer hautement contre les taies nouvelles, surtout contre celle qui frappait la mouture. Quelques plaintes s'élevèrent et parvinrent jusqu'aux oreilles duprioce héréditaire. Il les accueillit, et manifesta son intention de s'occuper des intérêts du pauvre. Les meneurs lancèrent leurs limiers jusqu'aux marchesdutrdue pour empêcher la vérité deparvenir jusqu'au nouveau Charles V. Suivant eux, le salut de l'État serattachaitémlDeuinieDtJi cette grande mesure. Dès lors elle fnt soumise aux lumières des députés des états-généraux du royaume. Bientôt les sycophantes triomphèrent de voir ^ue le fils d'mi roi, que l'héritier présomptif d'un aussi hel empire n'avait aucune influence dans les conseils !!! A les entendre, son opinion n'y était d'aucun poids. Ils firent plus , ils entreprirent même de former ime division an sein de In cour. Li,j)n représentait su mi que son fib aine désapprouvait les actes de son gonvememen

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disait au moderne Titas que son père lui préférait un autre Frédéric. Tels étaient les discours imposteurs des fondateurs de la république ETATAB, des flatteurs de ktbapahoB (8iiT6L)et du ministre en crédit auprès de S. M. emualliuG i. Pendant quelques instans le beau-frère d'un c^ar devint simple sujet dans les états des saB-syaP ( le bruit se répandit qu*il ayait donné sa démission de la place de grand amiral, etc. ). On avait entrepris de blâmer la noble popularité de Tidole de la ETrQiGLEB ; on tentait tous les moyens de pouvoir l'humilier ; on imagina même, pour jeter en quelque sorte le ridicule sur son auguste personne, ainsi que sur celle de la ' princesse son épouse, d'emprisonner une femme coRnue par diverses productions littéraires. La reine des saB-sy aP , ses illustres enfans (^ protecteurs nés des lettres) avaient daigné encourager ses talens, et même hii permettre de leur dédier un livre sur le congrès d'Aixla-Chapelle , etc. Ainsi l'auteur, qui s'était vu dans sei^i^exubE l'objet de la plus rare bienveillance, fut arrêté avec éclat le iS^avril i8ai et traité en criminel d'état. On £t le procès à ce livre fameux environné des plus honorables suffrages ; on y découvrait, d'après un ministre de la justice et un procureur-général , le plan d'une conspiration imaginaire. (Elle leui^semblait se diriger contre eux.) Ils en conclurent que les plus illustres personnages de l'Etat avaient visité l'étrangère , qu'elle entraînerait un jour tous les suffrages , même celui de leur maître, (La haute sagesse de ce souverain, reconnue universellement , ne pouvait admettre que les réflexions contenues dans un ouvrage eussent pu motiver l'opposition formelle manifestée hautement contre les nouveaux impôts dont on menaçait son royaume. ) Les ennemis du prince et de laprincesse egjtarO'd répandirent à dessein les plus insidieux mensonges. Tantôt on avait découvert qu'une visite mystérieuse avait été faite à cette Delphis parisienne , par ceux que l'on se plaisait à désigner y et tantôt elle avait annoncé quelle serait l'époque de la vacance d'un trône. Alors on en vint à procéder criminellement contre une Française paisible, après l'avoir calomniée en tous sens. Les sicaires firent plus , ils osèrent la faire condamner à une année

d'emprisonDement , à 5o francs d'amende et aux frais du procès^ comme ayant composé un livre mystique dédié et agréé par le fiU aSué du roi des saB-staP. Ce livre d'autant plus dangereux que le» caméléons s'y trouvaient signalés, livre à jeter au feu VA (son auteur ayant essayé d'enlever la fortune ou partie de la fortune de se^ admirateurs.)On reversait le blâme sur les protecteurs pour avoir honoré d'une marque d'estime toute particulière une ftnnme qui se trouvait sous le poids d'un jugement correctionneL L'af&ont était sanglant pour ceux qui avaient daigné accaeilitr ses œuvres. Mais les frelons politiques du royaume étaient loin de s'attendre à la belle et courageuse défense de la victime qu'ils prétendaient sacrifier à leur veogeance atroce. Durant cfisx jours que dura ce jMXMsès hnaeuXy le souverain maître des SAB-STAPavait gardé le plus morne silence. Son cœur souffrait d'une injustice aussi révoltante} son devoir lui imposait rigoureusement de s'en ra{^orter à la conscience des juges et à ïti justice de son ministre de la justice^ Le prince et la princesse héréditaires ne furent point dupes des courtisans pervers^ ïHà répétèrent plusieurs Uàb : « Nous serions bien surpris que cette Française fut coupable?» Le second fib du roi, qui l'avait jugée sans la Connaître , revint aussitôt de ses préventions ; il admira comme tant d'autres sa constance dans le malheur et son éloquence persuasive à .présenter ses moyens de défense. Dès lors il jugea que Ton avait voulu opérer une diversion favorable en Enveur des Sigis^ bés qui surveillaient et désapprouvaient LL. AA. II. et RR.» en ap* pliquant à celle qu'ils avaient bien voulu distinguer une amende de 1^ francs. Il dut penser que mademoiselle dnamroNeL, que l'amour seul de la gloire dirigeait vers sejllbxurB ne pouvait démériter d'elle-même; que celle >qui fut honorée de la protection bienveillante du monarque frère de son auguste belle-sœur , n'avait pu ternir sa juste réputation; que Péditeur des Mémoires d'une princesse regrettée de son siècle , Mémoires ornés du nom le plus auguste , Mémoires déposés par elle aux pieds du souverain des souverains, au milieu d'un conseil de rois , ne pouvait ni ne devait encourir aucune accusation ? L'émule du grand Frédéric se re-

cueillit dans ses pensées. Alors il dit : • Cette Française est digne » de ma protection et de celle de mon frère. An souyerain des a saB-syaP appartient cependant le droit de lui faire oublier ses » malheurs et de sévir contre ceux qui l'ont persécutée. Les cou- » pafoles calomniateurs devraient être conti^aints à l'indemniser

• eux-mêmes du tort irréparable qu'ils ont fait à sa fortune. C'est ■ à la justice de mon auguste père, c'està celui qui donne l'exemple » de tontes les vertus que j'en appelle ! lui seul aie droit de réparer

• et de punir les fautes de ses ministres. » (Le plus prévoyant d'entre » eux correspondait à la fois avec les trois prétendans à la cou- » ronne du royaume des saB-staP (en l'an iSiS), hoélopaN , » ETE apaHoB (sinoL) y et son maître légitime. Le prince sgh ahO'd , » ayant été rendu aux vœux de ses sujets, le protégé de Thémis se » prosterna humblement aux pieds d'un roi très-sage. Ce type > des courtisans obtint enfin de la bonté royale le pardon le plus » généreux , an point qu'il possède aujourd'hui la confiance de » celai que nagaè&*e il avait fait proscrire !!! » Ainsi parle cet autre Frédéric. Ce prince se promit bien de mettre sous les yeux du Sesostris siADiTALLOB uu tableau fidèle des vexations et des abus de pouvoir dont les caméléons , qui ont figuré à toutes les époques, qui se sont illustrés h force de bassesses sous tous les règnes , se sont rendus coupables , notamment dans les sept provinces unies de la EDIÎAX.L0H. (Ce payj forme aujourd'hui la partie la plus intéressante du royaume des saB-staP. ) '

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