LES CHAMBRES ^YURTEMBERGEOI SES
les engagements contractés à Versailles; déjà on prévoit que le gouvernement sera forcé de procéder à de nouvelles élections. Les membres les plus influents de la gauche protestent contre les tendances antipatriotiques du ministère ; ils trouvent que les traités élaborés au quartier général ne répondent pas aux aspirations unitaires et constitutionnelles de l'Allemagne ; ils refusent par avance leur approbation à une politique qui ne tient compte que des victoires et des impressions de l'heure présente. Ils appréhendent qu'on ne veuille subordonner l'avenir de la nation à l'esprit militaire et féodal qui prévaut à Berlin ; ils demandent, se disant les interprètes autorisés des sentiments ardents du pays, qu'une paix durable mette fin, sans retard, aux calamités de la guerre ; ils déclarent enfin que, si la nouvelle organisation devait exclure à jamais l'Autriche de l'Allemagne, elle ne répondrait pas aux intérêts du Midi.
Ces protestations resteront sans effet sur la politique du gouvernement dont les résolutions sont prises, et, dans les circonstances actuelles, elles n'auront même pas un grand retentissement en Allemagne. Mais elles révèlent, et, à