I.— DE PAUIS A SPA.— FAUCIENNES
força de la faire sauter avant qu’elle fût terminée. — 10 ans plus tard , Louis XIV bâtissait la partie appelée entreville et la ville basse, qu’il entoura de fortifications. Depuis lors, Charleroi a eu le triste sort de toutes les places fortes; elle a été souvent assiégée, bombardée et prise.— Elle étouffe, faute de place, dans ses murailles, qui n’auraient pour elle, en cas de guerre, d’autre résultat que de la faire assiéger, bombarder etprendre. — De la station où viennent aboutir les chemins de fer de Bruxelles, Erquelines , Louvain, Namur, Couvin et Vireux , on remarque à g. une maison de détention construite en briques , de 1852 à 1851, dans le style gothique , d’après le système cellulaire.
En s’éloignant de la station de Charleroi, le chemin de fer décrit une forte courbe, traverse la route de Charleroi à Philippe ville, près du v. de Marcinelle (g.), puis une forêt de cheminées à Couillet, avant d’atteindre
293 kil. Chatelineau, v. séparé de Châtelet par la Sambre, et dont les cheminées ne sontguère moins nombreuses que celle de Couillet. On passe devant le château de Beaulieu entre cette station et celle de
29(3 kil. Farciennes , v. de 1500 h. Après avoir ensuite franchi la Sambre sur un pont de trois arches, précédé de beaux viaducs, on entre à peu de distance de Moignele'e, le premierv.de la province de Namur, dans une longue tranchée, au sortir de laquelle on remarque d’un côté une fabrique de soude, de l’autre, la manufacture de glaces établie dans l’ancienne abbaye de Ste - Marie d’Oignies. On voit plus de cheminées noirâtres que de « riants coteaux couverts d’une belle végétation » quoi qu’en aient pu dire certains Guides belges, estimables d’ailleurs et contrefaits par certains Guides français, — phénomène assez rare pour mériter une mention. La vallée de la Sambre n’est encore pour ainsi dire qu’une vaste plaine où les champs alternent avec les prairies. On franchit plusieurs fois la rivière, qui fait de nombreux détours.
301 kil. Tamines.
303 kil. Auvelais.