‹ Species des hyménoptères composant le groupe des formicidesChapitre 132 sur 234 · PI. XXI · texte numérisé non relu

PI. XXI

© Tête en ovale court, ou quadrangulaire avec les angles postérieurs arrondis. Epistome très convexe, arrondi en arrières Arêtes frontales courtes, sinuées. Aire frontale triangulaire,aiguë en arrière. Mandibules larges, dentées. Palpes maxillaires de 6 articles; palpes labiaux de 4 articles. Antennes de 12 articles (fig 4 à 7); scape arqué ou coudé vers sa base ; funicule épaissi à l'extrémité, terminé par une massue de 3, 4 ou 5 articles; son premier article est plus long que le second, les 5 suivants sont aussi longs ou à peine plus longs que larges, les autres s’allongent plus ou moins, mais les 3 derniers réunis sont plus courts que le reste du funicule. Yeux de grandeur moyenne, situés un peu en avant du milieu des côtés de la tête. Thorax ordinairement peu ou pas sillonné en dessus entre le mesonotum et le me-

lanotum ; chez une seule espèce (rubida), il est fortement étranglé

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entre ces deux segments. Pronotum à épaules arrondies; melanotum ordinairement armé de deux dents, rarement inerme. Premier article du pétiole cylindrique en avant, nodiforme en arrière; second article nodiforme et à peu près aussi long que large. Abdomen ovale, non tronqué à la base, recouvert aux deux tiers par son premier segment. Cuisses intermédiaires et postérieures claviformes ; éperons pectinés.

o Caractères de l’ouvrière. Ailes avec une cellule cubitale à demi divisée et une cellule discoidale. Taille un peu supérieure à celle de l’ouvrière.

o Epistome et palpes comme chez l’ouvrière et la femelle. Mandibules plus ou moins larges, dentées. Antennes de 13 articles ; scape de longueur variable ; funicule le plus souvent lécerement claviforme (fig. 8), rarement (rubida) filiforme ; son premier article est plus court que le second, les suivants sont plus ou moins allongés. Yeux gros et convexes.Mesonotum creusé de deux sillons convergents; metanotum inerme, bidenté ou bituberculeux.Nœuds du pétiole très arrondis en dessus et presque globuleux. Eperons pectines. Ailes comme chez la femelle. Taille de l’ouvrière ou à peine plus grande.

Les Myrmica sont des fourmis robustes et intelligentes, à allures calmes et à vie ouverte. Elles recherchent avidement les pucerons et les élèvent fréquemment dans leurs nids, en leur construisant même des retraites spéciales. L’audace de certaines espèces est remarquable et favorisée par la puissance de leur aiguillon dont l'atteinte n’est pas toujours indifférente à l'homme.

On en connait une quinzaine d'espèces répandues en Europe, en Asie et en Amérique.

Ouvrières

1 Mandibules armées de deux fortes dents en avant et de 13 à 14 plus petites et assez régulières derrière celles-ci. Massue des antennes de 5 articles (fig. 4). Thorax fortement étranglé

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FAM. MYRMICIDÆ. — 11° G., MYRMICA

en dessus, entre le mesonotum et le metanotum ; ce dernier sans épines, muni seulement de deux tubercules. D'un rouge jaunâtre ou bru-

nâtre, abdomen noirâtre au milieu. Téte et tho-

rax striés,; disque du pronotum et du second article du pétiole lisse et luisant ainsi que l’abdomen ; le reste du pétiole finement rugueux. Long. 7-8 1/2".

PATRIE : Régions alpines et subalpines de l’Europe cen-

trale et méridionale, Géorgie, Turquie d'Asie.

M. le D' Paolo Magretti m'en à envoyé des

exemplaires capturés sur le mont Slelvio à 1800 mètres d'altitude.

Fait son nid en terre, sous les pierres, dans les endroits sablonneux et humides, le long des ruis-

seaux ou des rivières. Parfois l’entrée de ses gale- :

ries estcratériforme comme celles de certains Aphænogaster, mais ce cas est exceptionnel.

Cette fourmi est la plus redoutable de toutes les espèces de notre faune, sa piqüre est très-sensible, même pour l’homme, et peut être comparée à celle d'une guëpe. J'ai toutefois constaté qu'elle n’est pas très irritable el qu'on peut même, avec certaines précautions, la prendre à la main sans qu'elle fasse usage de son aiguillon.

Les mâles et les femelles volent au milieu de l'été.

Mandibules munies de 7 à 8 dents. Massue des antennes de 3 ou 4 articles [fig.5 à 7). Thorax non ou faiblement interrompu en dessus, entre le mesonotum et le metanotum ; ce dernier armé de deux épines. Taille moins grande.

Scape des antennes arqué près de sa base mais non géniculé à angle droit {fig. 5 et 6).

Scape des antennes géniculé à angle droit près de sa base; la partie convexe du genou le plus souvent munie d'une dent ou d'un lobe saillant. Massue du funicule de trois articles (fig. 7).

Scape des antennes insensiblement arqué

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