‹ Souvenirs diplomatiquesChapitre 21 sur 198 · LA PRUSSE ET LES COURS DU MIDI · texte numérisé non relu

LA PRUSSE ET LES COURS DU MIDI

tent de croire que le roi de Bavière et le roi de Wurtemberg commencent à envisager les événements de sang-froid et à méditer sur leurs conséquences. Ils s'aperçoivent, tardivement, que les victoires remportées par leurs soldats, les sacrifices supportés par leur pays, oin d'assurer leur gloire, de fortifier leur autorité, de consolider leur couronne, n'auront serv qu'à l'agrandissement de la Prusse et à la fortune de sa dynastie. On leur demande aujourd'hui ce qu'ils refusaient quelques mois, avant la guerre : la proclamation de l'empire germanique1. On leur offrait alors, pour ce sacrifice à l'amour-propre du roi Guillaume, les plus larges compensations , on respectait leur autonomie militaire et administrative, on leur laissait tout ce qu'ils avaient sauvé de la tourmente de 1866 ; on les garantissait à perpétuité contre la révolution. Les événements leur forcent la main aujourd'hui ; ils devront s'y soumettre, et s'accommoder des concessions que M. de Bismarck, fort des aspirations nationales, voudra bien leur offrir.

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