ACTE DEUXIÈME
Au moins, si vous allez au bal, quoi qui vous choque. Si quelque mot ou bien quelque regard se moque, Ayez l'air de ne pas vous en apercevoir. — Vous venez de Milan?
TROPPA.
Oui, j'arrive ce soir.
Avez-vous vu quelqu'un jusqu'ici?
TROPPA.
Non, personne Encor.
FIDELIiNE.
Continuez. La solitude est bonne.
Vivez chez vous. Le monde a ses ennuis. Souvent, Pour ma part, en plein bal, j'ai rêvé le couvent. Ne sortez plus. Il est des bonheurs dans l'étude. Vous lirez.
Je n'ai pas cette sombre habitude.
FIDELINE.
Vous n'êtes pas, au reste, abandonné de tous, Et plusieurs, dont je suis, prennent parti pour vous. Vous avez été mal pour moi dans cette affaire : Quand on est mal pour vous, j'aurais droit de me taire ; Mais je suis trop vengée et n'en voulais pas tant. On tombe quelquefois dans les pièges qu'on tend.
38 SOUVEiNT HOMME VARIE.
Je vous défends. C'est vrai que vous fûtes crédule; Mais un ami vous rendre à ce point ridicule!