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impossible, et ce n*est cependant pas une histoire dans l'acception ordinaire de ce mot, que nous publions. Dans une histoire, entre l'importance des faits et la long^ueur du récit qui leur est consacré, il doit y avoir des proportions harmoniques; dans notre œuvre, dont le but est de mettre plus particulièrement en relief certaines parties du règ^ne du g^rand roi, celles surtout qui sont restées les plus ig'norées, nous ne pouvions suivre cette règ*le. Les g^rands faits seront sans doute consig*nés à la place qu'ils doivent occuper, mais souvent par une analyse rapide, tandis que des faits plus secondaires mais intéressants seront développés. Notre œuvre, dans son mode de rédaction, tiendra donc à la fois de l'histoire et des mémoires, mais plus encore du second g^enre que du premier.
Lorscjue nous nous sommes arrêté au parti de publier ces Soifvenirs, trop riche de matél'iaux pour une seconde édition des Mémoires de Daniel de Cosnac^ nous l'étions moins pour une œuvre qui comportait une plus vaste étendue; nous nous sommes donc livré à des recherches nouvelles. Nous les avons faites dans les manuscrits des bibliothèques de Paris, mines d'or trèsexplorées, mais où l'on peut rencontrer encore (|uelques paillettes oubliées du précieux métal; les Archives de l'Empire, sur la demande que
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nous en avons faite à M. le comte de Laborde, directeur, nous ont ouvert aussi leurs précieux arcanes; enfin un jeune ami, capitaine d'état major attaché au ministère de la guerre, M. le comte de Locmaria, nous ayant dit un jour que ce ministère renfermait un dépôt d'anciennes archives, M. le g^énéral Blondel, directeur, nous a gracieusement autorisé à les compulser.
A Bordeaux, nous avons fait également des investigations; elles ont été moins heureuses, bien que nous nous plaisions à constater le bienveillant concours que nous ont offert M. Gorgères, le respectable conservateur de la bibliothèque, et M. Delpit, membre d'une société savante de cette ville. La bibliothèque de Bordeaux ne possède aucuns manuscrits du temps vers lequel nous dirigions principalement nos recherches, la Fronde, époque où cette ville a joué un rôle des plus importants. Les registres du parlement correspondant à cette époque ont eux-mêmes disparu ; Louis XIV les fit anéantir pour effacer, s'il eût pu , jusqu'au souvenir d'un temps où l'exercice absolu de l'autorité souveraine avait été contesté. La préfecture possède un dépôt considérable d'archives, mais les préposés à sa garde, à part les pièces les plus modernes, ignorent eux-mêmes son contenu; nul fil conducteur n'existe pour