IV.— SPA.— STAVELOT
aux quatre fils Aymon ; il en porte quelquefois le nom. Après avoir eu un- grand nombre de propriétaires, il fut, au xvi* siècle, réuni aux autres domaines du roi, et démantelé par les habitants comme inutile. Son histoire n’offre rien de particulièrement intéressant. On jouit d’une belle vue du haut de ses derniers débris.
Stavelot et la cascade de Coo.
Deux chemins, l’un de voitures, l’autre de piétons, conduisent de Spa à la cascade de Coo. La route de voitures passe par Stavelot (1 che’val coûte 6 fr., une voiture à un cheval, 15 fr., à 2 chevaux, 25 fr.). On suit d’abord la route de Malmédy jusqu’à Francorchamps. Dans ce trajet on passe devant la Sauvenière et l’hippodrome, et, au haut de la montée, du milieu des fanges, on découvre un beau panorama. A la croix de Malchamps on laisse à dr. l’ancienne chaussée qui conduit à Stavelot, en traversant la vallée duRoanay et Neuville. Francorchamps est un v. de 1000 hab. env., situé à peu près à moitié chemin de Spa à Stavelot, c’est-à-dire à 1 h. 30 m. de ces deux villes et à 469 mèt. dans sa partie inférieure. Il doit son nom, Francorum Campus, à un camp de l’armée de Chilpéric et de Rainfroy, qui futdéfaite, en 768, par Charles Martel. Auparavant il s’appelait grand Pré. A\i sortir de Francorchamps on quitte la route de Malmédy, et , se dirigeant au S. O. sur la ramification qui sépare les vallées du Roanay et de l’Amblève, on laisse à g. Amermont, avant de descendre entre Herlinchamps (dr.) et le château de Malacord (g.) à 3 h. de Spa, Staxelot, V. de 5680 h., située à 311 mèt. sur la rive dr. de l’Amblève et sur les dernières pentesd’une montagne en partie couverte de bruyères. Elle fut autrefois la capitale de la principauté de ce nom (20 lieues de circonférence et 30,000 h.) dont Malmédy faisait partie et dont l’abbé, prince du Saint-Empire et comte de Logne était le chef temporel. Cette principauté, réunie à la France en 1793, fut plus tard incorporée dans le département français de l’Ourthe. Les événements de 1814-1815