CHAPITRE XVIII
fait impossible de la voir deux fois sans l'aimer. Son esprit, son naturel, sa bonté, avaient je ne sais quoi de naïf dans son caractère qui me faisait l'appeler l'enfant de sept ans ; tout en elle me charmait, tout lui gagnait les cœurs ; et je ne veux pas que Ton croie ici que la tendre amitié que j'ai sentie pour elle m'engagea flatter sa mémoire. La princesse Kourakin est venue à Paris où elle est restée longtemps; madame de Bawr ^, M. de Sabran ^, M. Briflaut ', l'ont connue et ont été ses amis : ils peuvent dire si mes regrets m'aveuglent, et si la société n'a point perdu en elle un de ses plus aimables ornements.
> Aatenr de la Jolie comédie les Suites cTun bal masqua, EUc était née Alexandrine. Sophie Couiy de Cliampgrand et avait d*aiMrd été mariée au comte de Saîni-Simon, le célèbre Tondatcur de la religion sociale; mais l'étrangeté de caractère de ce dernier unena bientôt le divorce entre les époux. Redevenae libre do aa personne, madame de Cbampgrand épousa le baron de Bawr; elle Bn fut séparée pen de temps après son mariage par un horrible accident : M. de Bawr passait dans une rue de Paris en même temps f|u'iin de ces hauts et grande chariots, k un seul essieu, qui servent au transport des grosses pierre de taille et qui en était chargé ; Tessicu du chariot se rompit an moment où le baron de Bawr s^ trouvait tout auprès; il fut écrasé par la chute delà chai'gc de ce chariot. Madame de Bawr, née en 1172, est morte à Paris le 3i décembre 1800.
' Le comte de Sabran fut l'un des hommes les plus spirituels de sou temps. \\ a composé de très -Jolies fables.
' De r Académie française.