‹ Souvenirs du règne de Louis XIV (volume 2)Chapitre 65 sur 69 · SUR CES · texte numérisé non relu

SUR CES

Suivant la méthode adoptée à la fin du volume précédent, l'éditeur donne à la fin de celui-ci un aperçu des appréciations nouvelles sur cet ouvrage parvenues à sa connaissance depuis la publication du troisième volume :

Le journal VUnion, 20 mars 1872, 28 mai, 18 juin, 8 et 12 juillet 1873; les Débats, 7 avril 1872; VOpinion nationale, 22 avril 1872; le Moniteur universel, 23 avril 1872 ; le Réveil de la province (Tulle), 25 et 30 a>Til 1872 ; la France, 29 avril 1872 ; \&Gazette de France, 3 mai 1872 ; la Revue britannique, livraison de mai 1872, article de M.Sacliot; la Revue bibliographique universelle, livraison de mai 1872; la Revue de Gascogne, livraison de mai 1872; le Figaro, II mai 1872; le Périgord, 2 juin 1872; la Dordogne, b juin 1872; le Constitutionnel, 11 juin 1874; le Nord (Bruxelles), 12 juin 1872 ; la Décentralisation (Lyon), 15 juin 1872; la Revue des questions historiques, livraison de juillet 1872; la Bibliographie catholique, livraison d'octobre et novembre 1872; la Discussion (Limoges), 21 avril 1873, le Courrier du Berry, 2 juin 1873.

A quelques-uns de ces articles, nous empruntons les citations suivantes :

Les DÉBATS, 7 avril 1872; article de M. Dottain :

« Ce que l'ouvrage de M. de Cosnac nous offre de nouveau, ce n'est pas tant les lettres et documents qu'il a pu exhumer des bibliothèques publiques, que la manière originale et vraie en même temps dont il a exposé l'histoire de la Fronde, en étendant le champ où se mouvaient les acteurs grands et petits de ce drame historique que M. Michelot, usant d'une expression plus pittoresque qu^elle n'est exacte appelle « Une vive échappée d'écoliers entre deux maîtres sévères, Richeliou et Louis \IV. » Cn n'est assurément pas l'auteur du livre

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que nous examinons qui accepterait ce jugement un peu dédai. gncux. t....

Le MoNiTEcn Universel, 23 avril 1872 ; article de M. Eugène Asse :.

« M. de Cosnac est un de ceux qui ont le mieux servi cette Justice historique (L'équité pour la France d'autrefois), par la publication de ces Mémoires de Cosnac^ Tarchevèque d'Aix, son grand oncle, Tune des œuvres qui lionorent le plus la Société de l'histoire de France^ et maintenant par celle de ces Souvenirs du règne de Louis > XIV, dont le troisième volume vient de paraître. Après avoir vécu longtemps au milieu des documents dô cette glorieuse époque, après avoir fouillé les archives particulières de plusieurs familles du midi de la France, celles de la ville de Bordeaux, du Ministère de la guerre, les manuscrits de la Bibliothèque nationale, et s*être fait ainsi le contemporain du grand siècle, M. le comte de Cosnac a eu Theureuse idée de mettre en œuvre cette masse de documents dans un récit suivi qull avait plus que personne le droit d'appeler des souvenirs ; car s'ils ne sont pas proprement les siens, ils sont bien certainement et bien légitimement ceux des Turenne, des Condé, des Conti, d'autres encore, tels que le baron de Courtalin-Montmorency, le marquis de la Roche- Posay, le marquis de Paulmy, le comte d'Harcourt, le marquis du Plessis-Bellière, le marquis do Montausier, madame de Rochefort, dont les nombreuses lettres inédites sont les témoignages personnels et quelquefois même les confidences intimes. »....

Revue bibliographique uni\ersellb, livraison de mai 1872, article de M. Tamisey de Larroque :

« Le troisième volume des Souvenirs du règne de Louia XIV n'est pas moins intéressant que les deux premiers. L'auteur, après avoir présenté de judicieuses considérations politiques, raconte avec on grand agrément de stylo ce qui se passa de plus remarquable en Poitou, en Saintonge, en Guyenne, pendant le printemps et l'été de

Tannée 1653 M. do Cosnac nous donne, grÂco à ses recherches

prolongées dans les manuscrits des Archives nationales, de la bibliothèque de la rue de Richelieu, du dépôt de la guerre, des renseignements nouveaux sur les troubles bordelais, et notamment sur cette dangereuse association qui portait le nom d'Ormée, laquelle avait à sa tète un médiocre avocat Vilars — hélas ! la race de ces avocats n'est pas éteinte ! — et un ancien boucher l'ignoble Dureteste, association si bien jugée par l'auteur en ces lignes énergiques (suit une citation

de la p. 167) M. de Cosnac est le mieux informé de tous les guides,

comme le prouvent du reste les nombreux et excellents documents (les uns déjà imprimés, mais devenus rares, les autres inédits; qu'il analyse ou reproduit presque à chaque page, sans compter tous ceux qu'il groupe à l'appendice. Espérons que les deux volumes qui doivent compléter la première série des Souvenirs du règne de Louis XIV ne tarderont pas à paraître, et soyons sûrs d'avance qu'ils noua four-

niront Toceaslon de féliciter encore le consciencieux et spirituel historien. »

Le Figaro, Il mai 1872; article de M. Francis Magnard :

'c M. le comte de Cosnac vient de faire paraître le troisième volume de ses Souvenirs du règne de Louis XIV, très-remarques et bourrée de pièces curieuses. M. de Cosnac à qui Ton doit la publication des Mémoires de son arrière-grand-oncle, Daniel de Cosnac, a vécu pour ainsi dire dans Tintimité des hommes du grand siècle, et ses Souvenirs sous leur titre modeste, ne sont autre chose qu^une histoire très-complète de la Fronde. »

Le PéRiGORD, 2 juin 1872 ; article de M. Landrol :

«I A notre époque si profondément troublée, alors qu'au sein de la société française et de toutes les sociétés européennes les passions politiques sont attisées par le souffle ardent des convoitises populaires qui épouvantent les uns, enhardissent les autres et portent le désordre dans toutes les classes, il est bon, il est salutaire d*étudier les époques analogues et les leçons qu*elles nous offrent. Bossuet a dit : a Quand rhistoire serait inutile aux autres hommes, il faudrait la faire lire aux princes. » Aujourd'hui que le suffrage universel a déplacé la souveraineté, il est permis de modifier la parole de l'évèque do Meaux et de dire : Quand l'histoire serait inutile aux princes, il faudrait la faire lire aux peuples. . . Nous emprunterons quelques considérations très-élevées sur ce sujet à M. le comte de Cosnac, l'auteur de Texcellent livre que nous signalons à l'attention des lecteurs sérieux, de tous ceux qui cultivent cette véritable et unique science devinatoire dont les secrets se trouvent dans les annales du temps passé (suivent des citations).

M. de Cosnac nous donne une histoire entièrement nouvelle de la Fronde, il nous la montre telle qu'elle fut, et bien différente de cette Fronde de convention telle que l'ont faite les historiens. Le lecteur est tout surpris de voir que ce mouvement d'apparence si frivole, où tout a finissait par des chansons, » n'était en réalité rien moins, dans ses aspirations et dans ses efforts, qu'une tentative très-sérieuse pou? établir chez nous le régime constitutionnel et représentatif. »....

Le NoBD (Bruxelles), 12 juin 1872; article do M. de Barthélémy:

« Le troisième volume des Souvenirs du règne de L(uis XïV^ par le comte de Cosnac, vient de paraître. Deux années au moins ont suspendu cette intéressante publication, que nous voyons continuer avec un grand plaisir C'est une histoire composée dans le genre des mémoires, avec beaucoup d'érudition, beaucoup de talent à tous les points

de vue et une grande fidélité historique Le volume s'ouvre par

l'étude d'une tentative très-sérieuse et peu connue de la noblesse de Poitou, plus ou moins soutenue par le clergé et la bourgeoisie, pour donner à la Fronde un dénoùmeiït pacifique et en môme tenips bien-

faisant en obtenant la concession d'institutions représentatives. Nous lisons ensuite un travail sur une faction populaire, révolutionnaire, existant à Bordeaux, dont les principes et les procédés ne différaient pas de ceux des communards de notre temps : ses membres avaient déjà dressé un plan d'incendie général pour Bordeaux. I^ troisième partie de ce livre se compose d'un ensemble de documents

presque tous inédits, sur divers épisodes de cette période Tout

son livre est plein de faits curieux et mérite les plus grands éloges. »

La DÉCENTRALISATION (Lyou), 15]uin 1872 :

«Ce qui distingue encore particulièrement ce troisième volume comme nouveautés liistoriques, consiste dans un récit circonstancié des troubles populaires de Bordeaux pendant la Fronde et dans un exposé complet d'une tentative do la noblesse do province pour tâcher de terminer la Fronde par Torganisation régulière d'un gouvernement représentatif. Les historiens, préoccupés surtout des prétentions politiques du parlement de Paris, ont négligé l'étude de ces aspirations qui plaçaient avec plus de logique la question débattue sur un ter^ rain bien autrement large et fécond. »....

Reme des questions historiques, livraison de juillet 1872; article de M. Georges Gandy :

a M. le comte de Cosnac continue dans ce troisième volume sa trèsintéressante étude sur la Fronde. Avant do poursuivre ses récits, il jette un coup d'œil sur le rôle de la noblesse en France, où il la montre, contrairement à l'opinion si généralement admise, nationale et dévouée aux libertés publiques dans les états généraux, abandonnant peu à peu ses privilèges et n'en conservant au iviii* siècle que ce qu'il fallait pour les rendre impopulaires, parce qu'ils n'étaient plus en harmonie avec ses anciens services. Il nous fait voir en même temps la bourgeoisie grandissant à côté de la noblesse, cumulant les privilèges^ prenant des fiefs en roture, manifestant contre les ordres supérieurs un antagonisme d'autant plus ardent qu'à mesure que sa condition sociale s'élevait, elle sentait son ambition s'accroître dans la même proportion que son esprit libéral faiblissait sous l'influence d'une mesquine jalousie. »....

La DISCUSSION (Limoges), 21 avril 1873 :

« Ce qui distingue encore le troisième volume comme nouveautés historiques consiste dans la tentative qui fut faite de transférer h Limoges le parlement de Bordeaux. »....

Courrier du Berry, 2 juin 1873 :

« Un épisode enfin qui intéresse notre province du Berry est le récit de la destruction, en 1651, de la grosse tour de Bourges, après l'entrée du roi et la fuite du prince de Conti au château de Montrond où il conduisit prisonnier Claude Biet, maire de Bourges. »....

SUR CES SOUVENIRS DU RÉGNE DE LOUIS XIY. 477 U1110N9 articles de M. Marius Sepet :

28 mai 1873.

« C'est, il faut le reconnaître à son goût évident pour les antiquités nobiliaires et à Tétude assidue qu'il en a faite, que M. le comte de Ckwnac a (iù de pouvoir démêler, avec une rare sûreté de main, Téchereau embrouillé des parentés entre les familles qui figurent dans

aes récits Il a trouvé, notamment dans Thistoire de maisons alliées

à U sienne, Toccasion d'épisodes d'un intérêt à la fois historique et romanesque, et de descriptions très-réussies. Je citerai, par exemple, rbistoire de la vicomte de Turenne, passée de maison en maison jusqu'à la famille des La Tour d'Auvergne qui eut le duché de Bouillon, et dont sortit le grand Turenne

« L'histoire faite sur pièces et sur pièces inédites, comme la comprend M. de Cosnac, mérite toujours à mon sens les remerciements de la critique, surtout quand les documents sont mis en aussi grande abondance sous les yeux mômes du lecteur, et que l'auteur le fait ainsi pleinement profiter de ses découvertes. La récompense de cet amour de la recherche et de ce soin consciencieux, c'est qu'on ne pourra plus travailler sur la Fronde, je dis sérieusement et honnêtement, sans se servir du livre de M. de Cosnac et sans le citer, u....

12 juillet 1872.

• Il y a en lui (M. de Cosnac) un artiste au service d'un érudit pour illustrer ses recherches et les rendres agréables aux gens du goût et aux hommes du monde. Ce mot d'artiste exprime bien ma pensée; l'auteur des Souvenirs me paraît un habile distributeur de scènes et de personnages, d'ombre et de lumière, et de couleurs. Il ne veut pa»» seulement faire comprendre, il veut faire voir ce qu'il raconte; il s'adresse à l'imagination en môme temps qu'à l'intelligence. »..«.

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