VIII PRÉFACE
grand nombre des espèces et des individus qu'elle renferme, mais encore par les types envoyés, de diverses contrées, à Fauteur du speciesdes Carabiques. Celle du Muséum de Paris, dont l'importance augmente chaque jour, renferme la plupart des Coccinellides mentionnées dans les grands voyages, publiés en France, depuis quelques années, avec le concours ou aux frais du gouvernement.
D'autres conservateurs, dans une même pensée d'intérêt pour la science, m'ont donné des témoignages de confiance aussi honorables. Ainsi, M. Schioedte, que son esprit observateur a placé au rang des premiers entomologistes, M. Ménétriés, dont les savants voyages ont popularisé le nom, M. Ch. Bohéman, l'associé des glorieux travaux de Schoenherr, m'ont permis de mettre à profit les Coccinellides des Muséums de Copenhague , de St-Pétersbourg et de Stockholm : le premier, montre encore avec orgueil une partie des espèces décrites dans les ouvrages de Fabricius ; le second est précieux par les moissons entomologiques recueillies par divers voyageurs, dans les nombreuses provinces de cette Russie asiatique qui sert de limites à vingt royaumes; le troisième est riche surtout des découvertes faites , il y a quelques années , dans le pays de Natal et pris du cap de Bonne-Espérance, par l'intrépide voyageur, M. Wahlbcrg.
Un séjour de quelques semaines en Angleterre m'a offert de nouveaux et riches matériaux ; j'ai pu examiner, à la Société linnéenne, les types laissés par le Piine du Nord, cet immortel Père de la science, et les individus décrits par Fabricius, dans la collection de Banks. Au Muséum britannique, où sans cesse affluent des envois d'insectes, j'ai vu les Coccinellides de la Faune de l'Amérique du Nord, du R. W. Kirby, et la plupart de celles indiquées par M. Hope dans lesMiscelianées de M. ÇJray. A la société zoologiquc, j'ai pu visiter les cartons reçus par celle compagnie de diverses parties du monde. Toutes les façi-