‹ Souvenirs de la marquise de Créquy, de 1710 à 1803 (volume 2)Chapitre 36 sur 42 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

M. de Monthlon. — Ses manies acadëmîquef .— Sa à Tcgard des iaconaus et sa dureté pour mi praeock — marque de M. Rnyer-Gollard sur les prix M oathioB. ^ n visioQ de Cazotte et chauson séditieuse. — I Tauteur sur deuiL chansons prophétiques. — Bîat ■ tempérai us. — Parallèle ayec certains ridicules as i Les modes de la rétjence et celles de 1788. — Étraii|ai fures de Mnaes de Luynes, de Laval et de HstjgiMB.- Dondon-Picot et Famour du simple. — . La i Me > Broglie et Mme de Clermont-Tonnerre. — Nouti

de procéder à table. — La famille du Marquis r •

Le cbant du rossignol et M. Dupont (de Nemoorsi.»- !

de Mnae de Staël. — La famille de G — Plusieurs a

dotes. — L'usage de faire pâtir les enfans. — . Les iiainsè Dauphine et les mcdecines noires. — Les enfaus du Frinci Montharrey. — Leur régime à Versailles et leur guërisoi Tauteur. — Le Marquis de L.... et ses bons mots.— Leja de M. Mousseaux. — M. de Jitèvres et ses calembouras. Anecdotes.

On aurait dit que le Chancelier de M. le Co d^ Artois, ancien Intendant du Limousin, et ni M. de Montliion , n'avait à songer, ni s'occu r parler d'aucune autre chose que de TAcadémie Fra ^>aise. Il y voulait fonder des prix de vertu qui 8erai< décernés par les académiciens, comme si les quar avaient été choisis d'après leur aptitude à remp une pareille judicature. On y fit une ou deux A l'application de l'argent qu'il avait donné pour r

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mpenser les acles les plus admirables , et ceux-ci

insistèrent dans la prodigieuse vertu d'avoir assisté

3s pauvres et soigné des malades ; vous pensez bien

e ce ne furent pas les bonnes sœurs hospitalières

it les Dames de charité qui vinrent se présenter à

TAcadémie pour y recevoir des récompenses et des

médailles à l'effigie de M. de Monthion?

— Puisque des Académiciens qui sont institués pour avoir à s'occuper de la propriété des locutions et de l'emploi des métaphores, vont avoir à décider quel est l'homme le plus vertueux, quel est le livre le plus utile et quelle est la meilleure action qui ait eu lieu dans le cours de l'année, dans la classe infi^ rimreei dans la banlieue de Paris (car ce sont les trois conditions du programme de M. de Monthion); je voudrais bien , disait M. de Nivernais, que MM. les Curés de Paris , jaloux de voir empiéter sur les attributians qu'on aurait cru de leur ressort plutôt que du nôtre (car nous ne sommes que des littérateurs et des grammairiens ou des grands-seigneurs, oit dit sans offenser personne), je voudrais bien ue les curés de Paris fondassent un prix qui serait 3cerné par eux à l'auteur de la meilleure idylle, ou X plus beau dithyrambe qui paraîtrait tous les ans ms le diocèse de Paris. — Monsieur, disait-il à ce uvre Monthion dont tout le monde se moquait , vous conseille de nous faire examiner quel a été entiment le plus délicat et la meilleure pensée de "►^'«^^hinery qui vole desenfans pour leur apprenà danser sur la corde; elle est de la classe inrvure , et si vous l'oubliez dans vos distributions^

aura lieu de s'en étonner.

marteau irappcr û cette porte, il imagina d' i ser les battans avec des lingots philanthn

I Quand il avisait et prévoyait que son nom ,

! solennellement à la distribution de chacun

prix , le rendrait immortel à l'égal du Gard ' Richelieu et du Chancelier Séguier, autre biei

de l'Académie française, il en exultait bous sa perruque, et si les suffrages académiques ava se mettre à Tenchère, il aurait certainement pour se les acquérir la presque totalité de si de son vivant I ce n'est pas qu'il ne fût yilaî] avare , mais c'est qu'il avait tendu toutes les fi son amour-propre et les muscles desonaffect I l'Académie française. — Mon Dienl Mon Di

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nièces qui n'avait aucune fortune et qui était la fille de M'"^ de Fourcy. Il entassait continuellement écu sur écus pour instituer des prix académiques, et c'était du reste un gros Maître-des- requêtes assez bourru , sottement philosophe et lourdement ennuyeux. On Tavait surnommé le Sanglier philanthrope (I).

— Savez^vous comment tout ceci finira? disait Cazotle à M""« de Beauharnois (c'est la CiOmtesse dont je vous parle, attendu que personne de ma société ne voyait la femme du Vicomte). — Écoutez ces couplets de M. de Laclos, familier du Duc d'Orléans. On les a fait distribuer à la caserne des gardesfrançaises, et vous verrez qu'ils sont allusifs à la condamnation du Roi d'Angleterre Charles P^

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