M. EDOUARD LABERGE, DÉPUTÉ DE CHATEAUGUAY
Une anecdote peindra l'homme.
Lors de l'ouverture du Parlement Provincial, et au début de la première session, Son Ex. le Lieutenant Gouverneur convia à un grand bal officiel tous les membres de la Législature. M. Laberge reçut sa carte d'invitation comme tous ses collègues. Seulement soit mépriso, soit oubli, l'invitation se trouvait rédigée en anglais. Le député do Châteauguay renvoya la carte à l'adjudant de service, assurant ce dernier qu'ignorant la langue anglaise, il serait obligé de faire traduire cette communication en français.
Le patriotisme de M. Laberge n'a rien d'exclusif ; mais lorsqu'on a l'honnetu' de représenter le comté qui fut, en 1812, le boulevard de l'indépendance du pays, on a le droit d'être chatouilleux et de montrer certaines susceptibililés. Le député de Châteauguay est un de n,)s habiles médecins, et la santé florissante dont il jouit doit le recommander auprès des malades beaucoup mieux que les diplômes de toutes les facultés réunies.
Son entrée dans la vie politique date des dernières élections générales. [1 soutint, à cette époque, une lutte assez vive contre deux candidats. L'un, M. Taillefer, son adversaire pour la Chambre locale, n'obtint que quelques voix au-dessus du tiers des votes ; l'autre, M. Ramsay, aujourd'hui juge à Beauharnois, dut céder la place à l'Hon. M. Holton, à qui M. Laberge donna son concours et son appui pour le siège des Communes.
M. Laberge tient, par la fermeté de ses convictions et l'influence
innf n \nm\ uiiG cles premières places dans les rangs de l'opposition, in ilerdire que saùliche et loyale nature songe avant tout avix Sihles in érô ts du pays. La colonisation de nos terres n'a pas d a- ItiveïluV^^^^^^^ ^^^ n^^^ie^^ de« populations de nos cam-
naLnes l'I mis au fait des besoins de cette classe. Aussi, quand vint
dépensées pour les timbres-postes des papiers ^t f ocumen^s^
np hnntp taille de formes très amples, le front decouveu, ^e sum metVe la tête dégarni de cheveux, l'œil' profond, le visage plem, M Lat^geal'a^^ et le geste tranquille de tous les hommes surs
àe leur force.
Dr.
PtUlions.—'i.
S. ilu 12 Fév. pour, S. du 13 " contre,
Pi'tilions. — 6
LABERGE, [OOd.—Capl. TAILLEFER,
Votes.
bill marchand. S. du 19 Fév. pour,
amend. Carter.