‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 130 sur 234 · PL. XX · texte numérisé non relu

PL. XX

& Tête ovale, sensiblement plus longue que large. Epistome peu convexe, muni d’une carène médiane parfois peu distincte. Arêtes frontales faiblement sinuées. Aire frontale grande, profonde, mais mal limitée. Sillon frontal nul. Mandibules de largeur moyenne, armées de à dents. Palpes maxillaires de 5 articles ; palpes labiaux de 3 articles. Antennes de 12 articles (fig.4); scape long, dépassant l'occiput ; funicule avec une massue allongée, de trois articles, qui est aussi longue que tous les précédents réunis ; premier article du funicule plus long que le second, les articles 2? à 8 transverses et subégaux, le neuvième (premier de la massue) moins de deux fois aussi long que le précédent, le dernier un peu plus du double de l'avant dernier. Yeux de grandeur moyenne. Thorax' fortement étranglé entre le mesonotum et le metanotum ; ce dernier armé de deux dents

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ou de deux épines. Premier article du pétiole cylindrique en avant, charge en arrière d'une arête ou nœudtransversal ; second article nodiforine. Pattes peu allongées ; cuisses brusquement épaissies en leur milieu, cylindriques aux deux extrémités ; éperons simples. Abdomen petit, en ovale court, tronqué à la base, recouvert presque en entier par son premier segment. Facies des © de Pheidole.

? Tête et pétiole comme chez l’ouvrière. Massue des antennes grêle et allongée, ses trois articles notablement plus longs que larges, le dernier à peine plus long que les deux précédents réunis. Thorax assez court, large, plan en dessus ; metanotum avec deux dents ou deux épines. Ailes avec une cellule cubitale et une cellule discoiïdale ; la nervure transverse s’unit à la nervure cubitale à son point de partage ou avant ce point. Cellule radiale petite, fermée. Taille plus grande que celle de l'ouvrière. Facies des? de Leplothorax.

o Epistome convexe en arrière, un peu concave en avant, chargé le plus souvent d'une carène médiane longitudinale. Aire frontale indistincte. Mandibules armées de 5 dents. Palpes comme chez l’ouvrière et la femelle. Antennes de 13 articles : scape aussi long que les 4 ou 5 premiers articles du funicule réunis ; premier article du funicule assez épais, les suivants grêles et assez courts, les quatre derniers forment une massue longue et forte (fig. 5). Mesonotum avec deuxsillons convergents qui n’atteignent pas son milieu et disparaissent avant de seréunir. Metanotum pourvu de deux tubercules ou peut-être (Rogeri?) de deux dents. Pétiole allongé, valvules génitales externes triangulaires, arrondies à l'extrémité. Aïles comme chez la fe melle. Taille de l’ouvrière.

Ce genre ne comprend, jusqu’à ce jour, que deux espèces qui vivent en très petites sociétés et dont les mœurs paraissent analogues à celles des Leptothorax.

Ouvrières

1 Metanotum armé de deux fortes dents trian-

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gulaires, à peine plus longues qu’elles sont larges à leur base. D'un jaune parfois un peu | rougeàtre; dessus de la tête, milieu des cuisses, côtés du mesosternum et du metasternum brunâtres. Premier segment de l'abdomen entièrement brun à l'exception de sa base , les autres segments annelés de brun. Mandibules, épistome et partie antérieure des joues longitudinalement ridés ; parties latérales du mesosternum et du metasternumridées-cranulées ; metanotum transversalement rugueux; pétiole légèrement chagriné ; le reste du corps lisse et luisant. Pilosité longue et peu serrée. Long. 21/2—3 1/57. 1. Recedens, Nyz. (fig. 1).

PATRIE : France méridionale, Espagne, Portugal, Tessin, Italie, Sicile et probablement toute l’Europe méridionale, mais assez rare partout.

Cette fourmi, aux allures vives et rapides, établit ses nids dans les rocailles, les interstices des murs, ou les sculpte dans l'écorce des arbres.

Les mâles et les femelles paraissent en juillet.

Metanotum armé de deux longues épines un peu arquées. Jaune, luisant ; cuisses et abdomen, à l'exception de la base de ce dernier, bruns.Mandibulesetépistomelongitudinalement ridés ; côtés du thorax ridés-granulés ; le reste du corps lisse et hérissé de longues soies plus

raressur les pattes. Long. 3%, {D'après Mayr.) 2. Rogeri, EmERry.

PATRIE : Grêce.

Cette espèce qui ne m'est pas connue en nature, ne parait se distinguer de la précédente que par la longueur des épines de son metanotum, et n’est peut-être qu'une variété du recedens.

Femelles

1 Metanotum armé de deux fortes dents trian-

FAM. MYRMICIDÆ. — 9° G., TEMNOTHORAX

gulaires et pas plus longues qu’elles sont larges à leur base. D'un jaune parfois un peu rougeâtre ; dessus de la tête, côtés du mesosternum et du metasternum, scutellum, postscutellum, articulations des ailes et dessus des articles du pétiole plus ou moins bruns ou noiràtres; premier sczment de l'abdomen entièrement brun, à l'exception de sa base ; lesautres sewments annelés de brun. Joues, derrière de la tête, côtes du mesosternum et du metasternum plus ou moins rugueux,metanotumtransversalement ridé entre les épines, nœuds du pétiole chagrinés ; le reste du corps lisse et luisant. Pilosité longue et peu serrée. Long.

4—4 1p2mn, 1. Recedens, Nyi (fig.?)

Metanotum armé de deux longues épines. Le reste comme l'espèce précédente. (D'après Ro

ger.) 2. Rogeri,

Tête rugueuse. Côtés du thorax et premier article du pétiole faiblement rugueux. Le reste lisse et luisant. Ailes presque hyalines. Dents des mandibules rouges. D'un jaune brunâtre clair ; abdomen annelé de brun avec le premier segment presque entièrement de cette couleur. Tête et côtés du thorax bruns ou brunâtres ; antennes et pattes pâles. Long. 2 3/1- 3"®, (D'après Forel.) 1. Recedens, Nyr.

M. Forel, en décrivant cet insecte, fait observer que les individus qu'il a eussous les yeux étant fraichement éclos, il se pourrait que la couleur des téguments ne fut pas tout-à-fait normale.

Le mâle du T. Rogeri Em. n’est pas connu.

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