I.— DK PARIS A SPA.— LIÈGE
étonnement à la vue de ce séjour très-magnifique, accompagné de très-belles fontaines et de plusieurs jardins et galeries, et le tout tant doré et accompagné de tant de marbres, qu’il n’y a rien de plus riche et de plus délicieux. » En 1734, un incendie détruisit toute la partie qui se trouvait située sur la place St-Lambert, et l’évêque Georges Louis de Bergh la fit rebâtir en 1737. Abandonné en 1790 aux injures des hommes et du temps, ce remarquable édifice devint, après la révolution de 1830, le sujet d’un long procès entre la province et le gouvernement. Enfin, un arrêt de la cour de Liège, en date du 16 février 1842, confirmé par la cour de cassation, le 12 juillet 1844, donna gain de cause au gouvernement. D’importants travaux de restaurations furent entrepris, en 1848, sous la direction de M. l’architecte Delsaux, qui a terminé, en 1852, Vhâtel du gouvernement provincial, construit dans le style primitif, du côté N. La partie la plus intéressante du palais de justice est la première cour, autour de laquelle règne une galerie couverte formée par soixante colonnes en pierre, de styles divers (moresque, gothique, vénitien) et ornées de sculptures différentes (figures ou arabesques).
Sur la place St-Lambert s’élevait autrefois l’église du même nom, démolie par les Français vers la fin du siècle dernier.
La place St-Lambert se trouve située entre laplace Verte (à g. en regardant le palais de justice) et la place du Marché (à dr.). Laplace Verte est plantée d’arbres; sur la place du Marché, qui a toujours un aspect animé , on remarque trois fontaines. Celle du milieu (en marbre) est de Dcicour (1696). C’est, dit un écrivain liégeois, un hexagone posé sur un corps d’architecture, avec son archivolte, et supporté par des colonnes d’ordre toscan, formant six portiques ornés d’une corniche régnante, surmontée d’une galerie, qui embrasse une colonne d’un seul fût, et cette corniche est chargée de six bustes représentant six vertus. Sur la pointe de cette colonne, posée