LA CIRCULAIRE AUTRICHIENNE SUR LE SIÈGE
tout récemment il a fait une tentative bien timide de médiation. Il s'est servi du Mémorandum de M. de Bismarck sur les conséquences du siège pour expliquer, justifier sa démarche. Il s'est plu à l'interpréter dans le sens d'un appel indirect d'intervention aux puissances neutres, inspiré par des considérations d'humanité. Il a eu recours à une forme bien modeste, peu compromettante, celle d'une circulaire, pour démontrer aux grandes puissances la nécessité de s'interposer. Ses démarches sont restées sans effet. On a répondu que des négociations ouvertes avec la France, en vue de la paix, en l'absence d'un gouvernement régulier, n'offriraient aucune chance sérieuse de succès, qu'il importait d'attendre, avant de rien tenter, la réunion d'une Assemblée constituante et que s'entremettre dans les circonstances actuelles était s'exposer gratuitement à un échec, personne ne se souciant de donner à l'intervention proposée par le cabinet de Vienne le caractère d'une médiation armée.
M. de Beust a dû reconnaître que, seul, il a donné au Mémorandum prussien une interprétation généreuse qu'il ne comportait pas. Sa méprise ne lui a pas moins permis de nous offrir,