‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 126 sur 234 · PL. XIX · texte numérisé non relu

PL. XIX

5 Tête quadrangulaire, avec les angles postérieurs arron- * dis, non échancrée en arrière. Epistome triangulaire, son bord antérieur un peu relevé près de l'articulation des mandibules. Arêtes frontales assez courtes. presque droites, à peine divergentes en arrrière. Aire frontale mal limitée. Mandibules de largeur moyenne, plus ou moins distinctement dentées à leur bord terminal. Palpes maxillaires de5 articles; palpes labiaux de3 articles. Antennesde 11 oude 1? articles {fig.9); scape'n’atteignant pas ou ne dépassant pas le derrière de la tête. Premier article du funicule plus long que large, les suivants courts, sauf les trois derniers qui forment une massue dont le dernier article est plus long que les deux précédents réunis. Yeux de grandeur moyenne, situés vers le milieu des côtés de la tête. Thorax allongé, pas ou à peine sillonné entre le mesonotum et le metanotum. Pronotum à épaules arrondies, sauf chez une seule espèce /angulatus) où elles sont anguleuses ; metanotum armé de deux dents ou de deux épines. Premier article du pétiole cylindrique en avant, nodiforme en arrière: second article nodiforme. Cuisses intermédiaires et postérieures fusiformes ; les quatre tibias postérieurs dépourvus d'éperons. Toutes les espèces ont le corps parsemé de poils courts, barbelés, claviformes ou tronqués à l'extrémité (fig. 11). Abdomen en ovale court, tronqué à la base.

? Tête et pétiole comme chez l'’ouvrière. Massue des antennes robuste, ses deux premiers articles faiblement plus longs que larges, le dernier visiblement plus long que les deux précédents réunis. Metanotum armé de deux dents ou de deux épines. Ailes avec une cellule cubitale et une cellule discoidale ; la nervure transverse s’unit à la nervure cubitale à son point de partage.

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Pattes et poils du corps comme chez l’ouvrière. Taille un peu supérieure à celle de cette dernière. |

o" Epistome convexe. Aire frontale nulle ou indistincte. Mandibules aplaties, inermes ou munies de 4 à 5 dents. Antennes de 12 ou de 13 articles : scape court ; chez les espèces qui ont les antennes de 12 articles, le funicule s’épaissit insensiblement sans former de massue limitée, son premierarticle est très court, le second est allongé, plus long que le scape, les suivants sont également allongés etsubégaux, sauf le dernier qui est plus long que le précédent {fig. !5): chez les espèces qui ont 13 articles aux antennes, les quatre derniers forment une massue distincte et les autres sont courts (fig. 10). Mesonotum marqué de deux lignes convergentes, plus ou moins accentuées, qui se réunissent en son milieu et se prolongent en un sillon médian atteignant le scutellum.Metanotum muni de deux tubercules plus ou moins dentiformes. Pétiole comme chez l’ouvrière et la femelle. Ailes semblables à celles de cette dernière. Taille de l’ouvrière.

Les espèces du genre Leptothorax sont encore, pour la plupart, l'objet d’une grande confusion, et les matériaux assez restreints dont je disposeneme permettront pas d'apporter la lumière dans ce chaos de formes, dont les caractères s’entrecroisent et deviennent insaisissables, si, comme il arrive le plus souvent, on n'a affaire qu’à des individus isolés. Ces insectes vivent, en effet, en petites communautés, leurs nidssont assez difliciles à découvrir, et on ne récolte le plus ordinairement que des individus errants, sur lesquels il est à peu près impossible d'asseoir une opinion acceptable. La difficulté s'accroît encore pour les sexes ailés, qui sont à peine connus, et qu'il est tout à fait téméraire de vouloir rattacher à telle ou telle espèce, quand on ne les a pas pris en compagnie de leurs ouvrières. Ce qu'il y a de certain, c’est que les Leptothoïax sont très variables et que la couleur, la sculpture et la longueur relative des épines du metanotum, qui servent aujourd’hui de caractères pour distinguer les espèces, n’ont rien de constant et peuvent varier en toutes proportions selon les individus. J'ai, à plusieurs années de distance, capturé deux fourmilières relativement nombreuses de L. tuberum, établies chacune dans une tige sèche de ronce, et j'ai observé, entre les

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habitants d'un même nid, des variations telles que j'aurais pules séparer en plusieurs prétendues espèces, et que tel individu, trouve isolément, auraitété certainement rapporté au Nylanderi, par exemple, tandis que d'autres auraient été déterminés comme tuberum ou interruptus. Déjà M. Forel a réuni, sous le nom de races, toute une série d'espèces établies sur des caractères fugitifs, et je crois que ce sagace naturaliste n'est pas encore allé assez loin dans la voie de la synthèse, et que la plupart de ces races ne sont que de simples variétés plus ou moins reconnaissables. Les quelques ailés d'origine certaine que je possède m'ont confirmé dans cette opinion, et je pourrais citer telle espèce dont j'ai trouvé les trois sexes réunis, et auxquels j'aurais cependant donné trois noms différents si j'avais dü les déterminer isolément d’après les descriptions des auteurs. Comme j'aurai soin, d’ailleurs, de caractériser séparément les variétés autrefois décrites comme espèces, chacun sera libre de leur restituer leur rang spécifique, s’il ne veut pas adopter ma classification ou si des recherches ultérieures démontrent qu’elle est erronée.

Les Leplothorax sont des fourmis très agiles qui vivent en petites sociétés et ne paraissent pas rechercher les pucerons. Indépendamment des espèces curopéennes ci-après décrites, on en connait encore cinq autres, dont une du Japon, et quatre de Amérique du Nord.

Ouvrières 1 Antennes de {1 articles. Thorax avec un léger sillon enfoncé entre le mesonotum et le metanotum. 2 — Antennes de 12 articles. Pattes sans poils dressés. 4 2 Massue des antennes jaune ainsi que tout le

corps, sauf l'extrémité du premier segment de l'abdomen qui est légèrement noirâtre, et le dessus de la tête qui est un peu rembruni.Tête, ainsi que l’épistome, longitudinalement striés.

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thorax et pétiole superficiellement chagrinés. Épines du metanotum assez longues, divergentes, légèrement arquées. Pattes sans'poils dressés. Long. 1 3/4-2 1/3mm,

PATRIE : Naples, Mendrisio (Tessin).

Fait son nid dans les interstices des murs, sous les pierrailles.

Massue des antennes noire ou brune. Epistome un peu impressionné au milieu dans le sens de sa longucuret ordinairement lisse dans cette concavité. Tête longitudinalement striée : thorax assez fortement rugueux : pétiole plus légèrement ridé. Taille plus grande.

Pattes avec des poils dressés. D'un rouge jaune ou d'un rouge brun, dessus de la tête et de l'abdomen d’un brun noir ; rarement la couleur brune envahit tout le corps. Epines du metanotum assez grandes, longues comme les deux tiers environ de la face basale. Long.

3 1/3-3 2/3mm:

PATRIE : Europe, sauf l'extrême sud.

Cette espèce se trouve surtout dans la zône alpine ou subalpine; elle est rare dans la plaine. Elle sculpte ses nids dans l'écorce ou le bois mort, s’établit dans les vieux troncs, dans les rocailles, parfois creuse ses galeries en terre, sous la mousse ou sous les pierres.

Les sexes ailés s’accouplent au milieu ou à la fin denete-

Pattes sans poils dressés, ou seulement avec quelques rares poils isolés. D’un jaune rougeàtre avec le dessus de la tête et de l'abdomen brun. Epines du metanotum moins'grandes que chez l’acervorum, dépassant à peine en longueur le tiers de la face basale. Long. ? 3/4-

3 Ja 2. Muscorum, Nyz.

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