VERS ÉCRITS PAR DIANE DE POITIERS
POUR HENRI il.
Pièce inéàite que noas ayons trooTée parmi les papiers de cette belle Duchesse , au ebàtean d^Aanel , «o IT5S.
Dix ans passez, qn' Amour an bean matin
Me vint monstraDt printannières florettes ;
La, seprit-il, aornez vostre lein,
Et cedisant, Violiers et Rozettes
Dez ja vermeilles, avecque blanq Muquet,
Me rejectoit k tant que ma corsière
En estait pleine , et mon cœur en pasmolt .
€ar sapvex bien que ce doulx primayeire
Estait un bel et cher jouvencellet
Sy, tremblottante et destournant mes yeulz , — Nennny, disoye-je ; — Ah ne serez desceûe , Reprit Amour, et soudain a ma veûe Va remonstrant un Laurier merveilleux !
— Mieux vault, luy dis-je estre sage que Reyne : Ains, me sentiz-je allangnir et troubler, Diane faillit , et comprendrez sans peyne Duquel matin je prétends reparler.
Le Roi Charles IX avait non moins d'esprit que sa sœur Marguerite, et c'était celui des quatre Valois qui avait le plus d'agrément et de vivacité dans rintelligence
Mè OOCUMENS
et râocation. Mon grand-oncle (i) nons a conté qn'en jouant avec l'Amiral de Goligny et s'asseyant sur les genoux de ce vieux hérétique ( qui ne pouvait avoir le collier de l'ordre a cause de sa religion ) y le jeune Roi lui fit passer la tête dans son cordon de St. Michel , en lui disant gaiement et gentiment :
i Quy ne porte Rosaire au col , i Y mérite avoir un Licol. 9
EPIGBAIIME nu KOI CHARLES IX ^ Sur la mort du Marquis de Ronbais.
« Il estoit un piteulx Seigneur, « Quy certaynement nont apprit i Qu'un homme peust vivre sans cœur « Et mourir sanz rendre l'esprit.
On a trouvé dans plusieurs manuscrits du temps ce joli quatrain de Charles IX contre l'ambition des Princes Lorrains :
« Nostre père ne faillit princt
« Quand il prédict que ceulx du Guyse
« Meltroyent ses enfants en pourpoinct
« Et touts ses subjects en chemise.
(I) Le Grand-Priear de Tessé. Voyez lie premier volome des Souvenirs de Créqity , paget 25 et auiTantes.
HISTORIQUB 00 NOIILUIRES. M
La Mtre mivante eA adreiiéo» par Gatheriae d« BIbsmis^
à la sœnraloéa do fea Roi, soo mari, Madau MâtGoniTa
Di Faijici ; mais Samuel Gnichnon n'en a cité qa'nn fragmeot
dans son hiitoire généalogique de Sayoye. Cette copie nous est proyenoe du chartrier des Comtes de
Soissons.