UNE VICTIME DES CAROTTES
Colombine, rusée comme toutes les jeunes filles, feignit de consentir à se marier avec Polichinelle. Elle espérait ainsi arriver à connaître ses secrets, car elle se doutait bien que le surnaturel se niôlait à la conduite de son futur époux.
Polichinelle avoua niaisement son pouvoir; à force desoins, Colombine s'empara de son talisman, et aussitôt elle en profita pour faire sortir Pierrot d'une botte de salsifis.
La sorcière avait fini par s'iiitéresseï' aux deux amants.
— La reine des Carottes est femme, dit-elle; fais-lui la cour, elle te croira. Alors peut-être parviendras-tu plus aisément à réussir.
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La reine des Carottes avaitpour amielaroinedesFruits;detcni{ s en temps elle allaitpasser quelque temps dans l'empire voisin.
La sorcière, au moyen de son immense pouvoir, transporta Colombine dans la cour des Fruits, ce (pii devait amener une scène de jalousie probable.
Eflectivement, Pierrot, saiisrecoiiiiaitre Coloniliine sous les traits de la pomme, allait la cueillir, lorscpi'il fui ariiHé par une voix :
— Tu te perds. La l'eine des Carottes est jalouse.