‹ Souvenirs de la guerre de l'indépendance de la GrèceChapitre 6 sur 33 · CHAPITRE SECOND · texte numérisé non relu

CHAPITRE SECOND

ILes armées Grecques assiègent Patras.

■ Bataille de Saravali. — Arrivée de Maocordato. — Sa rivalité avec Hypsilanti.

- Leur inimitié ouverte, — Théodore rivas attaque les Turcs à Gérocomion. — itaille générale près de la villa d'Hussein-Aga. — Levée du siège de Patras. — Etant tombé malade, je passe k Calamos, oii je suis reçu à coups de fusil par les Anglais. — Mon séjour au monastère de Saint-Elie. — Je passe à Misolonghî. — Action d'audace en mer, — Organisation administrative de la Grèce Continentale t du Péloponèse. — Combat naval devant yiisolonghi. — Je suis mandé par le Sénat Grèce Occidentale. — Concours ti Sénat pour la formation d'un corps de BSeptinsulaires. — Mon retour à Misomlonghi. — Je suis appelé avec André Mél'taxas à Corînthe.

Dans l'Acropole de Fatras se trouvaient

les Turcs indigènes, Jousouph- Pacha avecJ les Albanais et les Laliotes qui y avaient "i cherché un refuge. Les Grecs qui assié- ] geaient cette ville, étaient: à l'est, André ] Londos, qui devait couper toute communication entre Patras et les Turcs de Rhéum, et autour de Patras André Zaïmis, Sotir Charlambis, et les Pétimézas avec les armées de Calavrytinais, Thanos Coumaniotis, P. Caratzas avec les Patréens, Sissinis et Anagnostis Calogéros avec les armées de l'Elide. Ainsi Patras se trouvait en quelque sorte assiégée du côté de terre, tandis que, du côté de la mer,parsuite du \ manque de vaisseaux Grecs, elle était j complètement libre.

Des escarmouches avaient lieu chaque fois que les Turcs sortaient de Patras.Vers la seconde semaine de juillet, Jousouph- Pacha sortit avec toute son armée, et vint attaquer la position de Saravali, où j'étais campé avec le corps des Céphallènes et quelques Zacynthiens; il attaqua en même temps les corps d'armée postés sur les hauteurs voisines. Jousouph était déjà vivement repoussé à Saravali, lorsque les Péloponésiens accourant à notre secours,

^H forcé rei ^M rent jus

forcèrent les Turcs à fuir et les poursuivirent jusque dans la ville de Fatras, Dans cette bataille, qui dura plus de quatre heures, les Céphallènes et les Zacynthiens firent des prodiges de valeur. Ils eurent seulement onze tués, et treize blessés, les pertes des Péloponésiens furent, il est vrai, plus considérables; mais celles des Turcs furent encore beaucoup plus sensibles, de sorte que, après la bataille de Saravali, ils ne s'éloignèrent plus de la villa ni du Monastère de Gérocomion, peu distant de Fatras, et qu'ils avaient fortifié.

Telleétaitla situation à Fatras, lorsque, vers la fin de juillet, Mavrocordato arriva au camp. Venu de Mîsolonghi dans le Péloponèse, il s'empressa d'aller à Tricorpha visiter Hypsilanti, avec lequel, il ne put s'entendre, Mavrocordato d'un esprit plus subtil et beaucoup plus expérimenté qu'Hypsilanti, désirait éclipser ce dernier. Mais Hypsilanti ayant une autorité morale, comme mandataire de son frère, le commissaire-général, qui était considéré alors comme le chef suprême de la Révolution, ne pouvait souffrir Mavrocordato, dont les capacités politiques sur-

passaient les siennes. Mavrocordato, renseigné à Tricorpha sur ce qui s'était passé à Vervéna, conçut l'idée de s'entendre avec les primats, pour faire opposition aux projets d'Hypsilanti. Telles furent les premières causes de la division qui éclata entre les primats et les généraux et, qui eut de si funestes conséquences.

Mavrocordato arrivait donc avec ce projet au camp de Fatras, oii se trouvaient les primats du Péloponèse, Zaïmis,Charalambls, Londos et Sissinis. Je m'entretins avec lui, et je compris immédiatement que cet homme, quoique dominé par l'ambition, possédait de l'intelligence et de l'expérience, qualités dont était dépourvu Hypsilanti.

Quelques jours après l'arrivée de Mavrocordato, une seconde bataille eut lieu.

Dans les commencements d'août Théodore Grivas, venu de la Grèce continentale avec 1^0 hommes environ au secours des armées qui se trouvaient à Fatras, cherchait à se distinguer et à se faire une réputation militaire ; il s'entendit avec Panagiotis Caratzas, chef des Patréens, et forma le projet d'aftaquer pendant la nuLt

les Turcs à Gérocomion, et de s'emparer de cette position. Celte résolution était encore inconnue des autres chefs, lorsque nous entendîmes une fusillade du côté de Gérocomion. Les Turcs qui avaient des ouvrages avancés hors du monastère, repoussèrent les Grecs; et, â l'aurore, un renfort de fantassins et de cavaliers turcs étant sorti de Fatras, força les soldats de Grivas à battre en retraite et à s'enfermer dans la villa de Hussein-Aga, pour se dérober à la poursuite des ennemis. Kn apprenant cela, les divers corps grecs se portèrentau secours des assiégés. Une bataille générale fut livrée, le matin, aux environs deGérocomion; les Turcs repoussés rentrèrent dans Fatras et Grivas et ses soldats purent sortir de la villa.

Le jour de cette bataille, accablé par la fatigue et la chaleur, je fus saisi pendant mon retour au camp d'une fièvre des plus violentes. Mal installé sur la paille dans une méchante cabane, et allant chaque jour plus mal, j'appelai un médecin, qui, reconnaissant que j'étais attaqué du typhus, me fit transporter demi-mortà Misolonghi.

A GUERRE DE l' INDÉPENDANCE

Le corps des Céphallènes resta sous les ordresdeGérasimosPhocas, maisquelques jours après mon départ il se débanda ; les uns se placèrent sous le commandement de Sissinis, et d'autres vinrent plus tard à Misolonghi avec Phocas, tombé malade lui aussi. Une grande partie des corps grecs autour de Patras se débandèrent également, le siège fut levé, et il ne resta que quelques petits corps de troupes pour circonscrire les Turcs dans Patras. Depuis ce moment les Turcs ne bougèrent plus, ils attendaient des secours de Constantinople,etau commencement de septembre, en effet, la flotte turque débarqua à Patras un corps nombreux d'Ottomans.

Arrivé à Misolonghi je ne dus la vie qu'à Jean Coletti qui s'y trouvait par hasard. Mais je ne fus pas guéri complètement ; mes mains et mes pieds s'enflèrent, je fus en proie à une fièvre continue, et je résolus alors, d'aller sous un autre nom dans la petite île de Calamos, car étant banni du territoire Ionien sous peine de mort, je devais craindre les Anglais qui la possédaient.

Sitôt arrivé j'en donnai avis au céphal-

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I lène^ G. Mantsavinos, commissaire de police et gouverneur de cette petite île, par l'intermédiaire de Georges Bérétas, son I compatriote. Mantsavinos reçut Bérétas 1 avec bienveillance, et lui dît que je ne I devais pas sortir du bâtiment avant la I nuit, si je ne voulais pas être reconnu.

I Mais, comme je l'appris plus tard, il me [ dénonça à la garnison anglaise, et, vers I midi, l'honuète Bérétas nous fit signe de I partir. Tandis que nous nous éloignions la terre, les soldats anglais accouru- I rent et nous tirèrent des coups de fusil, [ mais, grâce à un vent favorable, nous fù- [■mes sauvés, je fus alors obligé de me retià Astachos, dans le monastère du I prophète Élîe. Là je commençai à me re- I mettre, grâce aux bons soins de l'hé-.

Igoumène; mais bientôt après je fus l transporté dans un pailler sur une nalte, forcé par lui de céder mon logement à la famille Varnachîotis. Ces choses se pas- ^ salent en septembre, lorsque Marco Botsaris avec les Souliotes, Gogos Bacolas avec les Acarnaniens et les Albanais, dévoués à Ali-Pacha, attaquèrent la ville d'Arta et s'en rendirent maîtres. Craignant cepen-

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dant qu'on ne fit une campagne contr' eux, ils commencèrent par mettre en sûreté leurs familles, et se réfugièrent avec beaucoup d'autres des leurs dans le monas- , tère du Prophète Élie. Mon domestique , lui-même m'abandonna ; alors je n'eus 1 pour me servir qu'une religieuse, borgne et âgée. Je demeurai dans cet abandon, et sans argent, jusqu'au mois d'octobre, époque à laquelle mes parents, avertis par mon serviteur, qui était retourné à Céphalonie, écrivirent à Georges Solomos d'I- .

thaque, qui m'envoya immédiatement de l'argent, des vivres et les médicaments ■ nécessaires pour ma guérison. Soloraos | écrivit en même temps à l'hégoum d'avoir bien soin de moi. Ainsi au bout d'un mois je revis l'hégoumène, qui me 1 rendit quelques soins dans le pailler où je gisais. A ce moment, un bâtiment italien, se dirigeant vers Misolonghi, mouilla à Astacbos. Je fis appeler le capitaine, je convins avec lui qu'il me transporterait à ' Misolonghi, et comme la faiblesse m'empêchait de marcher et d'aller à cheval, les 1 matelots durent me porter du monastère jusqu'au bâliment. A Misolonghi je trou-

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vai beaucoup de Céphallèoes qui avaient été autrefois sous mes ordres; ils eurent pour moi tant de soins, qu'en novembre je commençai à reprendre mes forces, et à pDUVoir sortir de la maison.

. Sur ces entrefaites je reçus deux lettres : l'une d'Ithaque, m'apprenait que la goélette de Jousouph-Pacha devait partir de Prévéza pour Patras avec une assez forte somme d'argent; l'autre de Zante me disait que la Scouna du consul anglais Green devait transporter à Patras des soldats turcs avec les canons d'un brick musulman, qui avait fait nautrage sur un point du rivage de Zante (i), Je donnai avis de ces deux nouvelles à la Démogéhontie (2) de Misolonghi, priant ses membres de m'aider à me rendre maître de la goélette de Jousouph et de la Scouna de Green. La Démogérontie me demanda d'accepter la direction de cette entreprise maritime, et de prendre avec moi les Céphallènes qui

(i) Comme ce brick <^[ait i»o1é dans ire paragp, Il fat pourBuivi par deux bàtimenle ^ret^a. el le capitaine ti)rc préféra ee jeter ^ la cale plutôt que 4e se rendre.

(S) Vieillards du peuple, espèce de coD»cil mupifiip^l.

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se trouvaient à Misolonghi, m'assurant qu'à leur exemple les Mîsolonghîtes me suivraient. Le capitaine Georges Dendrolivanos de Zante se trouvait alors par hasard à Misolonghi avec son navire, qui revenait du siège de Néocastron, Je lui fis part de mon projet, et il se mit volontiers sous mes ordres. Ayant rassemblé, en outre, plus de 450 Céphallènes, Zacynthiens et Misolonghistes , et ayant demandé à la Démogérontie la goélette du capitaine Sidéri et une Vratséra, sur laquelle je plaçai un canon, j'en nommai commandant le céphallène Constantin Carantinos avec 50 hommes; je confirmai à Sidéri le commandement de sa goélette avec 80 hommes, et moi, avec 120 hommes sans compter l'équipage, je montai à bord du vaisseau de Dendrolivanos. Puis bien approvisionnés de munitions par les soins de la Démogérontie, nous fîmes voile vers la plage du Péioponèse appelée Cap Papa,

Nous étant approchés de ce cap le jour même, vers midi, nous vîmes la goélette de Jousouph-Pacha naviguant vers Fatras, dont elle saluait l'Acropole à coups

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decanon. J'ordonnai alors immédiatement par les signauK convenus de prendre la direction dePatras, mais dès qu'elle nous vit, la goélette cingla vers Rhium, de sorte que notre premier projet échoua. S'il eût réussi, son exécution aurait causé une grande effusion de sang, car la goélette était bien armée, et avait à son bord 400 Albanais, qu'elle transportait de Prévéza à Naupacte (Lépante). Dans cette occureuce j'ordonnai alors à Carantinos de longer les côtes du Péloponése, je me plaçai au centre avec le bâtiment de Dendrolivanos, et nous nous dirigeâmes de concert vers Zante. A minuit, nous aperçûmes tout à coup la scouna naviguant tout près de nous; nos matelots tirèrent 3 blanc aussitôt, et lui ordonnèrent d'amener ses voiles. C'étaient des Maltais, ils eurent peur, et se cachèrent, laissant leur bâtiment aller à la dérive. La Vratséra alors s'approcha, nous sautâmes sur la Scouna, et nous nous en emparâmes, sans verser une seule goutte de sang. Nos deux autres bâtiments nous rejoignirent, et traînant notre proie, nous naviguâmes vers Misolonghî.

LA GUERRE DE l' IN DÉPEND AH CE

Nous trouvâmes k bord de la Scouna, Green et un Aga Turc, nommé Omer,avec ses deux suivants. A peine piis-je sauvei la vie de l'Aga; que les matelots voulaient jeter à la mer, comme ils avaient fait des suivants. Nous ne trouvâmes pasde canons mais une grande quantité de vêtements, de chaussures et d'autres objets destinés aux Turcs de Patras. Le consul Green protesta contre l'outrage fait au pavillon Anglais; mais je le laissai libre de retourner où il voudrait avec son bâtiment, après que j'eus pris ce qui était propriété turque, de l'aveu d'Omer-Aga lui-même. Je distribuai le butin aux capitaines et aux soldats qui m'avaient suivi, je retins seulement Omer-Aga, que les Turcs de Patras, par l'intermédiaire du consul Anglais Green, voulurent délivrer. Ilsoffrirent une somme d'argent considérable, mais, d'accord avec la Démoqérontie de Misolonghî, je préférai la délivrance de quatre familles grecques, composées d'environ quarante-cinq individus, pris à Patras, en échange d'Omer. Ainsi se termina cette petite expédition maritime.

Cependant, après le retour de -Miivrqi

DF LA GHÈCI- (•>

F cordato à Misolonghi, Négris et plusieurs primats de l'EtoIo-Acarnanie étaient venus nous joindre considérant la nécessité d'organiser administrativement le pays. Dans les premiers jours de novembre, ils divisèrent la Grèce Continentale en deux parties, sous les noms de Grèce Orientale et I de Grèce Occidentale. La première com- ;])renait toutes les provinces, depuis Athè- Bnes jusqu'à Lidoriki ; la seconde, celles de I Cravarejusqu'augolfe Arabracique. En ou- K'ire, dans la GrèceOrientale Ferme une as- 1 «emblée ayant été tenueàSalone,iIfut éta- KbliuneAuTORiTÉ LOCALE, appelée Aréopage, Itûmposée de représentants de toutes les fcprovinces et subdivisée en deux sections ■ dont l'une s'occupa de la politique et Tau- I tre des affaires judiciaires. La première fut Iplacée sous la présidence de Négris, et ■'l'autre sous celle de l'évèque de Talante.

IPans la Grèce Occidentale Ferme, une Rassemblée tenue à Misolonghi, établit une fAuTOBiTÉ Administrative, appelée Sénat, fut composée elle aussi de repré- I sentants des provinces. Mavrocordato en Ifut nommé Président, et Praïdis, Vice- I Pr$S'4cnt, gh^rgé de la suppléance, quand

" DE l'indépendance

celui-ci se trouvait dans le Péloponèse.

La Grèce Continentale ainsi organisée, les Provinces du Péloponèse procédèrent, à la même époque, à l'élection de leurs propres représentants, qui formèrent le Sénat. Hypsilanti ayant refusé la présidence de ce corps, elle fut offerte à Théodoret, Evéque de Vresthène, qui l'accepta.

Fatigué cependant de rester inactif à Misolonghi, je songeais à rassembler les Céphallènes qui s'y trouvaient, lorsque nous vîmes, en février 1822, la flotte ennemie, composée d'environ 40 vaisseaux, sous les ordres du Capitan-Bey et de l'amiral égyptien Ismaël Gibraltar, se diriger vers Patras, Quelques jours après la flotte grecque, composée de 60 vaisseaux, alla mouiller en dehors de Misolonghi et l'apparition de son pavillon excita une grande joie dans toute la Grèce Occidentale.

Prêt à partir pour le siège de Patras avec mes compatriotes, je montai à bord de deux bâtiments avec 1 so hommes, et nous sortîmes des lagunes de Misolonghi;mais, comme le vent était très violent, la flotte turque, venant de Patras, étant apparue, et le flotte grecque s'étant mise en mouve-

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Iment, nous fûmes contraints de rester sur fca plage de Misolonghi, pour attendre ^'issne de la bataille navale qui allait se pivrer.

Vers midi, le vaisseau de Miaoulis et l-huit autres vaisseaux de guerre grecs, réus- Fsirent à se placer au-dessus du vent de la la flotte turque, tandis que les autres restèrent sous le vent. Un combat naval terrible, qui dura plus dequatre heures, cora- ' mença alors. Les vaisseaux grecs qui com- I battaient au-dessus du vent, coururent Ides dangers, parce qu'ils avaient affaire X plus grands vaisseaux turcs; ceux qui Ise trouvaient sous lèvent, étaient toujours l libres de se retirer. Mais un vent très vio- I lent prenait en flanc les vaisseaux Turcs, I et les penchait vers la mer, de sorte que ■aisseaux Grecs qui combattaient au- I dessus du vent, n'en recevaient pas unbien I grand dommage, en outre les boulets des I artilleurs turcs, mal dirigés, passaient tou- I jours au-dessus des vaisseaux grecs. Ceux ci, au contraire, quoique penchés égale- I ment parle vent, causaient desavariesréel- [ les aux vaisseaux ennemis. Mais le danger ;s Grecs qui combattaient au dessus du

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vent, augmenta par suite d'un mouvement des Turcs qui étaient parvenus à mettre les navires de leurs ennemis entre deux feux.

Dans cette terrible circonstance, l'amiral MiaouHs étonna les adversaires euxmêmes par son courage et son audace, et suivi par les capitaines des huit vaisseaux Grecs, qui ne s'étaient pas moins distingués pendant la bataille, il sut porter la terreur et la confusion au milieu de l'ennemi, et le forcer à se retirer en désordre vers Zante. Un vaisseau grec, percé par un boulet, se sauva à Vasiladi, et ses avaries réparées, repartit immédiatement, et alla rejoindre la flotte, qui le lendemain mit à la voile. Après cette bataille navale, je retournai à Misolongbi. La tempête étant devenue plus violente, mon expédition préméditée dans le Péloponèse fut remise.

Cependant, en demeurant à Misolongbi je ne cessa 's de cherchera former un nouveau corps avec les Céphallènes qui s'y trouvaient, lorsqu' André Métaxas vint du Péloponèse,

Vers le commencement de mars je fus invité par Praïdis, vice-président du Sénat ^ç h Gr^ce çoqtinentaU d'Qceident, étaljU

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