‹ Souvenirs du ... comte Mathieu Dumas, de 1770 à 1836, publ. par son fils [C. Dumas]Chapitre 75 sur 247 · RECONNAISSANCE DU SPLUGEN · texte numérisé non relu

RECONNAISSANCE DU SPLUGEN

si les difficultés naturelles n'étaient pas insurmontables. Pour en préparer l'exécution, pendant que les passages étaient encore ouverts, le général Macdonald avait reçu l'ordre de faire passer dans la Valteline une de ses divisions, celle du général Baraguay-d'Hilliers , composée d'environ 3,5oo hommes d'infanterie, d'un escadron de hussards, et d'une compagnie d'artillerie légère. Cette division remplaça celle du général Rochambeau, qui formait la gauche de l'armée d'Italie , et qui se resserra sur le centre , entre Bergame et Brescia. Baraguay-d'Hilliers occupa toute la vallée jusqu'aux sources de l'Adda. A mesure que la saison s'avançait , et que les neiges s'amoncelaient dans les passages des Alpes Rhétiennes, l'opération indiquée dans les instructions du premier consul devenait de plus en plus difficile : il l'avait pressenti , et il avait ordonné au général Macdonald de faire reconnaître le principal obstacle, le passage du Splûgen. Nous trouvâmes ce glacier tout à fait impraticable dans la saison des hautes neiges : il n'y avait point d'exemple qu'on eût jamais, pendant l'hiver, communiqué d'une vallée à l'autre , c'est-à-dire, de la haute vallée du Rhin à la Valteline. Il n'y avait d'autre passage , dans la belle saison, qu'un sentier en tourniquet, pratiqué dans les anfractuosités, entre des précipices;

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