QUI ONT PUBUÉ DES OUVRAGES DEPUIS TRENTE ANS
Le prince DE BlSCARl(IgnazioPaterno), de Catane, a formé dans son palais, à Catane, un musée très-riche, très-complet et très-intéressant des antiquités siciliennes qu’il a pu recueillir, et les a classées avec beauconp d’ordre. Le prince de Biscari , qui a fait l’usage le plus noble d’une très-grande fortune, a écrit un hinérairé de la Sicile.
Le prince DE Torremüzza, de Palerme, a réuni et publié en deux volumes une suite nombreuse de médailles siciliennes, grecques, romaines, puniques, &c. , ouvrage fort estimé. Après sa mort, son^uste fut exécuté en marbre par ordre du sénat de Ralerme , qui le fit placer dans la salle de ses séances , en considération des services de cet excellent citoyen.
Le marquis DE VillabiaN'CA, de Palerme, a continué \ Histoire des familles nobles de la Sicile, commencée par le Mugnos, historien sicilien de 1600 .
Le nom seul du P. PiAZZi , astronome , religieux theatin , venu très-jeune en Sicile de la Valteline, sa pati'fe , rappelle la découverte de la planète la Cercs.
AUTELUS SICILIENS MODERNES.
SciNA (Dominique), dePalerme, auteur des ouvrages suivans : .\onveaux Élémens de physique expérimentale , les meilleurs quon ait publiés en Italie; /e Maurolico redivivo ; la Vie d’Empédocle; l’Agro Panormitano , &c.
Le chevalier GioÊNl ( Joseph) , de Catane , a mis au jour la Lithologie du Vésuve et celle de l’Etna, l’une et l’autre estimées des naturalistes ; il était ami intime de M. de Dolomieu.
RpMONDINl (Vincent), de Messine, a formé un cabinet minéralogique , dont il a fait connaître les richesses dans plusieurs mémoires savans. Çette collection fut acquise par le gouvernement à la mort de l’auteur.
Ferraha (Carlo), de Catane, a publié l’Afisfoire générale de l’Etna et quelques traductions et commentaires des œuvres de Bonnet. L’abbé Spallanzani parlait de cet écrivain comme d’un homme profond dans l’histoire naturelle.
Sapira (Gaetano)' deTizzini, découvrit l’usage heureux de l’alcali-lluor dans les hémorragies.
L’abbé Tineo, de Païenne, a fait. connaître , dans un catalogue raisonné, les plantes nombreuses et r^es du jardin botanique de Palerme , le plus complet de l’Italie.
Le baron BivONA , de Mazzarino, élève de Tinéo, a surpassé son maître dans ses centuries latines des plantes siciliennes.
Le chevalier Landouna (Saverio), de Syracuse, a retrouvé le papyrus du Nil dans le petit fleuve Anapusy près de Syracuse. Il en a indiqué l’usage dans un ouvrage plein de savoir et d’intérét.
ScUDiF.Di (Rosario) , de Catane, a publié une histoire succincte de la médecine. Cet ouvrage a mérité d’être traduit et commenté en français et en anglais.
Gregorio (Rosario), de Païenne, a traduit en latin et en italien plusieurs manuscrits arabes ; entre * autres , celui deNovaïri. Il a publié ensuite les Considérations sur le droit public de la Sicile sous les Normands, &lc., ouvrage très-savant. Enfin il a donné, en deux volumes in-fol., une continuation des Mémoires historiques du Caruso, historien sicilien de l’an 1 600 .
Meu (Giovanni), dePalerme, surnommé créon de la Sicile. Ses poésies ont de la grâce et de l’originalité; il jouit d’une telle réputation dans son pays, que le sénat de Païenne lui a décerné les honneurs d’une statue en marbre.
Gargallo (Tommaso), de S^Tacuse, marquis DE Castel- Lentini , a publié dernièrement en italien une traduction très-estimée des poésies d’Horace. II est aussi connu par une excdlente traduction des Offices de Cicéron.
Le comte Gaetani a traduit avec succès , du grec en italien, les idylles de Théocrite, Bion, Moschus, et les odes d’Anacréon.
ScROFAM (Saverio), de Modica, côrrespondant de l’Institut royal de France, a mis au jour un Voyage en Grèce, trois volumes; un Essai sur le commerce de l’Europe en général, et sur celui de la Sicile en partictilier; un Cours agriculture , en seize volumes in-S/; plusieurs 4j^oires sur l’économie politique,
qui se trouvent imprimés dans le recueil des classiques économistes italiens ; X Histoire de la guerre des trois mois ; X Histoire de la guerre des esclaves en Sicile, sous les Romains; Mémoires sur les poids et mesurés métriques comparés aux poids et mesures anc^^pjement en usage dans toute l’Italie. Tous ces oum^É^'ont été traduits en français, en anglais et en allémi^d. Le même auteur va publier son ouvrage sUr la domination des. étrangers en Sicile depuis les premiers Grecs jusqu’à Charles III de Bourbon.
Gallo (Giovanni), de Modica, a mérité, par son livre ingénieux sur l’usage et Fabus du lait, les éloges des médecins les plus célèbres.
Le baron AsTUTO, di Noto,et*M. Ricupero (Rosario), de Catane , sont à la veillÿ. de publier leurs nombreux recueils de médailles siciliennes, româines, grecques, &c. Les étrangers attendent avec impatience les catalogues de cette rare et précieuse collection.
Le chevalier Acetto, écrivain politique.