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Souvenirs inédits sur l'abbé Painchaud

L'abbé Painchaud, ^ a composé, deux pièces de vers dont l'une, la suivante, à l'occasion de l'anniversaire de la naissance de sa nièce et filleule, Marie Virginie Ahier, devenue plus tard Mad. Vital Têtu.

1 — Curé de Sainte-Anne de la Pocati?*rp donnis le dix-sept sontemhre 1S14 jusqu'au iieui icvriof iS.Jo, épuiiucde sa mort. M. Paincliaud fonda le collège de Ste. Anne de la Pocatière en 13-37.

Je reproduis textuellement l'orthographe du curé rainchaud.

A Mademoiselle Virginie Ahier le jour anniversaire de sa naissance.

Air : heurepx KxrAXT, etc.

" De Virginie c'est la naissance " Qui nous amenne dans ce jour ; '• Célébrons là dès son enfance, " Elle nous paiera de retour.

" A pareille heure, même journée " Ici comme prêtre accourant, " Virginie hélas nous est née " Me dit le Père tout tremblant.

'■ Le noir destin de ses allarmes *•' Avait déjà rempli ces lieux, " De toute part coulent les larmes '• Au ciel on adresse des vœux.

" Comme l'aurore rougissant^e, " Chasse les ombres de la nuit :

" Dès que Virginie naissante " Parait, tout le chagrin s'enfuit.

" Dès ce moment, comme la Rose " Règne seule parmi les fleurs, *' Virginie à peine est éclose " Qu'elle règne sur tous les cœurs.

'■ Son Père l'adore, sa mère

" Semble souvt^nt la dédaigner ;

" Mais à tous les deux, elle est chère,

" C'e^t à qui saura mieux l'aimer.

'• Puisse la Parque favorable

" Pour toi filer des jours heureux !

" Puisse tes jours sans intervalle

■ Toujours être des jours joyeux.

•' Enfant chtric dès ton enfance,

' C'est ton oncle c'est ton Parrain, ' (^ui vient célébrer ta naissance,

■ Reçois le baiser de sa main ! "

L'autre poésie du curé Painchaud a été composée à roccasion du mariage de demoiselle Marie Luce Casgrain, une de.s filles du Seigneur de la Rivière-Ouelle avec

M. Philippe Panet. avocat de Québec, et devenu plus tard le juge Panet. C'était le quatorze juillet

Air : Tu tas rkmplir le vœc de ta texdressr

Quand Dieu créa le ciel, la terre et l'onde Un seul humain fut formé sous les ci eux. Ce seul humain fut ciuelque temps au

[monde Hélas lui seul (bis), il n'était pas heu-

[reux.

Donnons-lui donc une aimable corapa-

[g'ie, Se dit alors le Dieu de l'univers :

C^u'il soit heureux, oiseau de la campagne, A son bonheur (bis), unissons nos con-

[certs

Heureux amants que la vertu rassemble Et que le ciel à nos yeux vient d'unir, So3'ez heureux, vivez longtemps ensem-

|ble, A la vertu (bis\ ne cessez d'obéir.

" La sagesse nous ordonne de vivre au jour le jour. Les hommes en général sont plus malheureux du passé ou de l'avenir que du présent. Tout remettre entre les mains de Dieu et vivre content de son sort, voilà la sagesse sans laquelle il n'y a point de honheur.'^ (Extrait d'une lettre du curé Painchaud.)

Le presbytère do Sainte-Anne avait quelquefois la visite d'une tante du curé Painchaud, madame "Whitney née Painchaud et de l^lusieurs jeunes nièces de cette dernière, les demoiselles Painchaud de l'île aux Grues. Elles venaient passer quelque temps à Sainte-Anne,où elles étaient reçues

à bras ouverts par une jeune parente, Virginie Ahier, ^ élevée au presbytère et nièce de l'abbé Paincliaud.

Les jeunes filles conçurent un jour le dessein de jouer un beau tour à la tante Whitney. Il fut donc résolu que l'une d'elles se revêtirait du costume d'un collégien, puis on appellerait la tante et en sa présence le •prétendu écolier embrasserait les cousines. Ce qui fut dit fut fait. Le choix tomba sur Virginie Ahier qui s'habilla en conséquence, et puis comme il avait été convenu, on fit venir la tante et alors Vécolier se mit à courir après les jeunes

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