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LES PRÉTENTIONS DU GOUVERNEMENT BAVAROIS

pairs, les souverains allemands 4. Ce sera l'apothéose de son règne, la glorification de son système. Il ne lui reste plus, pour réaliser le rêve de sa vie et la légende de sa maison, qu'à vaincre les faibles résistances qu'oppose encore à son ambition le descendant, bien transformé, des grands électeurs de Bavière. C'est, du reste, moins le roi Louis, plus préoccupé de l'avenir de la musique que de l'avenir de sa dynastie, que son premier ministre, un homme de devoir et de courage, qui marchande à la maison de Hohenzollern cette suprême concession. Le cabinet de Munich tient à avoir, dans le nouvel état de choses, une situation privilégiée. M. de Bray estime que ses prétentions sont justifiées ; car, la Bavière étant de tous les États celui qui fait les plus grands sacrifices, il est juste de ne pas le traiter sur le même pied que les autres confé-

1. Maurice Busch. — « Le roi hésite toujours, dit M. de Bismarck, entre le titre d'empereur d'Allemagne ou d'empereur allemand; il préfère celui-ci. Je ne trouve pas de différence entre les deux ; c'est comme aux conciles : « Homousios ou homoiousios.»

— On fait observer qu'il n'y a jamais eu d'empereur allemand: Charlemagne se faisait appeler: Imperator romanus; plus tard, les empereurs s'intitulaient: Imperator romanus, semper augustus.»

— « Farcimentum ou farcimen, peu importe, dit M. de Bismarck, nescio quid mihi farcimentum esset. »

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