‹ Spa et ses environs itineraire descriptif et historiqueChapitre 130 sur 151 · IV.— SPA.— LES EAUX · texte numérisé non relu

IV.— SPA.— LES EAUX

musique, des fêtes de tout genre attirèrent bientôt tou.s les étrangers. Une lutte éclata entre les deux établissements rivaux. Elle ne se termina qu’en 1774. Le 26 janvier de cette année, le comte de Velbreck, prince-évêque de Liège, obligea les deux sociétés de fusionner , — ce mot n’était pas inventé alors, — en se réservant toutefois 30 o/“ sur les bénéfices. Le Waux-Hall , situé dans la rue de ce nom qui conduit à la Uéronstère, est un vaste bâtiment, entouré d’un charmant jardin et d’une belle cour où jaillit un immense jet d’eau. Au rez-de-chaussée se trouvent des offices, des remises spacieuses, de superbes écuries. Les salons nouvellement restaurés, mais dont des peintres maladroits ont gâté les délicieuses sculptures en bois, sont au premier : on en compte trois : l’un très-grand, où l’on pénètre par un escalier magnifique et où se donnent les soirées, les bals, les concerts; l’autre plus petit, plus riant, plus coquet, où se tiennent les jeux. De leurs nombreuses croisées on découvre une jolie vue.

La Salle IjCtoz a eu la même origine que le Waux- Hall. Elle fut construite en 1784 par une société qui n’avait d’aulre but que de contraindre celle de la Redoute à lui payer une grosse somme d’argent pour la déterminer à se désister de ses prétentions. Le mot de.chantage n’existait pas non plus. Un sieur Levoz était à la tête de cette société. Les deux sociétés se firent une guerre ignoble dans laquelle le sang coula, dit-on, plus d’une fois. Ce fut seulement en 1802 qu’elles signèrent un traité de paix préparé par le préfet du département de l’Ourthe. L’extérieur de la salle Levoz est plus que simple, mais ses salons l’emportent par leur grandeur et leur décoration sur ceux de la Redoute et du Waux-Hall. On y donne des fêtes brillantes pendant la saison. Un Gymnase pour les enfants a été établi dans le charmant jardin qui l’entoure.

Page 1