MAILLY
Origine: -^ Hubibeet d&M aiu.ï Comte de Dijon , qu'on voit contracter avec son petit fiis, Wauthier, Sire de Mailty on ^6^ et qui disputa les armes à la main pendant quatorze ans le droit d'hérédité sa* lique et la possession da Duché de Bourgogne aux RoisHugues-Capetet Roberl-le-Pieux. TUtUaiure héréditaire et stib^uée pour les deux branckes de Nesie et d^Huueourl : — Sires de IVllailly par la grâce de Dieu y Marquis de Nesie et Premiers- Marquis de France; Princes d'Orange, de risle-soos-Montréal, de NeuFchéte! et de Rubemprey ; Duc deMailly-d'Haucoort ; Marquis de Mailly en Boulonnais, de Montcayrel, d'Haucourt, d'Urfé, d'Armiily , du Quesnoy, de Villedieù, d^Batiescourt, deMenneviUeetdeSt.-Mtcbel; Comtes de Mailty*-Rayneval, d'Agioaont, d'Hesueque en Artois, de Baurevoir H de Bernon«Je*Vidame ; Vicomtes de Melun, de Montéjan, d'Eps en Tarde* nois^ de Piainval et de Monstrelet ; Grands^né^ chaux héréditaires et Grands-Forestiers de Vermao-^ dois ; Grands-Croix nés de Tordre de Malte, et Premiers Cliauoines d'honneur eo Téglise cathédrale d^Elne, aujourd'hui Perpignan. On pourrait joindre à ces hautes qualifications, celles de Barons, Châtelains et Seigneurs Haut-justiciers d'Arvilliers, de Conty, d'Orsignol et omtera^ car il y aurait dix-sepi
VES UiLUSfnUTIONS. m
cents TingMrois fiefs nobles A toqs dèooabntj atulement dans la mourance du Marquisat'deNesle(4). Parmi les grands noms qai fournissent leurs alliances^ on remarque ceux d'Amiens, de Goucy (répété cinq fois), deNesleet de Oréqoy (trois fois répété)» d'Ailly, d'Astarac, deBourbon^Eutiempref , deLavalwx-Èpaufles , de BournonTÎUe, de Moncby-Montcavrel (ou d'Hocqaincourt), de CoUgay-GbâtilloB, de Bauffremont-Listenois, de Poiignac, de Bailleuld^Éoosse, de Melun, de Gand-Vilaio XIV, de Grouy-Solre, d'Aspremont, de Joyeuse, deGhisleUes, d'Urfé^Lascaris, Goufier, de Graon*GhAteaiidun , Fernandes de Cordoue, de Bergh-Op-Zoom, de Montmorency, de Nessau, de Roye«-Eoiicy, de Fiennes^ de Saveuse, de Yintimîlle, de Brancas^Lauraguais, du Cambout de Goislin , et de Narbonne-Pelet . — C'était dans la maison de Mailly que Tilluslre Gonsal ve de Gordoue, surnommé U Grand-iCapUame^ avait marié Tatné de ses petits-file. Il esté remarquer également que c'est dans la maison de Mailly qu'on a vu s'éteindre les antiques et très-nobles maisons de Goucy , de Goligny-Gha tiilon et de Lascaris^'Urfé.
(I) Cet immense domaine des Connétables de Nesie dont les Sires de Viailly sont devenos les héritiers, se trouvait déjà pourYO du titre de Marquisat trois cents ans avant ses denxéreetioassont Ifli Valois ; Mïtmk oes.dem actes d'iéveclîoa ne sauraient être eonaidérés que comme des actes conûrmatifs ou de récognition sni^raine. On Yoit dans une lettre du Grand Condé, qui se connaistait en grandes choses et qni aimait les grandes terrea , Nesie est iM cqNmage kiam^orable et prodi^eux*
{ Noté de VÀuteuni
fSÔ TABLEAO
UkutratiùM tuecesmes : — Les Sires de Mailly jcHii»saient d'une puissance féodale et d'une sorte d'indépendance qoi résultait peut-être de leur origine souveraine et qui conière une illustration particulière à leurs descendans. Leur chef salique était intitulé parla fffàee de Dieu : on a déjà dit que leurs ancêtres aTttien t guerroyé contre deux Rois de France ; et Ton voit dans tous les doeumens des Croisades aux temps de Philippe-Auguste et de Saint-Louis^ que les Sites de Mailly s'y faisoierU toujours suivre et servir par un si grmd nombre de Chevaliers^ leurs vassmUx, Ecugers et autres subjects de leur estât , sous troix bannières^ qu'an . aurait dict l'ost d'un Comte de Flandres ou de Champaigne, d tellement quils toùschoient du Roif la mesme pei^ Moil que les deux Connestables de France et de Bférusalem. Nos Rois leur opt toujours donné le titre de Cousin. François I**' déclara par lettres- patentes, en 4555, que René de Mailly, chef de cette maison, était le proche parent du feu Roi Louis XII. Etfon voit qu'un oncle paternel du même René, c'est-à-dire Nicolas de Mailly, Comte d'Agimont et Grand- Maître de l'artillerie de France qu'il commandait à la bataille de Cériçoiles en 4544, avait été le filleul du même Louis XII et son premier Chambellan. Cette illustre et puissante race a produit un Régent du royaume, et c'est la seule famille qui puisse arborer la même couronne que nos princes du sang-royal. Vous n'ignorez pas que Jean deMailly fut surnommé VE^andart en sigwifiance de la kaulteur et l'eseta$ dt
ta prouiues. *t- Aa milieu de ses bannières de la Croisade, et de ses Pennons du Temple, et des 6011fanons royaux qu'elle a portés ou guidés dans toutos nos batailles et pendant plus de huit cents ans, Mon* seigneur, vous pourrez Voir dans les trophées nobiliaires de cette maison , trois Couronnes ducales avec des colliers du Saint-Esprit, le chapeau d*un Cardinal-Archevêque et les béions d'un Maréchal de France; mais son plus bel insigne héraldique est assurément cette couronne à sept fleurs-de-lis dont elle est en possesssion pour avoir exercé la Régence, et dont eiie a toujours timbré ses armoiries, depuis l'année 4410.
LE VIS DB MIREPOIX, DE LAUTREC, de YEN- TADODR ET DE CHATEAUMORAND.
Origine: — MitBS d'Auxe&be, Sire de Levis en Auxerrois et Châtelain de Levis en Hurepoix , lequel comparait en Tannée 4043, dans une Charte où Guillaume Comte d'Auxerre, avec Robert, Évêqu£ d'Auxerre et frère du Comte Guillaume, lui donnent les qualités de cher fils et de cher neveu (4). On pense
(I) C'est Doin L. de VUleYieille qai m'a fait connaître Texiitence et la substanoe de cette charte qui proYenait de l'abbaye de Stint-Germain-d'Aoïerre et qni appartleot k l'abbaye de Saint* Gerroain-des-Prés-lez-Pari». Elle n'était peut^tre pas oonnoe des anciens généalogistes, et comme elle devrait ajouter nn degré de plus A la filiation de la maison de Leyis , il est surprenant que le Père Ansdnw et Dafoomy ne la mentionnent pas. Je yous dirai
158 TABLEiLU
arec raison que Miles d'Auxerre était l'aïeul patw-neide Guy Sire de Levis qui milita ai puissamment contre les Albigeois, et qui a transmis a ses descendans avec la suzeraineté des ville et pays de Mire* poix, la dignité de Maréchafde la Foi qu'ils ont toujours conservée diepuis le XI i* siècle. Voilà tout ce qu'il y a de plus assuré sur l'origine et Textraction de ces glorieulx €$ rdigieulx Botûm 4e Levis ou Levq, Mareschaulx héréditaires des armées de la Foy^ ei coth temporrenns des fremers temps de nostre monarchie* l\ est à noter que le respect des peuples et les simplicités dévotienses du moyen-âge avaient été cfaercher pour eux une origine sacrée dans la tribu sacerdotale, en faisant remonter leur premier berceau jusque sous la tente de Jacob. Tradition touchante, mémorable et doux résultat de leurs vertus patriarcales et de la vénération populaire. — Les descendans de Guy, premier du nom, Sire de Levis, de Vilry, de Marly, de Mirepoix, Montségur et Florensac, ont été qualifiés successivement Ducs de Ventadour, de Levis, de Damville et de Mirepoix, Princes de Maubuisson, Maréchaux héréditaires de la Foi, Grands-Sénéchaux héréditaires de Carcassonne et de Béziers ; Pairs de France et Grandsd'Ëspagne; Marquis, Comtes et Vicomtes d'Annonay, de Châteaumorand, de Valromey, de Léran ,
snraboDdamment qae le Maréchal de Levis a qaî l'on a fait yofr ce docament , n'a pas ea l'air d*attacber oeaucoup d importanee à sa découverte. ( Note de rÀuteur. )
de Poligny, de Yillars, de Charlas, de Gajkis, de Lautrec, de Lomague et de Terrides. — Entre autres alliances également bien assorties à Taniiquité de son origine et la grandeur de ses établisseniens , la maison de Levis s* est alliée directement en 4286 avec la Princesse Constance de Foix, laquelle était rhéritière du royaume d'Aragon , du royaume de Mayorque, de la principauté de Via ne et du comté de Barcelonne. On trouve parmi ses illustrations un Cardinal et sept Archevôques-Patriarches ou Primats, un Grand-Maitre de I ordre de Saint*Lazare. — Deux Maréchaux et quatre Pannetiers de France; des Gouverneurs de Provinces et des Lieutenans- Généraux en nombre infini; yingt-deux Chevaliers deTOrdre et huit Chevaliers des deux ordres du Roi depuis la création du Saint-Esprit. {Hélas^ mon Dieu! f allais oublier que ma tante de Ventadour avait été Gouvernante de Louis XV ^ en fait d'illustratùm capitale. Ses mânes en seraient tellement courroucés que j'en éprouve une appréhension mortelle en réminiscence de toutes ses gronderies. Ce serait certainement la plus implacable de toutes les ombres aristocratiques à qui je pusse faire un passe-droit! )
BEAUVAC-CRAON.
Origine : — Foulques d'Anjou, Sire de Beauyau
qui comparait dans une charte datée de 986 , où
Ton Toit qu'il était proche parent consanguin de
Geoffroy, Comte d'Anjou , surnommé Gristgonelle^
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leqael GeoiTroy I^ était le quatrième aïeul du Comte GeoiTroy d'Anjou, cinquième du nom, qui fut surnommé Plantagenet f et dont les descendans ont porté la couronne royale d'Angleterre depuis Tannée 4154 jusqu'en 4485. TUuUUure héréditaire: — Le vingt-troisième descendant en chef du même Foulques-d'Anjou est aujourd'hui Charies-Just, Prince de Beauyau, de Craon et du Saint-Empire Romain, Marquis de Harouel et Grand-d'Espagne de la première classe, Maréchal de France et Chevalier des Ordres du Roi, Capitaine de ses Gardesdu-Corps et Gouverneur de Provence (4 ). Alliances : la maison de Beauvau est la seule famille française qui ait eu l'honneur de fournir directement une aïeule à la filiation de nos Rois. Ce fut par le mariage d'Isabelle, fille de Louis Sire de Beauvau, Chevalier-Banneret et Grand-Sénéchal d'Anjou, avec le Prince Jean de Bourbon, Comte de Vendôme en 4454. De ce mariage étaient provenus huitenfans, dont l'ainé forma la souche des maisons royales de France, d'Espagne et des Deux-Siciles;
(1) C'est à la Maréchale de Beaayaa (Marie Syhie de Kohan- Chabot), que notre ami FoQteoelle a si bien appliqué ce passage de CicéroQ sur l'Ulustre Coroéiie:
« Femme admirable , dans laquelle on dirait que les Dieux ont « voulu conserYer les yestiges de cette antique bonté, cette nrba- • nité de mœurs , cette perfection sociale des temps qui ne sont V plus. Entourée d'un époux « d'un frère, de parens et d'amis « élevés au premier degré des hoaneurs et de la coosidératioa « publique, il lui a été donnée quoique femme, de faire rejaillir t sur eux autant d'éclat qu'ils puuraient en répandre sur elle. »
ladite Isabelle de Beauvau, Comtesse de Vendôme,
. de la Marche et de Castres, ayant été la trisaïeule d^Àntoine de Bourbon-Vendôme, Roi de Navarre et père de votre aïeul Henry-le-Grand. La maison de Beauvau tire encore un nouveau lustre du beau nom de CraoD, dont elle est devenue Théritière. Les chroniqueurs Angevins ont enregistré que Jeanne de Craon , femme du Grand- Sénéchal d'Anjou , Pierre de Beauvau, se trouvant en péril de mort pour n$ se pouvoir délipvrer de sonfruict sans en risquer laperte, cette courageuse mère se fit ouvrir les entrailles et paya de sa vie celle de son fils. Elle avait demandé, . seulement, qu'il écartelâtses armoiries avec celles de
. Craon, et que la postérité de son enfant fût obligée de le faire à perpétuité, ce qui s'est exécuté jusqu'à nos jours avec une sollicitude attentive , et religieusement, pourrait-on dire, en observant que ce n'est pas toujours la coutume à l'égard de ces sortes d'obligations surannées. Sans parler ici de leur Grand-Connétable de Sicile et de tous leurs Grands- Officiers d'Anjou, de Provence et de Lorraine, les Princes de Beauvau sont principalement illustres par la bravoure et la fidélité de leurs ancêtres. L'histoire a particulièrement conservé les noms du Chevalier-Banneret qui fut tué sous la herse de Ptolémais, en 4223; du Connétable René de Beauvau qui conquit le royaume de Naples et qui commandait la phalange Angevine au milieu du Xlli* siècle; du Comte Jean de Beauvau, son fils, dont il est fait
mention dans toutes les chroniques du temps, ainsi que dans l'histoire de Jehan de Saintré; et puis, c'est, un Louis, Sire de Beauvau, dont Charles VII se mit à pleurer la mort, immédiatement après la bataille de Castillon qu'il avait gagnée; on trouve ensuite un jeune Alophe de Beauvau avec René , son frère, qui furent armés Chevaliers par Louis XII et reçurent de lui l'accolade royale sur le champ de bataille d'Agnadei : enfin, on voit paraitreaveclemêmeéclat dans ceftebellegénéalogie,levieuxSeigneurdeTrembblecourt^ et le jeune Alexandre de Beauvau qui fut surnommé par nos grenadiers le Comte sans peur y et qui mourut au siège de Prague en 4 742. Le Prince Char* les, aujourd'hui Maréchal de Beauvau ^ n'a point démenti l'exemple de son frère, et tout le monde connaît cette action d'éclat qui lui a fait accorder la croix de Saint-Louis à l'âge de dix-neuf ans. J'aurais voulu vous parler aussi de ce Comte Louis de Beauvau que notre Roi Louis-le-Juste enviait si jalousement et si tristement aux Ducs de Lorraine ; mais il faut savoir se restreindre, et jen resterai là.