‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 116 sur 234 · PI. XVII · texte numérisé non relu

PI. XVII

ÿ Téte ovale. Epistome grand, triangulaire, peu convexe. Arôûtes frontales courtes, parallèles, assez distantes l'une de l’autre. Aire frontale presque indistincte. Mandibules assez étroites, à peine élargies à l'extrémite, dentées à leur bord terminal.Palpes maxillaires de 4 articles ; palpes labiaux de 3 articles. Antennes de 11 articles ; scape n'atteignant pas le derrière de la tête ; funicule robuste. ses articles ? et suivants transverses, les trois derniers formantune massucépaisse,dontle dernicrarticle est notablement plus long que les deux précédents réunis (fig.5).Yeux de grandeur moyenne, situés vers le milieu des bords latéraux delatéte. Chez quelques individus on aperçoit des traces d'ocelles. Thorax assez plan en dessus ; transversalement mais peu profondément sillonné entre le mesonotum et le metanotum ; ce dernier armé de deux dents robustes, dirigées cnarrière. Premier article du pétiole court, sans partie cylindriqueen avant, épaissi en dessus en forme de nœud anguicux:secondarticlenodiforme, armé en dessous d’une forte épince dirigée en bas et un peu en avant (fig.6). Abdomen ovale, recouvert presque en entier par son

premier segment.

® Caractères de l’ouvrière. Thorax étroit, metanotum bidenté. Pétiole conformé comme chez l'ouvrière, mais son premicrarticle est encore plus court ct plusépais en avant. Ailes avecune cellule cubitale et une cellule discoidale ; la nervure transverse s'unit à la nervure cubitale à son point de partage. Taille à peine supé-

rieure à celle de l’ouvrière.

o* Inconnu.

FAM. MYRMICIDÆ. — ?° G., FORMICOXENUS. 271

L'insecte qui, à lui seul, constitue ce genre, est décrit par tous lesauteurs modernessous lenom deStenamma Westwoodi Westw., par suite d’une confusion que je vais tâcher d'expliquer.

En 1840, Westwood (234) figura assez exactement et décrivit, d'une façon sommaire mais parfaitement reconnaissable, sous le nom de Sltenamma Westwoodi, Stephens (in litt.), une petite Myrmicide dont le mâle seul lui était connu. Ce même insecte fut décrit ànouveau,et d'une manière plus complète, par Foerster (55) en 1850, sous le nom de Myrmica debilis. Plus tard, en 1852, Schenck (199), sans rappeler la description originale de Westwood, donna la Myrmica debilis Foerst. comme mâle à une fourmi dont l’ouvrière et la femelle avaient été publices par Nylander, en 1846 et 1848 [166 et 167), sous le nom de Myrmica nitidula, et dont Foerster avait décrit à nouveau la femelle en 1850 (55;, sous la dénomination de Myrmica læviuscula. En 1855 Mayr (139) fonda sur la Myrmica nitidula, qui vit exclusivement dans les nids des Formica rufa et pratensis, son genre Formicoxenus, et, en 1856, Nylander {170) fit observer que le mâle n'était autre que la Stenamma Westwoodi de Westwood. Depuis lors tous les auteurs, Smith, Mayr, Forel, Saunders, ctc., restituèrent à cette fourmison nom primitif de Slenamma Westwoodi, et c’est ainsi que la jolie petite commensale de la F. rufa est aujourd'hui encore en possession de ce nom usurpé.

N'ayant eu moi-même, pendant longtemps, que l’ouvrière et la femelle de cet insecte, je les avais placées dans ma collection avec cette même étiquette, et je restais plein de confiance en la décision de mes devanciers. Mais, dans ces derniers temps, il me tomba entre les mains un mâle pris au vol et que je déterminai facilement, d'après Mayr ct Forcl, comme étant celui de la Stenamma Westwoodi. Toutefois l'absence totale de rapports entre la structure de ce mâle ct celle de ses prétendues Ÿ et ? ne ime satisfaisait pas ct je lui trouvais, au contraire, une frappante analogie avec une autre fourmi appartenant à un genre bien différent, la Myrmica lippula Nyl., sur laquelle Mayr avait fondé son genre Asemorhoptrum. Le mâle de ce dernier genre n'étant décrit nulle part, je ne pouvais m'assurer de lx vérité et changer en certitude mes graves présomptions.Je savais que M. von Hagens avait capturé le véritable mälede l'Asemorhoptrum

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en compagnie de ses ouvrières, et je me décidai à recourir à ce naturaliste distingué pour avoir des renseignements positifs sur l'état civil de cet insecte. M. von Hagens me répondit très courtoisement et eut de plus l’obligeance de m'envoyer en communication l'exemplaire même qu'il avait recueilli avec les neutres. Son examen confirma pleinement mon opinion préconçue et il est maintenant tout à fait hors de doute que le mâle décrit par Westwood appartient à l’'Asemorhoptrum lippulum, et qu'en conséquence, le nom de Stenamma Wesiwoodi ayant la priorité, celui d'Asemorhoptrum lippulum doit passer en synonymie.

Quant à l’insecte connu à tort aujourd’hui sous le nom de Stenamma Westwoodi, il doit reprendre celui de Formicoxenus nitidulus, sous lequel ila été décrit pour la première fois, comme je l'ai indiqué plus haut.

Le mâle du Formicoxenus est encore à découvrir, et, bien que : tout récemment, en 1880, Sir Edward Saunders (195) ait décrit les mâles des deux genres (Stenammaet Formicoxenus), j'aipu, gràce à l’obligeance des possesseurs des types qui ont servi à ces descriptions, me convaincre que ces mâles sont les mêmes ct se rapportent tous deux à la Stenamma Westwoodi (ancien Asemorhoptrum). Le véritable mäle du Formicoxenus doit ètre, d’ailleurs, très différent du précédent, car les ouvrières et les femelles de ces deux genres n’ont absolument aucun rapport entre elles.

Ce qui a pu produire la confusion que je viens d’essayer de dissiper, c'est probablement ce fait que, si les Formicoxenus vivent constamment dans les fourmilières de Formica rufa et pratensis, les Stenamma ([Asemorhoptrum) s'y rencontrent aussi fort souvent, comme l'ont constaté Smith, Schenck, von Hagens et d’autres. Il est donc supposable que Schenck qui, le premier, a opéré l'assimilation erronée, aura cu entre les mains un mâle trouvé dans une fourmilière de F. rufa avec des ouvrières de Formicoxenus, et que cette similitude d'habitat l'aura fait conclure à l’unité spécifique des sexes rencontrés ainsi dans les mêmes

conditions.

FAM. MYRMICIDÆ. — 3° G., MYRMECINA 273

Ouvrière

Variant du jaune rougeàtre au brun rouge, avec l’1bdomen presque enentier d’un brun noir. Pubescenceet pilosité presquenulles.Corpslisse et'très luisant. Long. 2? 1/2-3 1/3%",

1. Nitidulus, Nyz. (Fig.3) ParRis: Europe septentrionale et centrale.

Cette espèce vit exclusivement dans les nids des Formica rufa et pratensis, mais on ignore la nature des rapports qu’elle peut avoir avec ses hôtes. Tout ce qu'on sait, c'est que ces derniers la tolérent au milieu d'eux et paraissent la considérer comme un animal domestique auquel ils font à peine attention. On a aussi constaté que lors des migrations des F. rufa et pratensis, les Formicoxenussavent les suivre dans leur nouvelle demeure.

Les allures de cette fourmi sont vives, sa démarche est rapide et ses sociétés paraissent peu populeuses.

Femelle

Variant du jaune rougeâtre au brun rouge, avecle dessus de la tête et du thorax, ainsi qu'une partie de ses flancs et la presque totalité de l’abdomen d’un brun noir. Pubescence et pilosité presque nulles.Tout le corps lisse cttrèsluisant. Long. 3-3 1/2". 1. Nitidulus, Nyz. (Fig. 4)

Mâle

Inconnu.

3° GENRE. — MYRMECINA, Curris mopuanë, nzos, fourmi

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