‹ Souvenirs de Saint Cyr et de l'École d'État-MajorChapitre 15 sur 37 · LES GRADES — LES GRENADIERS ^- LES VOLTIGEURS · texte numérisé non relu

LES GRADES — LES GRENADIERS ^- LES VOLTIGEURS

LES SORTIES — « LES SAINTES GALETTES • — DEPART DU BAHUT ET RETOUR — LA LONGUE CAPOTE.

A mon epoque, il y avait h FEcole les grades, les Aleves cf elite, gjiifioadiers chez les cJumeaux^ volligeurs chez les grsiines, puis les officiers gaieties, ainsi nomm^s parce qu'iis avaient pour tout ornement la contre-epaulette plate, autrement dit galette. Ixs grades et les hommes d'elite avaient le droit de sorlir le dimanche pour.se rendre a Paris ou a Versailles, lorsque les notes de la semaine avaient atteint pour eux un certain chifTre ou coefficient. Un seul zero, une punition, quelque minima qu'elle fOt, privait de sortie.

Cependant il y avail de loin en loin, en moire d'un fait marquanl, de la visite d'un gran^ personnage, une sortie gen^rale dile sainle ga* kite. Rien de curieux alors comme le d^boucb des Aleves, lorsqu'on ouvrait la porte du Bahai C'etait a qui se precipiterait sur les voitures-oin> nibus qu'un nomme Dambrune amenait de Versailles pour les mettre a notre disposition. Leg saint-cyriens s'empilaient dans ces esp^ces di coches dont ils faisaient des vdhicules roulaofi en caoutchouc, Ceux qui n'avaient pu arriverj temps pour trouver place a riolerieur grimpaied sur I'imperiale, d'autres se hissaient jusque suri dos yu la croupe de la malheurcuse bete chargi de les trainer, et qui souvent avail bien de la pei a demarrer. Les derniers prenaient leurs jamb a Icur cou pour Versailles. Et I'arriv^c aux gtk doles de la ville du Roi-Soleil, en parlance po ParisL. car alors il n'elait question ni des che^

ins de fer, ni des tramways.

Le retour au Bahut n'Stait pas moins fantai que. C'etait k qui chercherait k eviter les regi

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