MAGISTRATURE
45* Àncîenne8maîsonsde1ahauteNobIesse,dontquelque9 membres ont rempli des fonctions judiciaires.
^Â'* Familles d*épée qui ont quitté la profession des armes pour exercer la magistrature.
45» Ancienne Noblesse de Robe antérieure au XV siècle ^ au nomble de 28 familles.
46<* Principales Familles annoblies par Tèxercice de la judicature, à partir du XV'' siècle jasqu'à nos jours.
47» Tableau des principales Familles de France dans Tordre de leurs illustrations.
4 8« Liste des Familles éteintes après la rédaction des tableaux précédons.
49» Pièces Justificatives, anciens autographes inédits et autres documens provenus des archives de Créquy.
M. le D. de P. W,
Monseigneur,
C'est uniquement pour vous et pour Monsieur votre filsque^avaisentrepriselque j'ai surveillé Texécution dece long travail, auquel j'ai cru devoirajouter desnotes explicatives. Quand onades faveurs à distribuer et des bienfaits journaliers à répandre ; quand il est question de nommer à certains emplois dans une maison princière ,
{{) Ce manuscrit a été retrouTé parmi les papiers du Duc de PeothièTre, ioTentoriés par la municipalité des Andelys après la aiort de ce Prioce et la saisie de son mobilier , eu 1795.
( Note de ' l'Éditeur, )
et surtout quand on se trouve obligé de conférer des bénéfices ecclésiastiques (sans parler ici de toutes les sollicitations qui viennent aboutir naturellement aux Priuces du Sang pour décider ou faciliter des mariages) y il est bon de savoir à quoi s'en tenir exactement sur la noblesse des familles , aussi bien que sur les prétentions des solliciteurs. Voilà pourquoi j'ose espérer que les documens que j'ai rassemblés pourront devenir pour vous , en certains cas , d'une utilité pratique.
Ce travail n'est pas établi sur des notices intéressées y c'est-à-dire sur des communications faites ou dirigées par les familles qu'il pourrait intéresser directement; vous verrez bien aisément qu'il n'a pas été puisé non plus dans les articles des dictionnaires généalogiques, et je n'ai pas manqtfé d'y contrôler certaines assertions du feu Duc de Saint- Simon , dont j'ai lu les manuscrits et dont j'ai pu vérifier l'injustice acrimonieuse et Tinfidélité malveillante.
11 a été fourni par cinquante années de lectures et d'observations attentives , et de plus il est fondé sur les notes , les extraits , Jes recherches et les vérifications d'un ancien archiviste
«k la couronne et d'un savant paléographe ^ hommes consciencieux , qui s^étaient occupés d'en réunir et d'en classer les principaux élémens.
Cet ouvrage est rigoureusement équitable y mais il est si loin d'avoir été conçu dans un esprit de dénigrement , que la plupart de ces mêmes familles y trouveraient souvent ^ sur l'origine et les illustrations de leurs ancêtres y une foule de notions qui n'ont pas été conservées dans leurs traditions , et dont il n'est fait mention dans aucune des généalogies qui les concernent et qu'elles ont fait imprimer.
Il ne s'ensuit pas que certaines familles ne puissent faire remonter les preuves de leur noblesse au-dessus de la date qui leur est assignée sur le premier de ces tableaux. On peut retrouver des titres ignorés ; on peut déchiffrer des rescrits obscurs, et l'on peut se faire jour à travers des chartes mal expliquées. Vous pensez bien qu'un Att-Berj ou Haut-Baron du temps de Saint Louis , devait avoir eu des ancêtres. On n'était pas seulement fils de ses œuvres au XIP siècle ; et, du reste, on peut juger par les qualifications qui s'appliquent aux personnages eontractans , qualifications que j'ai toujours eu
soin de faire mentionner , on peut décider quelle était déjà la situation nobiliaire du premier ancêtre avéré de chaque filiation prouvée par titres. On n^a voulu désigner sur le premier tableau^ qu'une date certaine et précisément fixée par celle d'un acte filiatif. Les illustrations seigneuriales, ecclésiastiques, auliques ou militaires ont été registrées avec la même exactitude , avec sollicitude , on pourrait dire , et elles se trouveront détaillées dans les chapitres suivans.
Il n'est pas besoin de parler ici de l'attachement respectueux ni des sentiraens dévoués que je porte à votre Altesse Sérénissime.