LUZIGNAN ET LA ROCHEFOUCAULD
Origine de&S\res et Princes.de Luzignan ;— Hugo,^ Seigneur de Luzignan, qui étajt surnommé Benedi^
(I) Ces dexii ancienoet maisons ne faisant qu'une seule race » et leur communauté d'origine étant bien démontrée , j'ai cru devoir les mentionner dans un seul article , afin de réanir ces Heux ramaux d'une même tige en coraroaa.'mté dlliustrationa. Cette Charte ,. qui les roentionne ensemble , m'avait été muntrée
lecius OU le Bien-amé et qui contractait en l^année \0\\, Origine des Sires et Ducs de la Rochefoucauld: — FociLDUs, Seigneur de LA Roche, en Angoumois, lequel comparait arec Hugo de Luztgnan dans la même Charte où Ton voit qu'ils étaient issus d^in même ancêtre paternel appelé Wuillermtis et qualifié Cornes Régis ^ lequel était peut-être Guillaume TailleftTy Comte d'Angoulême.LalignéedeceComte Guillauûie a fourni, parles Sires de Luzignan, cinq Comtes de la Marche et d^Angoulême, dont le bisaïeul Hugues VI, avait épousé la Reine Isabelle ou SibylJede Jérusalem, de qui les deux filsainés, Guyle-Bataitleur et Amaury dé Luzignan, héritèrent du royaume de Jérusalem après leur mère. La postérité du Roi Guy de Luzignan réunit ensuite à ses états d^outre-mer les royaumes de Chypre et d'Arménie, ainsi que la principauté d'Antioche, avec les comtés d'Ascalon, de Cœsarée, de Saint Jean-d'Acre et de Jaffa, comme héritière du Prince d'Antioche Boêmond V, en >I25I. Cette lignée Royale a conservé la possession du royaume de Chypre pendant plus de trois siècles, c'est-é-dire jusqu'en l'année >I48S, époque où la Reine Charlotte de Luzignan, qui avait épousé le Prince Louis de Savoie, légua tous ses droits et privilèges au Duc Charles III, dont les des-
par le Père Damont, Gbartrier de Satnt-Gennaia-des-Prét. Le Père Anselme ne la connaissait pas, et le Généalogiste Dufoarny la ooonâisaait mal ou ne Tayait pas bien comprise.
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cendans et successeurs, devenus Rois de Sicile et de Sardaigne, ont toujours porté depuis ce temps>là le titre de Roi de Chypre et Jérusalem. La branche des Comtes de Lézay subsiste encore en France et descend directement de Hugues VII« du nom, Sire de Luzignan, lequel était Taïeul paternel du Roi Guy^e-Batailleur, de Geoffroy, Comte de la Marche, et d^Amaury de Luzignan, Comte de Jaffa. Cette branche de Lézay qui s^est toujours alliée très-noblement, se trouve aujourd'hui représentée par Léon- Charles-Marie de Luzignan, Comte de Lézay, de Beaugé , de Saint-Thuniac et de Marans en Angoumois, Vidame de Poitiers, Baron d'Aubenauge, de la Ferté-Saint-Julien, de la Vicomterie d'Aunis, de Manissac, de Confoiens et autres lieux, Châtelain royal d'Angouléme, Mestre-de-Camp-Général de la cavalerie française, Grand'Croix de i*ordre royal et militaire de Saint-Louis, Grand'Ct*oix héréditaire de Tordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem de Malte, Collateur héréditaire et Seigneur-Patron de la Commanderie de Nicosie en Chypre , Commandeur-né des ordres militaires et hospilaliers de Notre- Dame du Mont-Carmel et Saint-Lazare de Jérusalem, Nazareth et Bethléem (I). La iignée du même
(f) Chérin m'a dit qae dans les trois provinces qui formaient 'ancieo gouveroement de Poitou , il existait eocore , U y a quelques années, plusieurs Fîiniilles nobles qui paraissaient devoir être isiiiies de la maison de Lnzigoan , par bâtardise , et qu'une de ces familles avait fait remonter ses preuves de noblesse jusqu'au XiU* siècle. Ce ftit \k que M. Cii(îrin toucha le dt^faut de la cuiu-
Comte Guillaume a fourni par les deseendaûs de Foucauld Sire de la Roche, à dater de TanBée^O^i, jusqu^à nos jours, vingt-huit générations des Sires ou Hauts-Barons de la Rochefoucauld, de?enus Vicomtes de Châtellerâult dès le XII® siècle, et successivement Comtes de la Rochefoucauld, Princes de Marsillac, Marquis d^Estissac, de Magnelais, de Louvois, de Surgères, de Séverac, de Blausao, de Barbezieux, de Bayers et de Rochebaron ; Ducs de la Rochefoucauld, de Liancourt, de la Rocheguyon, de Randan, d^Estissac, d'An ville et de Doudeauville; enCn, Comtes de Roye, de Roucy, de LifTord, de Duretal, de Cousage et de Montandre; Vidâmes de Laon, Barons de Verteuil, Pairs de France etd'Irlande, Grands-d^Espagne de la première Classe, etc. Parmi toutes les grandes alliances qui doivent iilus* trer la généalogie des Ducs de la Rochefoucauld, on doit remarquer particulièrement celles qu^ils ont contractées en 1S40 et 4352, avec les deux maisons royales de Luxembourg et de Foix, ainsi qu'avec deux Princesses de la souveraine et brillante maison des Pic de la Mirandole, en 1552 et >IS56. Il est en«» core à noter que le Roi François I^*^ tenait son pré* nom du Comte François de la Rochefoucauld, Prince de Marsillac, qui fut esleu pour estre son parrain huict mùiùo après sa naissance ^ aitendeu que le divi Comte estait
fasse en y trouf aot la maavaise qualité de Matuter , qui siguiflalt lidiard doté d'un fief noble et d'un manoir.
( Aote de V Auteur. )
k parent et l'amy de Monseigneur d'Angoule^me et le plus grand Seigneur du dict pays. — Illustrations succissives : — Trois Cardinaux et deux Grands-Aumôniers de France, un Colonel-général de l'infanterie française, un Général des Galères de France, un Généralissime des Armées de Danemarck. — Trois Grands-Sénéchaux d'Aquitaine, un Grand-Veneur de France, quatre Grands-Maitres de la garde-robe, dix-neuf Chevaliers de l'ancien ordre du Roi, douze Chevaliers ou Commandeurs de l'ordre du Saint- Esprit et trois Chevaliers de la Toison-d'Or. — Une sorte d'illustration plus populaire est d'avoir produit Melissène de Luzignan, qu'un ancien Trouvère appelé /«an d'ArraSy a figurée comme une espèce de Syrène ou de Lamentin prophétique. Melissène ou Mélusine était en réalité la fillealnée dii Comte Geoffroy de Luzignan, et de sa première femme Eustachie Chabot, Dame de Vouvent en Poitou. Elle épousa son cousin le Comte Raymond, vers le milieu du Xll" siècle, et l'on yoit qu'étant devenue veuve, elle employa tous ses revenus personnels à la reconstruction du château de Luzignan, que Brantôme appelle la plus admirable forteresse amtftie et la plus noble diMraii(m vieille de toute la France. — J'ai. pensé que si je ne vous parlais pas de la Fée Mélusine en TOUS parlant des Luzigniein et des La Rochefoucauld, TOUS auriez sujet de me reprocher ma négligence ou mon ignorance.
CHATILLON-CHATI LLON.
Origine: — Gut, Nobleberou Haut-Baron de Cha- TiLL0N-8ur-Marne en 4076, lequel était l'aïeul do célèbre Renaud, Prince d'Aniioche, illustré par le poème du Tasse, et dont la fille, Agnès de Châtillon épousa le Roi de Hongrie, Besia II, en Tannée 4448. Cette illustre famille a produit notamment un Doc de Bretagne, dans la personne du Bienheureux Charles de Châtillon, surnommé de Blois, lequel éfait le fils aîné de Guy de Châtillon, Comte de Blois, de Dunois, de Vendôme, de Chartres, de Penlhièvre, de Soissons, de Meaux, de Saint-Pol et de Guyse, et lequel était Taieul au VI^ degré du Connétable Gaul-> cher de Châtillon , Comte de Porcéan , qui fut élu Régent de France à la mort du Roi Louis-Hutio. La même famille a contracté huit alliances royales : elle a fourni soit directement, soit par les maisons de France, de Bourgogne et d'Anjou-Sicile ou d'Hongrie, des aïeules à tous les potentats couronnés de face antii/fie ou catholique^ car, il est bon de remarquer avec un publiciste de bonne maison, que toutes les familles de souverains quysont hérétiques^ sont amsy les plus nouvelles y ainsy que les moindres en Nobilité de bon aloj. On voit éclater ce beau nom de Châtillon dans toutes les pages de notre histoire et sur tous nos champs de batailles, è dater de la première Croisade et de la guerre des Albigeois jusqu'à la victoire de Berghen. Les hauts- faits de ces formidables et gé-
néreux Châtillôn sont innombrables ; aussi peut-on dire équitablement que la puissance et les dignités sont la moindre de leurs illustrations. — Leurs descendans ne se trouvent représentés aujourd'hui que par Gaulcher-Gabriel-Marie, Duc de Châtillôn, Pair de France et Vice-Roi de Navarre. On appréhende, et non pas sans raison, que la Duchesse d'Uzèf ne soit bientôt Tunique et dernier rejeton de ce igrand arbre généalogique, de ce haut et robuste lau^ ricTy comme a dit Samuel Guichenon.