I.— DE PARIS A SPA.— HÜY
avantageuses, ne furent reconstruites qu’en 1815. La citadelle domine la ville et le cours de la Meuse ; mais elle est dominée elle-même par les hauteurs environnantes.
Huy, qui a vu naître quelques célébrités belges, a vu mourir, en 1115, Pierre l’Ermite, le premier prédicateur des croisades, qui avait fondé à Huy un couvent appelé Neufmoustier, de l’Ordre de Saint Augustin. On montrait autrefois son tombeau dans une grotte, sous la tour de l’église de son monastère.
Si l’on interroge un habitant de la contrée sur les merveilles de Huy, aussitôt il citera, dans le dialecte qui lui est propre, li pontia, li rondia, li bassinia , — le pont sur la Meuse, la rose de la collégiale, la fontaine de la Grande- Place. ,
Le pont fut construit en 1294 et coûta 6600 livres. Les Français, sous le commandement du maréchal de Villeroi, le détruisirent en 1693. Il fut rétablit aussi magnifiquement qu’auparavant en 1714. Il est bâti en pierres de taille et réunit les deux quartiers de la ville. Les arches, au nombre de sept, ont une hauteur de 138 mèt. au-dessus du niveau du lit de la Meuse ; leur diamètre varie de 16 à 18 mèt. de largeur et de 12 mèt. de longueur.
La rose de la collégiale est d’une élégance qui lui a valu d’être comparée, sinon préférée môme aux roses si vantées du dôme de Plaisance et de l’église deSaint-Zénon àVérone. Elle décore la façade antérieure de l’édifice, le plus beau des monuments religieux de style ogival secondaire que possède la Belgique. Les fondements de cette église furent jetés, le 15 mars 1311, sur l’emplacement de l’église construite au xv« siècle par l’évêque Théoduin, qui avait rebâti de fond en comble l’antique chapelle érigée à la Vierge par Saint Materne. On ignore à quelle époque elle fut achevée; le millésime inscrit sur la voûte de la grande nef atteste que cette voûte, celle du chœur et des transsepts furent reconstruites en 1523 et 1526; à la suite, sans doute, de l’incendie qui consuma l’église en 1499. L’extérieur, plus que simple, n’est pas digne de l’intérieur, qui figure une