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moi. C'était un vieux prêtre français qui célébrait 1 office divin ; or, voici comment il prononçait le
latin à voix haute et distincte ; je cite certains
“passages isolés: “Per Jeson Christon L'ominon Wuostron, sæcula sæculoron, surson corda” Si ce
“n'eût été la sainteté du lieu où je me trouvais, j'aurais ri à gorge déployée.
: Après la messe, mon ami Pâquet et moi, nous
“dirigeons nos pas vers la colline où s'élève la “superbe église de Notre-Dame de la Garde. C'est
Notre-Dame de la Garde
est d'une grande richesse, et elle occupe une posi-
encore un autre bijou.
tion qui nous permet de jouir d'un spectacle ravispat. Cette marbre, domine la ville et le port.
dont l'intérieur est tout en 1 C’est du haut . ce cap que Marie protège le marin que la tem- 5 prête menace d’engloutir dans les flots de la Médi- Miterranée.
église,
Les nombreux er-voto, suspendus aux Mmurs de cette chapelle, sont une preuve vivante ‘a des innombrables miracles opérés par l'Étoile des mers. Tous les pans de l'édifice en sont littéralement couverts, et même la place n'a pas suffi, car on en voit plusieurs centaines dans la crypte.
Celle-ci a été entièrement pratiquée dans le roc.
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La main-d'œuvre a dû nécessiter de grandes dépenses.
Deux heures s'étaient déjà écoulées depuis mon entrée dans ce sanctuaire, et il me semblait que je venais d'y pénétrer. Dans l'intervalle, j'eus le bonheur incomparable d'entendre la sainte messe. Je déployai alors une plus grande dévotion que le matin.
À huit heures du soir, nous étions à bord d'un des steamers des Messageries Impériales, le
Saintonge, qui partait le même jour pour l'Italie.
Le temps était très beau et la Méditerranée fort : paisible. Une demi-heure plus tard, le steamer!
s'élançait à toute vitesse sur les flots et nous emportait loin de la France.
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