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LES ATTAQUES CONTRE LE ROI DE RAVIÈRE

à la proclamation de l'empire germanique qu'à bon escient, solennellement garantis contre de dangereux empiétements.

Les nationaux libéraux sont consternés; la résistance opiniâtre de la Bavière les exaspère d'autant plus, qu'elle a été d'un fâcheux exemple pour le Wurtemberg. La cour de Stuttgard s'est ravisée, en effet, à la dernière heure; elle est revenue sur ses concessions, lorsqu'elle a vu que le comte de Bray tenait ferme et que son obstination, vu les circonstances, avait toute chance de vaincre l'opiniâtreté de M. de Bismarck.

Tout est donc ajourné et subordonné à de nouvelles négociations. Dans ce péril extrême, ce n'est plus seulement aux tendances particularistes du ministre dirigeant de Bavière que l'on s'attaque. Le roi Louis et le roi Charles sont personnellement et directement mis en cause ; on soulève contre eux les passions populaires, et, pour vaincre leur entêtement, on les menace d'un parlement constituant. Si la Bavière, diton, a des droits primordiaux sur l'Allemagne, l'Allemagne a aussi des droits primordiaux sur la Bavière. C'est à tous ceux qui, au delà du Mein, se sont constitués les défenseurs de la

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