ACTE DEUXIÈME
Oui, voilà votre part dans cette trame obscure. Être le masque à l'âge où l'on est la figure! Il ne vous a rien dit, je crois bien! vous auriez Rejeté votre rôle avec mépris! Riez. A seize ans! et jolie! Il n'a donc pas de honte? Mais riez donc ! Ne pas exister pour son compte, N'être qu'un instrumenta rendre un cœur jaloux. Écouter de doux mots qui ne sont pas pour vous, Quisait?répondreauxyeuxqui parlent pour uneautre. Comment trouveriez-vous ce métier? C'est le vôtre!
LYDI A, se fàcliant.
Tout le calme qu'on peut me demander, je l'eus ; Mais à la fin, madame...
FIDELINE.
Ah ! vous ne riez plus!
LÏDIA, ù elle-même.
Ce que Beppo m'a dit... ce pardon qu'il implore... Mais je ne croirai pas cependant...
FIDELINE.
Pas encore?
Vos yeux, sous le bandeau dont il veut les couvrir, Restent fermés? voici qui va vous les ouvrir ! Venez !
Elle la pousse vivement derrière un soele de statue. — Beppo entre, portant un sorbet et cherchant Lydia. — ïroppa, qui court après lui, le rejoint.