IV.-SPA.— LA CASCADE DE COO. 1G
toure larivière renferme le v, dugrand Coo. Près de la cascade se trouvent le petit Coo, une chapelle, un moulin et des cafés restaurants. Malheureusement onyest assailli par d’affreuses mendiantes, qui veulent absolument jeter des chiens vivants dans la cascade pour divertir les touristes; car ces animaux ne meurent pas toujours des suites de ce bain forcé. Il est impossible de voir une population plus rapace, plus malpropre, plus cruelle, plus insolente. Il faut faire usage de sa canne pour s’en débarrasser. On ne comprend pas que le gouvernement belge tolère de pareilles infamies.
Le chemin, moitié de voitures, moitié de chevaux ou de piétons, qui conduit de Spa à la cascade de Coo, est plus intéressant que la route de voitures. On va d’abord à (.30 m.) la Géronstère, puis on prend à dr., sur la route do la Sauvenière, un sentier qui croise cette route. En 20 m. on traverse le bois et on entre sur la Fange. On appelle ainsi les pâtures et les bruyères qui recouvrent le sommet de la montagne que l’on gravit par une pente douce, et du haut de laquelle on découvre une fort belle vue. 10 m. après être sorti du bois, on laisse à dr. un sentier qui conduit à la Glaize et à la chapelle Ste-Anne, et bientôt on aperçoit devant soi la vallée du Roanay, dans laquelle on descend. Continuant à se diriger au S. , on atteint, en 20 m. , le ham. de Cour, au delà duquel on incline un peu au S. E. pour descendre, en 15 m., par un sentier assez raide, sur une pente boisée (belles vues), &\i Moulin du Ruy ou au Neuf Moulin. L’église St-Eustache, dont le clocher est couvert en ardoise, et qui s’élève, entre Roanne et Heilrimont, sur le versant opposé de la vallée, indique la direction à suivre. Quand on a traversé le Roanay, on monte à cette église, puis à (15 m.) Roanne, hani. près duquel on remarque quelques fragments d’une bonne route qui, à ses deux extrémités, aboutit à des sentiers. Le paysage devient de plus en plus pittoresque. On vient passer au-dessus du confluent du Roanay et de l’Amblève. Sur la rive dr. de l’Amblève, qui va se perdre
Ifi4 IV.— SPA.— LA GLEIZE.— QUAREUX.
entre deux belles montagnes boisées, le v. de la Gleize attire les regards. Enfin, près de la fontaine du Loup, on descend, au fond d’une gorge boisée, sur la rive dr. de l'Amblève, que l’on suit jusqu’à la cascade (1 h. env. de Roanne, (de 2 h. 45 m. à 3 h. de Spa pour un piéton qui fait 6 kil. à l’heure).
La Gleite et Torgnon.
Cette intéressante promenade (5 h. env.) ne peut se faire qu’à pied ou à cheval. On suit, jusque auprès de Cour (U. ci-dess. p. 16-3) le chemin de la .cascade de Coo. Al h. de Spa env. on laisse ce chemin à g. (on peut du reste passer aussi par Cour) pour descendre à dr. dans le vallon arrosé par le ruisseau de Cour, et remonter à (30 m.) Borgoumont, ham. qu’un autre ruisseau appelé Na Bonne, sépare de (30 m.) sa commune, la Gleize, paroisse de 1363 h. , située à 2 heures de Spa. — A la Gleize on quitte la direction du S. et l’on prend celle de l’O. On gagne en 15 m. la chapelle Ste-Anne, chapelle fort ancienne, agrandie en 1666, et d’où 15 à 20 m. suffisent pour atteindre Stoumont , commune de 570 h. De Stoumont on peut descendre, par le moulin de Targnon (30 m. aller et retour), sur les bords de l’Amblève, qui offrent de beaux paysa ges. On revient à Spa par la Croix des Bruyères, la ferme de Brouremme, à dr, (45 m.) le v. de Desnié, (15 m.) TUinamplanche et (15 m.) le Marteau, qui n’est qu’à 20 m. de Spa.
Le Trou «le Quarenx.
Cette autre promenade (de 4 h. 30 m. à 5 h. , aller et retour), préférable encore à celle qui vient d’être indiquée, ne peut se faire également qu’à pied ou à cheval. On va d’abord au (20 m.) Marteau, d’où l’on gagne (15 m.) le ham. de Winamplanche. L'eau rouge ou le ruisseau de W'inamplanche descend du ham. de Mont Cras ou Mon Crasse. On le laisse à g. pour gagner, par (15 m.) Fagne- .Maron, (15 m.) le ham. de Vert Buisson. De ce ham. on se