T. DE L
REVUE BIBLIOGRAPHIQUE UNIVERSELLE, mars 1868 :
« Le second volume des Souvenirs du règne de Louis XIV nous conduit jusqu'à la fin d'avril 1652, époque où le comte d'Harcourt, renonçant, soit à prendre, soit à gagner Bordeaux, se retira dans l'Entre-deux-Mers. M. de Cosnac a mêlé k ses attachants récits un grand nombre de documents, les uns peu connus, les autres entièrement inédits. Une des sources auxquelles il a puisé le plus est une Relation de ce qui s'est passé en France depuis le b janvier 1652 jusqu'au 26 avril 1653, manuscrit conservé à la Bibliothèque impériale, fonds de Sorbonne, n» 1257. De cette relation, très-détailléc et très-exacte, il a souvent rapproché le Journal des guerres civiles , par Dubuisson-Aubenay, un des plus précieux manuscrits de la bibliothèque Mazarine , déjà utilisé par M. Chéruel. Mais c'est surtout grâce aux Archives du Ministère de la guerre, que M. de Cosnac a enrichi son second volume , non moins que le premier, de pièces de la plus haute importance et qui, pour la plupart, n'avaient encore jamais vu le jour. Parmi les pièces, je citerai un traité entre le duc d'Orléans et le prince de Coudé contre le cardinal Mazarin (24 janvier 1652), traité.auquel, comme le savant auteur le remarque justement , l'histoire , faute de l'avoir suffisamment connu , n'a pas accordé toute l'attention qu'il méritait; diverses lettres de Turenne, lettres qui, pour parler encore comme M. de Cosnac, « complètent les Mémoires du maréchal , que sa modestie a souvent rendus trop succints. »... Ph. Tamjzey dk Laroquk.
MONITEUR UNIVERSEL DU SOIR; 22 décembre 1866 :
« Maintenant M. le comte de Cosnac, qui, en préparant une publication si remarquable {Mémoires de Daniel Cosnac), a vécu forcément dans le passé, pour ainsi dire, au milieu des gens et des choses , des affaires et des intrigues du dix-septième siècle, et qui a glané tous les épis laissés derrière eux par ses devanciers, nous donne sous le titre de Souvenirs du règne de Louis XIV, un premier volume d'études qu'on lit avec intérêt et qu'on pourra consulter avec fruit.... » Octave Lacroix.
Journal l'UNlON; 21 et 22 février 1867 :
Souvenirs du règne de Louis XIV , par mon contemporain et ancien
collègue, le comte Jules de Cosnac. Je croyais vraiment qu'il n'y avait que le fameux comte de Saint-Germain qui eût eu le privilège de vivre ainsi à deux siècles en arrière.
Et pourtant ce livre n'est pas une fiction , et son titre n'est pas un trompel'œil. Voici comment :
M. de Cosnac s'est tenu, depuis plusieurs années, dans la familiarité trèsétroite d'un sien grand-oncle, archevêque d'Aix , prélat de Cour et d'Église, orateur habile, homme d'État, fort mêlé aux affaires et homme du monde, sans cesser d'être un prêtre digne et pieux..., etc.
Que M. de Cosnac continue , et, sans perdre la place distinguée que lui réserve noire âge, il saura en avoir conquis une plus enviable parmi les commensaux de l'hôtel de Conli, des palais des Etats de Provence et même du Versailles de Louis XIV. Henry de Riancey.
Journal LA FRANCE; 26 août 1867 :
M. de Cosnac opère sur l'histoire de la Fronde un travail de décentra-
lisation qui n'avait pas été fait avant lui. La Fronde de Paris avait absorbé toute l'attention ; il restitue à la Fronde des provinces l'importance réelle qui lui appartient, particulièrement à Bordeaux, en Guyenne et dans les provinces limitrophes.
.... .Dans cette œuvre nous remarquons un rideau heureusement déchiré, qui voilait une campagne tout entière du Grand Condé, bonne fortune rare pour un historien que de pouvoir raconter une campagne pour ainsi dire inédile de l'illustre guerrier : sa campagne dans l'Aunis , le Poitou, la Saintonge et la haute Guyenne, en 1652. m Rigaud.
JOURNAL DES VILLES ET DES CAMPAGNES; 6 septembre 1867 :
« M. le comte de Cosnac appartient à cette noble élite de propriétaires qui, fixés dans leurs châteaux la plus grando partie de l'année, ont su se faire une existence honorable et désirable entre toutes par le seul accomplissement de la tâche naturellement dévolue au nom, à la propriété, à la fortune. Les concours agricoles de la Corrèze le comptent parmi leurs lauréats
« Il s'était toujours senti pour l'histoire un goût très-vif, et ce goût avait naturellement dû se porter de préférence sur le dix-septième siècle. Il y avait pour lui un héritage de famille, un patrimoine à cultiver.
« Nous aurons l'occasion de revenir sur l'ouvrage de M. de Cosnac. Le premier volume eu fera vivement désirer la suite : c'est un livre instructif et des plus agréables... Les érudits même et les curieux le consulteront avec fruit. Ils y rencontreront plus d'un document rare ou inédit, attestant de sérieuses recherches. », J. Mongin.
MONITEUR UNIVERSEL; 3 avril 1868 :
« Sous ce titre : Souvenirs du règne de Louis XI Vj M. le comte Jules de Cosnac a écrit une histoire de la minorité du règne du grand roi, qui doit se continuer fort avant dans cette longue royauté, si elle n'arrive pas jusqu'à ses dernières années
« Vous souvenez-vous du succès obtenu, il y a tantôt quinze ans, par ces Mémoires précieux de Daniel de Cosnac, l'évêque de Valence et de Die, l'aumônier du duc d'Orléans, le confident d'Henriette d'Angleterre ? Ils éclairent d'un jour plus lumineux et plus vrai cette grande époque. En les publiant, M. de Cosnac,
3ui rendait un signalé service aux recherches historiques, n'avait pas tout onné
« L'ouvrage {les Souvenirs du règne de Louis XIV) est arrivé à son deuxième .volume.
« Nous aurons un jour l'occasion de le reprendre dans son ensemble et d'en dégager la pensée et le talent de l'historien ; nous nous bornons à l'annoncer aujourd'hui, où il n'a pas dit son dernier mot, en applaudissant à l'élévation de ses tendances et de ses jugements, et en signalant une de ses pages sur une question tant de fois débattue, celle de cette Fronde accusée d'inconséquence et de légèreté. » (Suit une citation de la page 12 de ï Introduction qui commence ainsi : « Il a manqué à la Fronde une direction , il lui a manqué un homme. Si, etc.. ») Henri Lavoix.
Journal le PAYS; 21 avril 1868:
« M. le comte de Cosnac a conquis, à son œuvre , d'illustres collaborateurs : Louis XIV, le cardinal Mazarin, le grand Condé, le maréchal de Turenne, le célèbre comte d'Harcourt , le maréchal de l'Hôpital , gouverneur de Paris, le marquis de Montausier, gouverneur d'Angoulême, l'époux de la belle Julie; le duc de Rohan, le marquis du Plessis-Bellière, le marquis de Praslin, le fameux duc d'Elbeuf, la duchesse d'Aiguillon, et d'autres encore lui ont fourni leurs correspondances inédites, leurs négociations, leurs rapports militaires; enfin, un heureux rapprochement entre les Mémoires del'empereur Napoléon et m 32