PL XIX
© Tete quadrangulaire. Epistome convexe, triangulaire
(1) Par allusion aux palpes maxillaires de 4 articles.
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arrondi en arrière; son bord postéro-latéral contourné et relevé entre les arêtes frontales et l'articulation des mandibules, formant une arête-saillante qui limite antérieurement les fossettes antennaires ; son bord antérieur n'est pas relevé, mais, au contraire, infléchi. Arêtes frontales droites, un peu divergentes en arrière ; tantôt elles finissent au niveau des yeux, tantôt elles se continuent postérieurement, de facon à limiter des fossettes antennaircs peu profondes et aussi longues que le scape des antennes. Aire frontale indistincte. Mandibules larges, dentées à leur bord terminal. Palpes maxillaires de 4 articles; palpes labiaux de 3 articles. Antennes de 12? articles (de 11 chez quelques espèces exotiques) ; scape assez long, atteignant presque le derrière de la tête; funicule avec les articles ? et suivants courts; les trois derniers formant une massue assez épaisse et qui est à peu près aussi longue que le reste du funicule; le dernier article est plus long que les deux précédents réunis {fig.4).Yeuxdegrandeur moyenne.Thorax court.haut,un peuarqué d'avantenarrière, à peine impressionné entre le mesonotum et le metanotum ; pronotum avec les épaules anguleuses et bien marquées; metanotum armé de deux dents généralement courtes et pouvant même être réduites à un petit tubercule à peine distinct. Premier article du pétiole cylindriqueen avant, nodiforme en arrière; second article nodiforme et plus large que long. Cuisses intermédiaires et postérieures fusiformes; éperons simples. Abdomen ovale. Poils du corps filiformes, aigus à l'extrémité.
? Tête et pétiole conformés comme chez l'ouvrière. Thorax déprimé en dessus; metanotum armé de deux épines ou de deux dents qui sont ordinairement plus longues que chez l’ouvrière. Ailes avec une cellule cubitale et une cellule discoidale, la nervure transverse s’unit à la nervure cubitale à son point de partage. Taille plus grande que celle de l’ouvrière et quelquelois énorme par rapport à cette dernière.
o* Mandibules aplaties, dentées à leurbord terminal. Antennes de 10 articles (fig. 5); scape plus court ou pas plus long que les deux premiers articles du funicule réunis; funicule filiforme, son premier article beaucoup plus court que lesecond, celui-ci aussi long que les trois suivants réunis, les autres subégaux, sauf le
dernier qui est plus long. Mesonotum marqué de deux sillons convergents. Metanotum oblique, presque inerme ou faiblement bidenté. Ailes comme chez la femelle. Taille un peu inférieure à
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celle de cette dernière.
al r .
Ce genre renferme une quinzaine d'espèces répandues dans le
monde entier et dont plusieurs sont cosmopolites.
Arêtles frontales assez courtes,s’étendantseulement jusqu’au niveau du bord antérieur des yeux. Variant du brun noir avec les mandibules, les antennes, les articulations des pattes et les tarses plus clairs, au rougeatre ou au jaune clair, en passant partoutes les teintes intermédiaires. Les exemplaires typiques, du Nord et du Centre de l’Europe, ont la tête et le thorax longitudinalementet fortement striés, le pétiole rugueux et l’abdomen lisse et luisant ; mais, dans les contrées plus méridionales, la sculpture se modifie ou s'efface plus ou moins jusqu’à disparaître presque complètement, surtout sur la tete etle pétiole quisont alors lissesou presque lisses. Le metanotum est armé de deux dents variables de taille, mais toujours assez courtes et dirigées en haut et en arrière. Long. 2? 1/3-
33/40, 1. Cæspitum, L. (fic. 1).
Parrie: Europe, nord de l'Afrique, Asie, Amérique du Nord.
Cette espèce, l'une des plus répandues, se trouve à peu près partout ; elle affectionne particulièrement les prairies et s'établit rarement dans les bois. Ses nids souterrains sont très souvent surmontés d'un dôme macçonné et fréquemment accompagnés de petits ddmes secondaires ; elle habite aussi sous les pierres, dans les interstices ef au pied des murs ; rarement elle s'installe dans les vieux troncs.
C'est une fourmi robuste el très courageuse ; elle cultive peu les pucerons, bien qu'on en trouve sur les racines qui traversent son nid, mais elle ne pa-
nu
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rait pas aller les chercher au dehors. En Algérie et probablement dans le midi de l’Europe, elle fait des provisions de grains qu’elle entasse dans des cases spéciales de son habitation. J'ai recu d'Oran un grand nombre d'individus appartenant à la forme typique et dont les greniers contenaïient, au mois de décembre, une quantité de petites graines d’un jaune sale que je n’ai pu déterminer.
Les sexes aïlés s’accouplent en juin ou juillet.
On consultera avec intérêt, sur les nombreuses variations du T. cæspitum, deux notices de M. le D' Mayr publiées, l’une dans ses « Neue Formiciden», et l’autre dans ses « Formicides du Turkestan ». Je me bornerai à signaler ici les variétés les plus imporlantes,qui se relient d’ailleurs entre elles par une = foule de formes intermédiaires.
Var. meridionale Em. D'un roussâtre sale, dessus de la tête etde l'abdomen ainsi que tout ou partie des pattes plus ou moins rougeàtres ou brunâtres. Derrière de la tête transversalement ridé; le reste de la tête et ie thorax longitudinalemt striés, pétiole ruguleux, abdomen lisse et luisant. Dents du metanotum bien accentuées, un peu spiniformes. Taille petite (2-2 1/2m"). |
Cette variété, que M. Emery avait primitivement considérée comme espèce, est en effet l’une des mieux caractérisées par les stries transversales de son vertex qui ne se retrouvent ni dans la forme typique, ni chez les variétés suivantes. Je l'ai reçue d'Italie, de Corse et de Syrie.
Var. striativentre Mayr. D'un brun noir foncé ou d’un brun rougeûtre avec les joues, les mandibules, les antennes, les pattes e!souventl’extrémitéde l'abdomen plus claires. Tête, thoraxet pétiole fortement et longitudinalement striés, plus ou moins rugueux dans les intervallesdesstries. Premier segmentabdominal marqué, surtout à sa base, de stries longitudinales, régulières, fines et très serrées. Dents du metanotum variables, mais souvent transformées en épines assez longues et peu aiguës. Taille assez grande. Patrie: Turkestan, Nazareth.
Var. semilæve Nov. var. D'un jaune rougeûtre plus foncé sur la tête et le dessus de l'abdomen qui passent au rouge brunâtre. Tête et thorax longitudinalement striés ; pétiole et abdomen lisses et luisants. Dents du metanotum courtes. Taille pelite (2-2 1/27").
Cette variété qui parait méridionale est répandue
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dans toute la région méditerranéenne de l’Europe, de l'Afrique et de l’Asie.
Var. punicum Smith. Entièrement d’un jaune à peine rougeûtre, dessus de la tête et de l'abdomen parfois plus foncés. Tête faiblement et longitudinalement striée, au moins sur le vertex; pronotum et mesonotum presque lisses, face basale du metanotum finement et densément ponctuée ; pétiole et abdomen lisses et luisants. Dents du metanotum courtes,sillon méso-métanotal bien visible. Taille assez grande (3-3 1/2"). Palestine.
Var. inerme Mayr. D’un brun jaune ou d’un jaune brun avec la tête lisse et très luisante, sauf les joues qui sont longitudinalement striées ; dessus du thorax, pétiole et abdomen lisses et luisants ; le metanotum est très finement et très superficiellement réticulé et à peu près inerme ou muni seulementde deux tubercules à peine visibles.
Cette variété provient du Turkestan.
Arêtes frontales grandes, atteignant le vertex et limitant extérieurement des sillons antennaires peu profonds et aussi longs que le scape. 2
Premier nœud du pétiole visiblement plus large que long. D'un ferrugineux ou d’un roux plus ou moins jaunâtre ou brunâtre, dessus de l'abdomen noiràtre en son milieu. Tête et thorax longitudinalement ridés ; pétiole finement rugueux ; abdomen lisse et luisant. Metanotum armé de deux petites dents très courtes, pasplus longues quela largeur de leur base. Taillepetite. Long. 1 3/4-2 1/4mm, 2. Simillimum, Suirx.
PATRIE : Jaffa, Beyrouth, Aden, Cap de Bonne-Espérance, Java, Samoa, Antille Saint-Thomas et probablement les régions chaudes du monde entier.
Cette espèce s’est acclimatée dans quelques serres chaudes d'Angleterre, du Danemark et de la Silésie.
Premier nœud du pétiole pas plus large que long. D'un roux testacéavecl’abdomen noirûtre, souvent roussàtre à la base. Epistome et front longitudinalement striés ; vertex, côtés de la
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tête, thorax et pétiole réticulés ; abdomen lisse ct luisant. Metanotum armé de deux épines robustes etnotablementplus longues que la largeur de leur base. Taille grande. Long.
3 3/4-4mm, 3. Guineense. Fa.
Parme : Presqu'ile du Sinai, Inde, Ceylan, Philippines, Australie, Afrique, Amérique méridio-
nale, et probablement les régions tropicales
et subtropicales de tout le globe.
Comme la précédente, celte espèce a été importée et s'est acclimatée dans quelques serres chaudes d'Europe, notamment en Autriche et en Angle-
terre.
Femelles 1 Arêtes frontales assez courtes, s'étendant
seulement jusqu'au niveau du bord antérieur des yeux. D'un brun noir, avec les mandibules, les antennes et les pattes plus ou moinsrougeâtres ou jaunâtres. Les exemplaires typiques ont la tête et le thorax longitudinalement striés, sauf le scutellum etle mesonotum qui sont ordinairement lisses et luisants ; nœuds du pétiole fincment rugueux ; abdomen lisse et luisant. Long: D-8mm, 1. Cæspitum, Liné (fig. 2).
Var. meridionale Er. Derrière de la tête transversalement ridé ; premier nœud du pétiole bas, légèrement échancré en dessus, second nœud transversal, déprimé, presque droit en avant, D'un jaune rougeâtre ou brunàâtre, abdomen noiràtre en dessus. Le reste comme chez la femelle typique. Long. 4-5mm,
Var. striativentre Mayr. Sc distingue du {ype par sa petite taille (4 1/3"") et par son premier segment abdominal finement et longitudinalement strié (Mayr).
Je ne connais pas de femelles que je puisse rapporter avec certitude aux autres variétés, et il est probable que leurs caractères distinctifs ne sont pas appréciables. Chez quelques exemplaires de ma collection, pris au vol ou rencontrés isolément, la
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sculpture s’efface plus ou moins sur la tête, le thorax et le pétiole, qui deviennent lisses ou presque lisses, et ces individus doivent peut-être se rattacher aux variétés semilæve o2 punicum, mais je ne puis rien aflirmer à cet égard.
Arêtes frontales grandes, atteignant le vertex et limitant extérieurementdes sillons antennaires aussi longs que le scape.
D'un jaune rougeñtre avec les mandibules, les antennes et les pattes plus claires; quelques taches sur le thorax, milieu de l'abdomen et parfois l’abdomen presque entier d’un brun noir. Tête et thorax longitudinalement ridés ; pétiole assez fortement rugueux ; abdemen lisse etluisant. Metanotum muni dedeux petites dents courtes et pas plus longues que la largeur de leur base. Taille petite. Long. 2? 1/2-2 2/3".