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siens, nous avons écrit et fait imprimer deux Mémoires, l'un relatif à tabrogaiion des lois de septembre^ T autre en faveur de la décentralisation administrative; ce dernier, livré en même temps à la publicité, en 1844, sous forme de brochure % obtint du journalisme un accueil encourageant et flatteur. Quand la Conférence d'Orsay eut disparu, comme disparaissent avec non moins de facilité des institutions que les hommes estiment plus durables, nous publiâmes, après la révolu* tion de 1848, pour combattre les idées antisociales qui menaçaient la relig^ion, la famille et la propriété, un livre intitulé : Questions du jour. République y Socialisme et Pouvoir^ ^ dont plus d'une considération serait de circonstance encore. Avec le calme qui renaissait en 1852, nous fîmes paraître les Mémoires^ de Daniel de Gosnac. En 1860, lorsqu'une violente attaque étcdt dirigée contre le pouvoir temporel du souverain pontife, avec l'intention secrète d'anéantir son pouvoir spirituel , nous sommes entré dans la lutte par un écrit intitulé : Question romaine. Croisade^.
Depuis cette date, si nous avons collectionné des matériaux, nous n'avons publié que quel-
* Dentu ^ éditeur.
' Lecou , éditeur.
• Renouard^ éditeur.
^ DouDiol^ éditeur.
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ques articles épars sur diverses questions^ n'ayant jamais eu d'autres prétentions que de nous porter d'abord du côté où nous pouvions croire que nous accomplirions les travaux les plus utiles. L'agriculture, qu'il faudrait non-seulement rendre prospère, mais remettre en honneur, pour moraliser, pour décentraliser, pour foire de la vie des champs la vie la plus heureuse et la plus considérée que puisse ambitionner autant l'ouvrier qui vit de son labeur que l'homme plus fovorisé de la fortune qui vit de ses revenus, l'agriculture a pris une partie de nos loisirs et nous avons recueilli quelques palmes sur cette voie : entre autres succès, concurrent à la prime d'honneur dans le département delà Gorrèze, en 1864, pourles améliorations agricoles de notre terre du Pin, nous avons obtenu la seule médaille d'or, grand module, décernée après la prime d'honneur, médaille qui devenait en réalité la première récompense donnée aux agriculteurs concourant avec leurs seules forces, la prime d'honneur ayant été attribuée à une ferme-école subventionnée par rÉtat. Nous avons aussi théoriquement abordé avec notre plume les questions agricoles par des articles insérés dans le Journal d agriculture pratique.
Porté par beaucoup de nos concitoyens comme
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candidat à la députation en 1857, nous échouâmes en présence d'une candidature officielle, et nous n'en avons pas moins exercé avec dévouement une sorte de mandat libre pour des questions intéressant notre département, mandat donné même par des délibérations de conseils municipaux, pour tâcher d'obtenir en faveur du département de la Corrèze et de plusieurs cantons de celui de la Haute-Vienne une part plus équitable dans la répartition des voies ferrées indispensables aujourd'hui à la prospérité de l'agriculture comme à la prospérité de l'industrie. Nous avons défendu, par nos écrits et notre parole, ces intérêts devant le Comité consultatif des chemins de fer, et nous conserverons, comme un titre de noblesse nouveau à transmettre à nos descendants, une délibération qui nous a été envoyée, en 1865, par le conseil municipal de la ville d'Uzerche, pour nous remercier de notre zèle et de la persévérance de nos efforts : une contrée tout entière, dépossédée du transit immémorial de Paris à Toulouse , contrée dont les ressources fécondes ne demandaient qu'à être développées, leur eût fliérité un succès plus heureux. Enfin, président de la Commission d'ag^riculture du comité départemental de la Corrèze pour l'Exposition universelle de 1867, nous apportons notre part de soins au succès
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(le cette lutte grande et pacifique à laquelle est convié Tunivers tout entier. Partag'eant notre vie entre Paris et la Gorrèze, en chaque lieu nous exerçons des fonctions publiques aussi modestes que désintéressées, car l'amour de la patrie est la première des affections politiques dans le cœur d'un Français, et nous pensons que l'on ne doit pas, par une abstention systématique, refuser ses services à son pays. D'un côté, membre d'un conseil municipal rural, de l'autre, depuis longues années, officier de la g^rde nationale de Paris, nous croyons que l'antagonisme entre les classes élevées et les classes inférieures repose sur des malentendus : quelle que soit l'accessibilité des hautes classes pour les hommes intelligents des classes inférieures, comme cletôses chacune doit rester à sa place ; toutes ont besoin de se donner un réciproque concours ; les unes sont la tête , les autres sont les bras ; les unes comme les autres ont leur rôle marqué par la Providence dans l'économie sociale; et, dans notre étroite sphère, nous nous sommes appliqué à des rapprochements. Lorsque, en 1862, pour nos modestes services, le général marquis de Lawœstine, au nom de l'Empereur, a placé sur notre poitrine la croix d'honneur, nous avons senti une reconnaissance vraie et nous avons été fier