‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 117 sur 151 · IV.— SPA.— HISTOIRE · texte numérisé non relu

IV.— SPA.— HISTOIRE

Yon et de celle de madame de Tournon, ma dame JTionneur, et de dix filles à cheval avec leur gouvernante, et de six carrosses ou charriots où alloit le reste des dames et femmes d’elle et de moy. »

Il faut lire dans les Mémoires de Marguerite de Valois le récit détaillé de son voyage, de ses réceptions à Cambrai, à Valenciennes, à Mons, à Namur, à Huy^, k Liège, de son séjour k Liège et des « traverses que la fortune lui suscita k son retour. » Cette étude rétrospective, si intéressante qu’elle puisse être, n’est pas de notre sujet. Marguerite de Valois s’arrêta k Liège, où l’évêque la logea « en son plus beau palais, qui estoit le plus beau et le plus commode qui se pust voir, ayant plusieurs belles fontaines et plusieurs jardins et galeries, le tout tant peint, tant doré, et accommodé avec tant de marbre, qu’il n’y avoit rien de plus magnifique et de plus délicieux. » « Les eaux de Spa, ajoute-t-elle , n’estans qu’k trois ou quatre lieues de Ik, et n’y ayant qu’auprès un petit village de trois ou quatre méchantes petites maisons, madame la princesse de la Roche-sur-Yon fut conseillée par les médecins de demeurer à Liège, et d’y faire apporter son eau, l’asseurans'qu’elle auroit autant de force et de vertu estant apportée la nuict avant que le soleil fust levé. De quoy je fus fort aise, pour faire nostre séjour en lieu plus con>mode et si bonne compagnie.... Estant conviée ou par l’évesque (dit sa Grâce) ou par ses chanoines d’aller en festin en diverses maisons et divers jardins, comme il y en a dans la ville et dehors de très-beaux, j’y allay tous les jours, accompagnée de l’évesque, dames et seigneurs estrangers, comme j’ay dit, lesquels venoient tous les matins en ma chambre pour m’accompagner au jardin où j’allois pour prendre mon eau, car il faut la prendre en se promenant, et bien que le médecin qui me l’avoit ordonnée estoit mon frère, elle ne laissa toutefois de me faire bien, ayant depuis demeuré six ou sept ans sans me sentir de l’érésipèle de mon bras. Partant de Ik nous passions la journée ensemble, allans disnerk quelque festin,

Page 1